‹ Catéchisme historiqueChapitre 63 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

gni étaient leurs ennemis jurés, furent néanmoins délivrés par la main de Dieu, qui leur rendit la liberté. — Près de la mer Rouge, leur perte paraissait inévitable, entourés qu'ils étaient de toutes parts de rochers escarpés, ayant devant eux la mer, et derrière eux les Egyptiens qui brûlaient du désir de se venger ; mais Dieu leur envoya des secours proportionnés à leurs besoins ; ils furent sauvés et leurs ennemis trouvèrent leur tombeau dans les flots de la mer. La Toute-Puissance de Dieu veilla aussi sur eux dans le désert et leur aida à conquérir la terre de promission. — Lors de la captivité de Babylone, tout le peuple juif faillit perdre la vie. Déjà, à l'instigation du puissant Aman, dont l'ambition fut révélée par le juif Mardoehée, l'ordre de les massacrer allait être signé par le roi; lorsque, dans cette extrémité, Mardochée adressa cette prière au Seigneur : a Dieu tout-puissant, toutes choses sont soumises à votre pouvoir, et nul ne peut résister à votre volonté ; exaucez ma prière, soyez favorable à ma nation ; changez, Seigneur, nos larmes en joie, afin que nous employions la vie que vous nous conservez à louer votre nom. » — Et le Seigneur exauça sa prière pleine de confiance, et il sauva son peuple par le moyen d'une faible femme {Esther, 13^7).

Lorsque Nabuchodonosor menaça les trois jeunes hommes de les précipiter dans la fournaise, parce qu'ils ne voulaient pas adorer la statue d'or, et qu'il ajouta : a Quel est le Dieu qui pourra vous soustraire à ma puissance ? » Ils répondirent avec courage : « Le Dieu que nous adorons peut certainement nous retirer du milieu des flammes de la fournaise, et nous délivrer, ô roi, d'entre vos mains, n [Daniel, 'S, 17).

Lorsque l'apôtre saint Pierre était en prison, toute la communauté des fidèles priait pour lui, et demandait du secours à Celui qui seul pouvait encore lui en envoyer, et le Tout-Puissant leur rendit le chef suprême de l'Eglise , quoique le roi eût déjà fixé le jour de son supplice {Act. 12).

Deux Juifs avaient juré qu'ils ne boiraient ni ne mangeraient avant qu'ils n'eussent assassiné saint Paul; mais le bras du Tout-Puissant le protégea (.4^. 23, 21). Cet apôtre écrivait ces paroles : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » {Rom. 8, 31).

On peut encore citer ici les exemples de Job, du vieillard Tobie, de Judith lors de la détresse générale qui se fit sentir pendant la guerre ; David fuyant devant Saf'il; Daniel dans la fosse aux lions , l'enfant Jésus devant le sanguinaire Hérode ; Paul sur le point de faire naufrage, etc., etc.

I. A Tonningen, un vaisseau abordait poussé par un vent furieux qui en avait brisé le mât et les voiles. Il offrait l'état le plus désolant. Parmi les passagers se trouvait une mère avec ses deux enfants, l'un âgé de sept l'autre de quatre seulement. Le capitaine dit, en ridant du bâtiment, et montrant 'a petite fille de sept ans à la multitude qui l'entourait : « C'est à cette enfant que nous sommes redevables du salut de notre ■au. Au moment où la tempête nous fit courir le plus grand Singer, et que tout paraissait désespéré, je :i.ii avec anxiété : « Notre bon Dieu parait être v g cette énfanl m'interrompit avec vivacité en me ,; : « Nmi, il n'esl pas mort, il dorl seulement, il i bien se réveiller à temps. » Peu d'instants après mie j'eus prononcé ces paroles, les vagues se ruèrent

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