‹ Catéchisme historiqueChapitre 177 sur 275 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DE LESÏÉILLN'CE E^ GÉXÉriAl.

« Béni soit celui qui espère au Seigneur. » (Jér. 17, 7).

a. Abraham était inébranlable dans sa confiance aux promesses du Seigneur, ce qui taisait dire à saint Paul (Rom. 4, 18) : « Il espéra contre toute espérance (c'està-dire contre tous les calculs de la sagesse humaine, puisqu'il était déjà très-âgé et que Dieu ne lui avait pas encore envoyé de fils), et crut qu'il deviendrait le père de plusieurs nations. — Jamais on ne le vit désespérer des promesses que Dieu lui avait faites; mais il demeura ferme dans son espérance, persuadé que Dieu était assez puissant pour tenir sa promesse; et ce fut prrVis.-ment ce qui le rendit agréable au Seigneur. »

b. Job, souffrant dans tout son corps, privé de ses enfants, sans fortune, méprisé de ses amis, ne cessait d'espérer au Seigneur, et s'écriait encore : « Dût le Seigneur m'ôter jusqu'à la vie, je ne cesserais jamais d'espérer en lui » {Job, 13, 15).

c. Lorsque les parents et les amis de Tobie, frappé de cécité et réduit à la dernière misère, le couvraient de reproches et d'injures et lui demandaient : « A quoi lui servait alors l'espérance qu'il avait eue en faisant -l'aumône et en donnant la sépulture aux morts, il leur reprochait de tenir un pareil langage : a Ne parlez pas ainsi, leur répondait-il, car nous sommes les enfants des Saints (c'est-à-dire des Patriarches qui ne servaient pas le Seigneur, pour en recevoir des avantages purement terrestres), et nous attendons la vie que Dieu accordera à ceux qui lui seront restés fidèles. » (Toi). 2, 18).

d. Comme on ordonnait au troisième des frères Machabées de présenter sa langue pour être coupée, nonseulement il obéit aussitôt, mais il eut encore le courage de tendre ses deux mains en disant : a Je les ai reçues du ciel, j'en fais le sacrifice pour obéir à ses ordres, j'espère qu'un jour viendra où elles me seront rendues. » Mais ce qui doit surtout exciter l'admiration, c'est le courage héroïque de cette mère qui vit mourir dans un seul jour, au milieu des plus cruels tourments, ses sept enfants; spectacle qu'elle soutint avec l'énergie qu'elle puisait uniquement dans l'espérance qu'elle avait mise dans le Seigneur (2. Machab. 7).

e. La sainte Vierge donna surtout dans trois circonstances des preuves de la force de son espérance. 1° Lorsque Joseph voulut l'abandonner en secret, elle mil tonte 8a confiance dans le Seigneur, sans lui faire part «lu mystère que l'ange lui avait révélé. 2° Quoique L'ange L'eût appelée bénie entre toutes les femmes et qu'Elisabeth lui eût adressé ces paroles : « Dès ce moment toutes les nations me du-uutbieaùuuiouse, » —

Page 1