PARUE I. CHAPITRE II
tien des mauvaises compagnies ainsi que dans les voluptés sensuelles et autres crimes auxquels il se livrait. Il parle aussi des larmes amères que sa conduite faisait verser à sa pieuse mère qui parvint cependant, par ses gémissements et ses prières, à faire descendre sur lui les grâces de la divine miséricorde. — Il se convertit entièrement, et attribua uniquement à Dieu l'honneur de ce changement surnaturel. — « Je veux, écrit-il, vous rendre mes actions de grâces, ô mon Dieu; pendant toute ma vie je chanterai vos louanges; ma langue et toutes les puissances de mon être répéteront sans cesse: Quel est celui qui est semblable à vous, ô mon Sauveur? Quelle n'a pas été ma méchanceté et l'iniquité de mes œuvres, ou sinon de mes œuvres, du moins de ma bouche, ou de mes désirs : — Vous êtes un Dieu bon et miséricordieux ; votre main m'a retiré de l'abîme de la mort et elle a extirpé du fond de mon cœur l'ordure de mon iniqmté. » (>S'. Aug. Confess. i. 1) (1).
SMÎENGEB.
a. Que peut-on imaginer de plus miséricordieux que d'entendre un père dire à un pécheur qui n'a en son pouvoir aucun moyen de se racheter: Prends mon fils unique et ofTn.'-lomoi en compensation; et d'entendre le fila s'écrier à son tour: Laisse-moi mourir pour toi, alin que tu vives (S. Anseïm. 1. 2. de miséricorde).
à. Omiséricorde admirable, qui seule avez trouvé le remède à notre salut en abusant Dieu jusqu'au niveau
i un trouvera d'autres exemples de conversions dans la quatrième partie qui traite du Sacrement de PcnUcuce, troisième volume.
de l'homme, pour élever l'homme jusqu'à Dieu (Serm. 6.adfrat.)\
c. Voyez comme le Dieu de miséricorde frappe à la porte de votre cœur, pour que vous lui eu ouvriez l'entrée et qu'il en fasse le lieu de son repos ! — Ce Dieu de toute bonté vous poursuit en quelque sorte et ne cesse de vous tourmenter, comme s'il avait besoin de vous et qu'il ne puisse être heureux sans vous (S. Zaur. Just. de Obcd. c. 4.).
d. Le Seigneur est souverainement bon et personne ne saurait assez le louer: « Oui, quand même toutes les langues se réuniraient, elles seraient impuissantes à redire toute la douceur et la longanimité de Dieu. » (S. Cyril, catech. 2.)