PARTIE I. CHAPITRE TI
qu'un homme qui était possédé du démon se jeta sur deux exorcistes ; et, s'en étant rendu maître, les traita si mal qu'ils furent contraints de s'enfuir tout nus et couverts de blessures. [Act. 19, 16). C'est pourquoi l'Ecriture sainte nous avertit si souvent de nous mettre en garde contre les pièges et les séductions de Satan (Matth. 13, 25. — Luc, 8, 12. — 1. Cor. 7, 5. — 1. Pierre, 5, 8).
c. On demandait un jour aux enfants de M. de Genoude, Henri, René et Gui : Qui a créé les Anges ? — La réponse était facile: C'est Dieu. — Mais qui a créé le Diable ? Là était la difficulté. René ne veut pas que ce soit Dieu ; le petit Gui ne sait s'il doit prendre la chose pour une personnalité ; Henri réfléchit, et s'écrie comme s'il eut été inspiré : « C'est Dieu qui Ta fait ange et c'est lui qui s'est fait diable. » [Guill. 1).
d. Saint Augustin fait la comparaison suivante : a Le diable ressemble à un chien enchaîné : il ne peut mordre que ceux qui s'approchent témérairement de lui. Vous prenez pour un maladroit celui qui se laisse mordre par un chien attaché. Ne vous approchez pas du démon par les convoitises de la chair ou par des pensées terrestres, et il n'osera jamais s'attaquer à vous. Il peut aboyer, enrager, mais il ne saurait mordre que qui le veut bien, car il n'a pas recours à la violence mais à la persuasion; il ne peut point forcer notre assentiment mais seulement le mendier. » (S, Aug, Serm. 197).
SENTENCES
a. Les mauvais anges se sont détournés du Créateur pour se tourner vers eux-mêmes, — et ce vice qu'est-ce
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autre chose que de l'orgueil? {S. Aug. de Cirit. 1. 12).
b. Le démon ne cesse de renouveler tous les jours ses attaques contre nous, et aussi longtemps que nous vivrons sur la terre, il opposera à notre faiblesse et à notre fragilité des embûches et des pièges. Il ne cessera de nous susciter toute espèce de tentations (S. Amb. in Ps. 58).
c. Sachez, mes frères, qu'il n'y a que les bons que le démon poursuive avec opiniâtreté. Pour les méchants, les voluptueux, les orgueilleux et les avares, il n'a pas coutume de les tourmenter, car ils sont ses amis, et font déjà, de leur plein gré, tout ce qu'il veut (1) (S. Aug. Serm. de temp).
î. De l'IIomme.