‹ Catéchisme historiqueChapitre 168 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE n · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE n

animés. Alors le Seigneur me dit : Prophétisez sur l'esprit, prophétisez, fils de l'homme, et dites à l'esprit : Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Esprit, venez des quatre vents et soufflez sur ces morts afin qu'ils revivent. Je prophétisai comme il me l'avait commandé,, et en même temps l'esprit entra dans ces os, ils se tinrent tout droit sur leurs pieds, et il s'en forma une grande armée. »

3. Saint Jean eut une semblable vision (Âpoc. 20, 11.): a Je vis descendre du ciel un ange qui avait la clef de l'abîme, et une grande chaîne à la main; je vis un grand trône blanc, et quelqu'un assis dessus, devant la face duquel le ciel et la terre s'enfuirent. Et je vis les morts, grands et petits, qui comparurent devant le trône ; et des livres furent ouverts, et les morts furent jugés sur ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs œuvres. Et la mer rendit les morts qui étaient ensevelis dans ses eaux; la mort et l'enfer rendirent aussi les morts qu'ils avaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. »

4. Il est raconté au sujet de saint Jacques, surnommé le Mutilé, que le roi de Perse lui fit couper tous les membres les uns après les autres. Pendant ce martyre, qui dura neuf heures, le saint montra la patience la plus héroïque ; chaque fois qu'on lui coupait un membre, il disait : a Partez mon pied, ma main, mon œil ; le créateur éternel saura bien vous ressusciter un jour pour vous unir de nouveau en un tout magnifique. »

ainsi que se consolait ce saint par la pensée de la i ection [Lohn. Bibl. IH, 81).

5. Les mages ayant fait couper les doigts des mains et des pieds à Jouas, ils les semèrent de côté et d'autre,

331 CATÉCHISME IIISTORIQUE.

puis s'adressant au martyr : « Vois-tu, lui dirent-ils, comme nous avons semé tes doigts? Tu n'as qu'à attendre la moisson pour récolter de cette semence un grand nombre de mains. — Je ne demande pas un grand nombre de mains, répondit le bienheureux Jonas; Dieu qui m'a créé, me ressuscitera au jour des •rétributions générales, et me revêtira d'un corps nouveau et glorieux! » (Ibid.).

6. Eutichès, patriarche de Constantinople, propageait l'hérésie par laquelle il niait la résurrection des morts. Maisle légat apostolique, saint Grégoire-le-Grand, le convainquit si clairement de la vérité de cet article de foi, que l'empereur grec Tibère fit jeter au feu l'ouvrage qui renfermait cette hérésie, et que Eutichès avoua publiquement son erreur. Etant tombé malade peu de temps après, il abjura publiquement son hérésie en réparation du scandale qu'il avait donné, et s'écria en saisissant la peau de sa main : « Je crois que nous ressusciterons tous un jour dans cette chair. » (Ibid).

7. On représente ordinairement saint Jérôme la tète penchée sur une trompette, parce qu'il écrivait : « Soit que je mange ou que je boive, que je dorme ou que je veille, partout et toujours, je crois entendre retentir le son eilYoyable de la trompette au bruit de laquelle les morts sortiront des tombeaux. »

8. Sainte Monique, qui était d'Afrique, se trouvant à Ostie, en Italie, eut avec son fils plusieurs entretiens sur la religion et entre autres sur la mort du chrétien. Elle dit de si belles choses sur ce sujet, que ceux qui t'entendaient en furent saisis d'admiration; et, comme on lui demandait si elle ne craignait pas de mourir sur une terre étrangère, et d'être enterrée dans un pays si

Page 1