COMPARAISONS ET SENTENCES
a. Le cep de la vigne et certaines branches d'arbres peuvent être conservés et porter des fruits lors même qu'on les sépare de leur tronc ou qu'on les transplante, et l'homme pour qui toutes choses ont été créées, ne ressusciterait pas du tombeau de la terre ? On sème du blé et d'autres semences qui se corrompent et meurent pour reverdir bientôt et se déployer en germes vigoureux. Si donc les plantes revivent lorsqu'elles sont déjà corrompues, pourquoi nous, ne ressusciterions-nous pas, lorsque nous serons morts? (S. Cyril. Catech. 18).
b. La lumière meurt pour ainsi dire tous les jours aux yeux de l'homme, et elle reparait comme si elle venait de ressusciter; les arbres se dépouillent de leur verdure, et ils sont renouvelés comme s'ils naissaient à une vie nouvelle; la semence elle-même se corrompt et meurt dans la terre, mais elle renaît bientôt pour produire les fruits les plus magnifiques (S. Grec. Mor. 1. 14).
c. Le Mercure, quoique partagé en boulettes infiniment petites, finit bientôt par s'agglomérer de nouveau et reprendre son ancienne forme, lorsqu'il est manié par une main habile. A combien plus forte raison la main de Dieu ne pourra-t-elle pas réunir et reconstituer les membres dispersés du corps humain (Lhon. Bibl. III. 83).
d. Si un artiste peut refondre une statue qui a été
brisée et lui donner une forme nouvelle, pourquoi Dieu ne pourrait-il pas former de nouveau le corps de l'homme lorsqu'il aura été dissout par la mort ? (Ibid. 81).
Nous trouvons encore une image de la résurrection dans la métamorphose delà chenille. — Lorsqu'elle est encore à l'état de reptile, elle se traîne péniblement d'une branche à une autre, et se file en quelque sorte un tombeau, où elle reste engourdie pendant quelque temps comme si elle était morte, pour ensuite briser son cercueil et s'envoler papillon élégant.
f. C'est à juste titre que Jésus-Christ ressuscitera la chair, parce qu'il a été chair lui-même, qu'il est n
cité du tombeau où il reposait {Tcrtulï. De resur. c. 37).
g. Nous nous réjouissons d'être brisés comme des vases d'argile, afin que, renouvelés par une seconde création, nous puissions être transformés en des i turcs agréables à Dieu et partager sa félicité (S. Hislar. in Ps. 2).
Rem arque, — Nous trouvons aussi, parmi les païens, des témoignages qui attestent leur croyance à la résurrection. Nous lisons dans le Zend-Avesta, que Zoroastre adressant un jour la parole à Orrnuz, il lui dit : o Le vent emporte la poussière de nos corps, l'eau l'entraîne dans son courant; comment le corps se recomposera-t-il ? Comment le mort pourra-t-il r< citer? — Ormuz répondit : Je suis celui qui soutient la voûte immense des cieux, toute parsemée d'innombrables étoiles; je suis le créateur de tous les êtres. Il est certain que vos yeux verront tout revivre par la résurrection. Les cadavres recouvreront leurs nerfs et leurs veines; et lorsque les morts auront été rani-