PARTIE I. CHAPITRE Iî
boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera aucun mal. Ils imposeront les mains sur les malades et les malades seront guéris. » — a Au nom de Jésus, dit Pierre au paralytique, levez-vous et marchez. » (Act. 3.) Paul dit au mauvais esprit dont était possédée une servante : « Je te commande au nom de Jésus- Christ de sortir de cette fille, » et il sortit à l'instant même ( Act. 16, 19}. Des hommes, qui à Ephèse, s'occupaient de conjurer les démons, invoquaient le nom de Jésus sur ceux qui en étaient possédés, a Nous vous conjurons, disaient-ils, au nom de Jésus que Paul nous annonce, » — C'est ce que faisaient les sept fils de Scévas, grand-prêtre des Juifs; mais le malin esprit leur répondit : « Je connais Jésus, je connais Paul, mais vous, qui êtes-vous?» Aussitôt un homme qui était possédé d'un démon trèsméchant, se jeta sur deux de ces exorcistes; et s'en étant rendu maître, il les traita si mal, qu'ils furent contraints de s'enfuir de cette maison tous nus et blessés {Act. 19). Exemple qui doit nous faire comprendre que la simple invocation du nom de Jésus, faite sans foi ni dévotion, est inutile, et qu'elle tourne plutôt au désavantage de celui qui le prononce.
b. Origène affirme qu'il existe une foule innombrable de Grecs et de barbares qui croient en Jésus-Christ. Parmi eux, il en est quelques-uns qui, pour prouver la puissance qu'ils ont reçue de la foi, opèrent des guôrisons surprenantes sur des malades, seulement en prononçant le nom de Jésus [Orig. L»3. Cont. Cels. )
e. L'empereur Constantin se trouvant un jour à Byzance, les philosophes païens lui objectèrent pourquoi la religion de leurs pères (les païens) avait été obligée de céder devant la nouvelle (la religion chré-
ISO CATÉCHISME HISTOEïQUB.
tienne). Ils le sollicitèrent aussi de leur procurer une entrevue avec l'èvêque de la ville, qui était alors saint Alexandre, pour entrer en discussion sur ce sujet. Alexandre, qui d'ordinaire ne brillait pas dans les controverses, accepta néanmoins la proposition, confiant en l'assistance du divin Sauveur, et invita les ennemis du christianisme de chercher parmi eux quelqu'un qui se chargeât de défendre leur cause. Celui qu'ils choisirent passait, dans l'esprit de tous, pour un orateur d'un talent distingué. Déjà il commençait à pérorer, lorsque Tévèque se tourna vers lui et prononça ces paparoles : « Au nom de Jésus-Christ, je vous commande de vous taire, et sur-le-champ cet homme resta muet et se tut. » (Sozom. Hist. eccl. 1. 1. c. 18.)
d. Le comte Armogaste, l'un des hommes les plus remarquables et les plus illustres de la suite de Théodoric, lequel était un des fils du roi des Vandales, Genséric, dut souffrir tous les tourments imaginables pour n'avoir pas voulu renier la divinité de Jésus et embrasser l'arianisme. On finit par lui lier aussi fortement qu'on put toutes les parties du corps avec des cordes. Armogaste se contenta de lever les yeux au, ciel en prononçant le nom de Jésus, et ses liens tombèrent ^aussitôt comme si ce n'eût été qu'une toile d'araignée. On répéta la même épreuve une seconde fois, avec des cordes plus fortes, mais celles-ci encore furent impuissantes contre le nom devant lequel tout tremble, et dans le ciel, sur la terre et dans les enfers. On le pendit alors à un pieu, la tète en bas ; mais au grand étonnement des assistants, le saint confesseur s'endormit d'un sommeil paisible, fortifié par La vertu du nom de Jésus, et on eut dit, à le voir, qu'il reposait tranquillement