‹ Catéchisme historiqueChapitre 176 sur 275 · PARTIE I. CIIAUTRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CIIAUTRE II

ne sont qu'un fardeau, et ne sauraient être appelés des biens. » (S. Greg. in Hom.).

g. c< Si nous aimons la vie, nous devons nous l'assurer pour ce séjour où la mort ne pourra plus nous la ravir. Si nous aimons les richesses et les trésors, il nous faut chercher à nous en amasser là où ils ne peuvent périr ; et si nous aimons les honneurs, efforçons-nous d'en obtenir là où l'on n'honore que ceux qui le méritent. » (S. Aug. ep. 45).

h. Saint Pierre, qui avait été témoin de la transfiguration ne voulait plus descendre de la montagne, il avait entièrement perdu de vue le mondé et ses merveilles. Il en est de même des bienheureux; dès qu'ils auront vu les magnificences du ciel, ils ne regretteront plus la terre, mais ils oublieront tout ce qu'elle avait de plus attrayant.

i. Lorsque la reine de Saba vint à Jérusalem pour y admirer la sagesse et la magnificence du roi Salomon, tout ce qu'elle vit surpassa de beaucoup son attente, et elle avoua que tous les renseignements qu'elle en avait reçus étaient bien de moitié au-dessous de la réalité. « 0 combien sont heureux vos sujets, s'écriait-elle, d'être toujours autour de vous et de pouvoir entendre les paroles de sagesse qui sortent de votre bouche ! » (3. Rois, 10). C'est ainsi que les élus trouveront bien au-delà de leur attente et se réjouiront de pouvoir jouir éternellement de la présence de Dieu.

h. Saint Ambroise raconte dans son ouvrage sur la Résurrection, que les Thraoes se lamentaient et pleuraient à la naissance d'un enfant, et qu'ils se réjouissaient au contraire de la mort d'un de leurs semblables, parce qu'ils regardaient la naissance comme étant le

3iC CATÉCHISME HISTORIQUE.

commencement de souffrances et de privations de tout genre, et la mort comme le terme de leurs maux et le commencement des joies éternelles. — Si les païens soupiraient déjà avec tant d'ardeur après une vie meilleure, eux qui, cependant, ne savaient rien de positif sur l'existence d'une autre vie, avec quelle impatience et en même temps avec quelle consolation les chrétiens ne doivent-ils pas attendre la vie éternelle ?

I. « Pauvre chrétien ! » disait un athée, « que vous serez attrapé si le ciel n'est qu'une fable! » — « Pauvre athée ! » répondit à son tour le chrétien, « que vous serez attrapé, si l'enfer n'en est pas une. »

{Insbrucher Handb.B. I. S. 216).

Reinnvqvp. — Nous verrons, au 3mc volume, quelles idées les païens se faisaient de la vie future.

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