III. Comment nous devons prier
h. Le Catéchisme nous dit que nous devons prier au nom de Jésus. — a. Le célèbre commentateur Benoit Fernandez nous raconte un remarquable exemple sur la fidélité avec laquelle le Seigneur accomplit la promesse qu'il a faite {Jean, 16, 23.) à ceux qui prieraient au nom de Jésus. Un Maliométan, sorti du centre de la Barbarie, s'était enfui de ces contrées pour se retirer dans un château portugais, fidèle aux inspirations de la grâce qui le poussait à embrasser le christianisme. Le soleil versait alors sur la terre ses plus ardents rayons; seul au milieu d'un désert immense, marchant sur le sable brûlant, sans eau pour se désaltérer, le jeune homme, épuisé par une soif desséchante, s'étendit sur le sable, attendant tranquillement que la mort vint le délivrer. Tout-à-coup il se rappelle que souvent il avait entendu dire à un esclave chrétien, que l'invocation du nom de Jésus était un moyen d'être secouru dans les plus grandes perplexités. A peine se fut-il efforcé de prononcer ce nom aussi distinctement que ses forces le lui permettaient, qu'il se sentit la langue et le palais rafraîchis. Il fut complètement délivré de la soif ardente qui le tourmentait; ses forces se rétablirent et il put
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continuer sa route avec un nouveau courage. Depuis ce moment, il eut toujours à sa disposition un moyen de salut prompt et facile, car chaque fois qu'il invoquait le nom de Jésus il retrouvait les mêmes secours. C'est ainsi qu'il arriva sain et sauf à la forteresse d'où il se rendit à Lisbonne pour y recevoir le baptême [Veith's Homelit. Vortrœgé).
à. Parmi les Ibériens qui habitent aujourd'hui le Kurdistan, vivait, au quatrième siècle, une esclave chrétienne. Il était d'usage, chez ces barbares, lorsqu'un enfant était malade, de le porter de maison en maison et de demander si personne ne connaissait quelque moyen de le guérir. Un jour, en semblable occurrence, on alla consulter une esclave chrétienne qui répondit : a Je ne connais aucun remède terrestre pour sauver cet enfant, mais le Dieu que j'adore, rend, quand il lui plait, la santé à ceux même qui ont déjà renoncé à tout espoir de vivre. » — Elle plaça l'enfant malade sur son lit, prononça sur lui le nom de Jésus, et, chose remarquable, quelques instants seulement s'étant écoulés, l'enfant était rendu à sa mère en parfaite santé. La nouvelle de cette guérison miraculeuse parvint jusqu'aux oreilles de la reine qui souffrait aussi cruellement d'une maladie. Elle se fit aussitôt porter auprès de cette esclave, et après que celle-ci eut prononcé sur elle le nom de Jésus, elle se trouva aussi complètement guérie. Plus tard, le roi lui-même ayant échappé, en invoquant le Dieu des chrétiens, à un grave danger qui menaçait ses jours, la reconnaissance lui fit embrasser, lui et tout son peuple, le christianisme. La postérité, mue par une pieuse reconnaissance, a donné à cette esclave qui avait tant contribué à la glorification du