‹ Catéchisme historiqueChapitre 220 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE II

disait-il que la conformité à sa volonté est un moyen de triompher de toute espèce de tentations,, de se purifier de ses différentes imperfections, et de conserver la paix du cœur. L'accomplissement de la volonté de Dieu embrasse presque toutes les vertus ( Silbert's Hausb. S. 419).

f. Sainte Thérèse écrivait à un de ses confesseurs : a La disposition actuelle de mon âme consiste à ne vouloir rien que ce que Dieu veut. La volonté de Dieu s'est tellement identifiée avec mes désirs et mes penchants, que je n'ai plus d'autre volonté que la sienne, et même il me semble que je ne pourrais en avoir d'autre. L'obéissance est profondément empreinte dans mon cœur; je n'ai pas besoin de faire de nombreux actes de soumission à la volonté de Dieu; j'aime tout ce que Dieu veut et j'en ai une joie extrême » (IbicL page 421).

g. Lorsque sainte Madeleine de Pazzi était encore au noviciat, la supérieure, qui connaissait son grand amour pour la prière, voulut souvent lui permettre de s'éloigner, tandis que les autres religieuses étaient occupées à des ouvrages manuels. Néanmoins elle n'usa jamais de cette permission, car elle disait : « Si je m'applique aux exercices auxquels vaquent les autres religieuses, et que je sois fidèle aux devoirs de l'obéissance, je suis assurée de faire la volonté de Dieu ; que si, au contraire, je me voue à des occupations de mon goût, quelque saintes qu'elles puissent être d'ailleurs, je pourrai fort bien ne faire que ma propre volonté » {Idem S. 444).

h. Un ancien Père auquel on demandait quelle pouvait donc être Ja cause qui rendait le chemin du ciel

si étroit, donna cette belle réponse : a Elle provient de ce que l'homme est obligé de plier ses vues et ses penchants à la volonté de Dieu, et de faire de continuels efïorts pour les y soumettre entièrement. Il n'y a que celui qui a immolé et comme anéanti ses inclinations, pour les absorber dans la volonté de Dieu, qui puisse dire avec les apôtres : Voyez, nous avons tout quille pour vous suivre » (Lohn. Bibl. m. 483).

-° La volonté de Dieu doit se faire avec nous et dans nous. — a. Lorsque Job se vit dépouillé de tous ses biens, et affligé par la plus douloureuse maladie, il se soumit entièrement à la volonté de Dieu et prononça ces paroles à jamais remarquables : « Le Seigneur me les avait donnés, le Seigneur me les a ôtés, que sa volonté soit accomplie! Béni soit le nom du Seigneur! » [Jean, 1, 21).

Après que Héli eut appris de Samuel les châtiments dont Dieu le punirait lui et ses fils, il se contenta de dire avec résignation : « Il est le Seigneur, qu'il fasse ce qu'il lui plaît » (1 Rois, 3, 18).

Tobie, tourmenté par les plus poignantes douleurs, et couvert de reproches par sa femme, se mita gémir et à pleurer en faisant cette prière au Seigneur : « Vous êtes équitable, Seigneur, et tous vos châtiments sont }• eins de justice. Vous nous avez envoyé des punitions sévères, parce que nous n'avons pas suivi vos commandements, et que nous ne vous avons pas servi dans la sincérité de notre cœur. Faites de moi ce qu'il vous plaira, et obtenez-moi que mon ame soit reçue dans i i»;iix, car il vaut mieux pour moi mourir que de vivj-r. » (Tob. 3).

ù. Le plus bel exemple d'une soumission entière u

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