PARTIE I. CHATIIIIE II. 3~M
la main sur la tète (comme pour le charger de son péché), et il l'immolera au Seigneur. Il trempera son doigt dans le sang de cette victime, il en fera l'aspersion sept fois, en présence du Seigneur, devant le voile du sanctuaire, etc. Que si c'est tout le peuple d'Israël qui, par ignorance, ait commis quelque chose contre le commandement du Seigneur, et qu'il reconnaisse sa faute, il offrira pour son péché un veau qu'il amènera à l'entrée du tabernacle du témoignage. Les plus anciens du peuple mettront leurs mains sur la tète de l'hostie, et on l'immolera devant le Seigneur. — Celui qui a fait tort à son prochain par fraude ou par violence, qui ayant trouvé une chose perdue, la nie, ou qui aura commis quelque autre faute de cette nature, rendra tout ce qu'il a usurpé injustement, et de plus la cinquième partie de sa valeur, et il offrira pour son péché un bélier sans tache qu'il donnera au prêtre; le prêtre priera pour lui devant le Seigneur, et tout le mal qu'il a fait lui sera pardonné » [Létit. o, 2). Il est vrai qu'il ne s'agit, dans ces passages, que de la réconciliation extérieure ; cependant nous y trouvons quelque chose d'analogue au sacrement de pénitence institué dans le nouveau Testament. Le pécheur était obligé d'aller trouver le prêtre, de lui déclarer sa faute et d'offrir une hostie en satisfaction; obligations qui r<. incident admirablement avec celles qui sont attachées à la pénitence ou confession.
I ne autre institution non moins remarquable, c'est celle de la grande fête des Expiations qui se célébrait annuellement pendant cinq jours devant une tente fait»- de brandies de palmiers et de saules. C'était le dixième jour du septième mois que la fête commun-
cait. Ce jour était le seul grand jour de jeûne. ïl commençait la veille au soir, et finissait le soir de la grande fête ; il était par conséquent défendu de manger pendant vingt-quatre heures. Le grand prêtre était obligé de se laver par tout le corps, de revêtir des habits de lin, différents toutefois du précieux costume du grand prêtre, et, après avoir offert son holocauste et celui du peuple, il priait pour lui-même et pour le peuple. On immolait aussi deux boucs pour les péchés du peuple, sur lesquels on jetait le sort pour voir lequel des deux serait immolé au Seigneur, et lequel serait envoyé dans le désert. — Après avoir immolé celui qui était destiné à expier les péchés du peuple, on en portait le sang au-dedans du voile, et on en faisait les aspersions devant l'oracle . Le grand prêtre, est-il dit dans le Lévite (16. 16.), purifiera le sanctuaire des impuretés d'Israël, des violements commis contre la loi et de tous les péchés. Et lorsqu'il sera sorti du sanctuaire pour venir à l'autel (des parfums), il prendra du sang du veau et du bouc, qu'il répandra sur les cornes de l'autel, et, ayant mis les deux mains sur la tète de l'autre bouc, il confessera toutes les iniquités, toutes les offenses et tous les péchés du peuple d'Israël; il en chargera avec imprécation la tète de ce bouc, et l'enverra au désert par un homme destiné à cela.
La Bible ne nous dit pas ce que devenait le bouc, mais nous lisons dans le Talmud (Jama c. 6.) qu'il était précipité «lu haut d'un rocher. — Nous trouvons un autre exempte de l'expiation des péchés dans Samuel (12. 13). David dit à Nathan : « J'ai péché (.ntre Jéhova; » et Nathan lui répond : a Si l'impie fait pénitence de son pêche et qu'il observe mes com-