‹ Catéchisme historiqueChapitre 195 sur 275 · PAUTIE II. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PAUTIE II. CHAPITRE II

nom de Jésus et à la propagation de la religion chrétienne,, le nom de Christiana. La mémoire de cette sainte se célèbre le 15 décembre (Ber. Berc. , Hist. de l'Egl.,2vol.).

c. La parabole suivante nous donne un bel exemple de la manière dont le Père céleste se plait à nous exau-' cer toutes les fois que nous l'en prions au nom de Jésus. Un jour, deux individus se présentèrent au roi pour lui exposer leur situation. Tous deux avaient la même demande. Ils attendaient avec impatience dans la salle d'audience l'arrivée du roi, pour lui présenter leurs supplications. Enfin le roi parait. L'un des deux solliciteurs présenta modestement et avec des expressions choisies l'objet de sa demande. Cependant le roi fixant sur lui un regard sérieux : « Comment, lui dit-il, toi que je ne connais même pas, oses-tu venir ici sans lettre de recommandation? Ne connais-tu personne de ma cour royale qui puisse te recommander et intercéder auprès de moi en ta faveur? » Confus et comme frappé de la foudre à ces paroles, le suppliant fut forcé de répondre négativement. « Je ne puis donc exaucer ta prière, reprit le roi, puisque tu m'es complètement inconnu et que tu n'as aucun ami qui se soit chargé de me présenter ta demande. » — Le second présenta sa requête en termes simples, en ajoutant seulement ces paroles : a Hélas ! je ne suis pas digne, ô grand roi, que vous preniez en considération ma demande, mais votre /ils unique, que vous aimez tendrement, m'a envoyé ici avec l'assurance que vous m'accorderiez tout ce que je vous demanderais en son nom. Au nom de votre fils chéri, je vous prie doue de vouloir bien m'accorder l'objet de ma demande. Exaucez-moi,, non par égaitl

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pour ma chétive personne, mais pour l'amour que vous portez à votre fils. Je ne suis pas digne que vous m'exauciez, mais c'est votre propre fils qui vous conjure. » Le roi sourit gracieusement en entendant prononcer le nom de son fils, et, sans difficulté, il lui accorda ce qu'il avait sollicité (1) {L'application est facile).

d. L'empereur Charles-Quint, ayant envoyé au Pérou son serviteur Gasca, pour régler les affaires de cette province et la rattacher par des liens plus solides à son royaume, au lieu de le revêtir de pouvoirs nettement désignés, lui remit seulement certains papiers sur lesquels ne se trouvait que sa signature écrite de sa propre main. L'empereur voulait faire entendre parla, qu'il accorderait aux habitants de ce pays toutes les demandes et tous les droits qu'ils désigneraient sur ces feuilles. — Jésus agit de la même manière à notre égard, lorsqu'on nous laissant son nom, il nous dit : « Tout ce que vous demanderez en mon nom vous sera accordé d {Lohn. Bibl. n, 652).

2. Nous devons prier avec un cœur contrit et humilié. — a. Judith se retirait dans sa chambre pour prier, et se revêtait de ses habits de deuil, couvrait sa tète de cendre et se prosternait devant le Seigneur, le priant de venir à son secours {Judith, 9). — Esther, en proie aux angoisses de la mort, déposait ses vêtemens royaux, se revêtait des livrées de l'indigence et de la douleur, et au lieu des parfuns odorants d'une cour frivole, elle se couvrait la tète de cendre et de poussière et s'humiliait profondément (Eith. 14). — Le puissant roi Sa-

(11 Voir d'autres exemples sur la vertu du nom de Jésus au deuxième article du Symbole, page 117.

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