‹ Catéchisme historiqueChapitre 25 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE H

mençait à témoigner de la mauvaise humeur, il profita de cette occasion pour lui adresser ces paroles : « Vous ne voulez pas croire, et vous trouvez qu'il serait insensé d'admettre que ce petit globe existe par lui-même, et qu'il se trouve à la place où vous le voyez par l'effet unique du hasard; comment pouvez-vous donc croire que le ciel avec ses planètes et ses milliers d'é toiles soient devenus ce qu'ils sont par un pur effet du destin ? » L'étranger stupéfait et ne sachant que répondre, se tut et n'eut plus rien à répliquer à un argument aussi convaincant (Wagenitz, Relig. in Beisp.).

f. Un arabe du désert, interrogé sur quoi il fondait sa croyance en Dieu, répondit : « J'admets l'existence de Dieu pour les mêmes motifs que je reconnais à l'empreinte marquée sur le sable, le passage d'un homme ou d'un animal. » (Guillois, I" Part.).

% Dieu est incompréhensible dans sa grandeur.

a. Le roi Hiéron demandant un jour au philosophe Simonide ce que c'était que Dieu, ce dernier le pria de lui accorder un jour pour y réfléchir. Interrogé de nouveau le lendemain, il demanda encore un délai de deux jours, et lorsqu'ils furent passés, il en sollicita de nouveau quatre. Comme, après tant de jours d'attente, le prince le priait de lui dire enfin ce qu'il savait touchant la divinité, et que le philosophe ne cessait de demander quelques jours pour y réfléchir, le prince étonné, lui demanda pourquoi il agissait de la sorte : a Ah! répondit en soupirant Simonide, plus j'y réfléchis, plus je suis embarrassé de dire ce que c'est que la nature de Dieu. » (Ciccr. Nat. deor.),

b. Timée, interrogé un jour par le philosophe Socrate, sur ce qu'il pensait de l'essence divine, répondit : a Je sais bien ce que Dieu n'est pas, il n'est ni un fantôme, ni un homme, ni une montagne, etc. ; quant à ce qu'il est, je ne saurais le dire. »

c. Le philosophe Epictète avait coutume de dire : a Pour expliquer clairement ce que c'est que Dieu, il faudrait, ou que je fusse Dieu moi-même, ou que Dieu ne fût plus Dieu. »

d. Saint Grégoire écrit : « Tout ce qu'on peut dire de Dieu n'est pas digne de Dieu, précisément parce qu'on peut le dire, car la raison ne peut pas même se faire une idée de sa majesté, encore moins la langue, dans la faiblesse de son langage , peut-elle le rendre et l'exprimer par des paroles. » (S. Greg. 1. 20. Mor., c. 55.).

e. Moïse, dans le désert,. demandait un jour au Seigneur de lui faire contempler sa face auguste. Mais Dieu lui répondit : il ne t'est point donné de voir ma face, car nul homme ne peut me voir tandis qu'il est sur la terre. » {Exod., 33. 20.).

Saint Paul lui-même ajoute : a Dieu habite dans une lumière inaccessible que nul homme n'a vue ni ne peut voir. » (1. Tim.9 6. 16.).

COMPARAISONS

a. CIipz les Perses, ceux qui regardaient avec curiosité La figure du roi étaient punis de mort. D'après ce que qous Lisons dans L'Ecriture sainte ceux-là étaient frappés de mort subite, qui regardaient avec peu de pect L'Arche d'alliance. Comment ceux qui sont encore

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