‹ Catéchisme historiqueChapitre 162 sur 275 · PARTIE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I, CHAPITRE II

mandements; s'il pratique le bien et la justice, il vivra et ne mourra pas. Je perdrai la mémoire de ses iniquités. » Et ailleurs (Fzech. 18. 30.) le Seigneur dit encore : « Convertissez-vous et faites pénitence de toutes vos iniquités, et l'iniquité n'attirera plus votre ruine. Ecartez loin de vous toutes les prévarications dont vous vous êtes rendus coupables, et faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. — Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. »

Ainsi, la pénitence, le changement de vie, la restitution, l'offrande des victimes et des sacrifices, telles étaient dans l'ancien Testament les conditions auxquelles on pouvait obtenir la rémission de ses péchés.

2. Que les païens soupiraient ardemment après la rémission des péchés. — Socrate, le plus sage des philosophes de l'antiquité, jeta un jour ces deux problèmes au milieu de la 'foule de ses disciples. Comment doiton se réconcilier avec la divinité? — Quels sont les moyens que nous employons pour le faire? Le noble philosophe avoua modestement qu'il n'avait aucune solution satisfaisante à donner à ces deux propositions. 11 ne pouvait comprendre que la sainteté immuable de Dieu pût déposer la colère qui pèse nécessairement sur l'homme pécheur, comment la faute pouvait être effacée, et le mal réparé ; et cependant le vertueux Socrate se sentait animé de confiance en la miséricorde divine, car il disait ces remarquables et prophétiques paroles : « Je ne doute pas que Dieu n'envoie un jour quelqu'un pour instruire les hommes de sa part, et leur dévoiler le plus important de tous Ips mystères, à savoir comment les péchés peuvent être remis. » — Le mémo

philosophe dit encore dans Platon {Alcib. II.) : « Quand viendra-t-il et quel sera ce précepteur? » et il répond : a C'est le même qui prend soin de tout l'univers; Dieu par conséquent. » (Ilaid's Katech. I. 213).

Les païens inventèrent toutes sortes de moyens pour tâcher d'apaiser le courroux de la divinité. De tout temps les prêtres furent consultés et considérés comme les médiateurs entre Dieu et les hommes. Les païens eurent aussi de bonne heure leurs sacrifices expiatoires. Hérodote nous raconte que les Egyptiens avaient les mêmes coutumes que les Israélites dont nous avons parlé (lib. 2. c. 30). Lorsqu'ils avaient immolé l'animal choisi pour victime, ils lui enlevaient la peau, lui coupaient la tète, l'accablaient d'imprécations et priaient les dieux de le charger de tous les maux qu'ils avaient mérités. Ensuite ils portaient la tète sur le marché et la vendaient aux Grecs comme étant étrangers. Quand ils ne trouvaient pas d'acheteur, ils la jetaient dans le Nil, parce qu'il était défendu aux Egyptiens d'en manger.

Les sacrifices expiatoires se retrouvent chez tous les peuples du paganisme; Homère lui-même en fait mention dans son Iliade (1. Ch. 62. 92). Cependant les esprits plus éclairés ne tardèrent pas à comprendre l'inanité de pareilles offrandes; ils vouèrent toute leur application et leur zèle à obtenir un changement et des aimliorationsdans la conduite morale des peuples. — Philémon, an poète grec qui composa des comédies, écrit dans un fragment qui nous a été conservé par Justin {S. Just. mari, de monarch.) : « Si quelqu'un, 6 Pamphilos, offre à Jupiter des taureaux et dei boucs en grand nombre, des ouvrages de l'art, ou bien des

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