PARTIE I. CHAPITRE II
pirdon de ses adorateurs, pour aller découvrir ce qui se passait dans le monde; d'où lui venait encore le nom de dieu des corbeaux. Les Germains lui immolaient, à certains jours déterminés, des victimes humaines.
i. Les sacrifices humains, à la fois les plus nombreux et les plus effrayants, étaient ceux qu'on offrait en Amérique avant sa découverte qui date seulement du seizième siècle. Ceux du Mexique surpassaient tous les autres en atrocité. — Les Mexicains appelaient leur dieu: le dieu delà guerre, il devait naturellement être avide de sang. Leurs prêtres persuadaient au peuple que rien n'était plus agréable à leur dieu que le sang des victimes humaines, et que leurs cris et leurs gémissements retentissaient à leurs oreilles, comme les sons d'une agréable musique. Voici ce qui se passait dans ces sacrifices : Le prêtre ouvrait la poitrine à la victime, lui arrachait le cœur, et l'offrait ainsi encore tout palpitant à l'idole assise sur un trône. Après qu'on avait ainsi offert ce qu'il y avait de mieux, le cœur, le reste du cadavre était découpé par morceaux, dont chacun des assistants recevait une part, qu'il s'empressait de manger comme une nourriture sacrée. On avait aussi su -pendu dans le temple de ce dieu, une longue série de tètes humaines, comme pour servir d'ornementation. Quand quelques-unes de ces tètes devenaient trop vieilles, les prêtres cherchaient à les remplacer par de nouvelles. En somme, il y avait au Mexique huit grands et douze petits temples, dans lesquels on immolait, annuellement, l'un dans l'autre, plus de vingt mille hommes. Lorsque le général espagnol Fernand Cortez en fit la conquutr .. > il trouva des voûtes entières* toutes
tapissées de squelettes et de tètes d'hommes {Ber. Berc. H. del'Egl.tom. 17).