‹ Catéchisme historiqueChapitre 89 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

sur un lit, cherchant un délassement à ses fatigues (Victor. Vitens. de persecut. Yandal.)

SEME.XCLS.

a. Saint Bernard comparant les effets qu'opère le nom de Jésus à ceux de l'huile, s'exprime ainsi : « Le nom de Jésus brille là où il est annoncé, il nourrit où il est médité, il adoucit et console où il est invoqué. Ce nom calme les fureurs de la colère, abaisse les prétentions de l'orgueil, guérit les blessures envenimées de l'envie, étouffe les assauts de la volupté, éteint les flammes d'un amour criminel, apaise la soif de l'avarice, et purifie le cœur de toutes ses souillures. » — Le même saint dit encore : « Quelqu'un d'entre vous est-il triste, que Jésus entre dans son cœur, et de là qu'il passe dans sa bouche, et vous verrez que, à la lumière de son nom, tout nuage se dissipera, et qu'il recouvrera sa sérénité accoutumée. » (S. Bern. sv.p. cantic.)

à. « 0 vous, dit saint Laurent Justinien, qui êtes malades et que tourmente l'aiguillon de la douleur, vous que des pensées de blasphème jettent dans l'inquiétude, vous que les angoisses, la crainte, le doute et mille autres tourments plongent dans l'affliction, invoquez le nom de Jésus. Dans vos dangers, vos frayeurs, vos alarmes, dans quelque calamité que vous soyez, prononcez le nom de Jésus, et ne le faites pas seulement de bouche, mais de cœur. Vous ne manquerez pas d'éprouver un certain contentement, une douce sérénité dans votre âme, chaque fois que vous le ferez avec dévotion. Car ce nom porte avec lui une vertu qui réjouit le camr, récrée lânie, nourrit la dévotion, et diapoùG

j$f> CATÉCHISME HISTORIQUE.

celui qui l'invoque à entrer en possession de l'éternelle félicité, d (Serin, de circomeis).

U. De la divinité de Jéius-Christ.

\ . L'an 317 de l'ère chrétienne, on vit apparaître, à Alexandrie, ville d'Afrique, un homme nommé Arius, qui voulut anéantir le dogme antique de la foi chrétienne, la Divinité de Jésus-Christ. Il était natif de la Libye et possédait de grandes connaissances. C'était, en outre, un homme d'une taille avantageuse, d'une figure imposante, d'un maintien grave qui inspirait le respect. Des mœurs austères, un air pénitent, un zèle apparent pour la religion, tel était le caractère de ce novateur. L'apostat Mélèce ayant formé un schisme, Arius s'y jeta; plus tard ayant abjuré cette hérésie saint Pierre d'Alexandrie l'ordonna diacre, mais il fut obligé de l'excommunier de nouveau peu après. Après la mort de saint Pierre, il implora la clémence de son successeur, qui l'ordonna prêtre et lui confia une des principales églises d'Alexandrie. Saint Achillas étant mort, on élut Alexandre vers l'an 3 i 3. Arius avait compté être évèque lui-même. Il ne put supporter qu'on lui en eût préféré un autre. Ne pouvant reprendre la conduite d'Alexandre, il chercha à calomnier sa doctrine. Alexandre enseignait que Jésus-Christ est égal à son Père et de la même substance; Arius soutint que i t la. doctrine de Sabellitis, que le fils de Dieu avait été t'ait et créé, qu'il n'a pas Toujours été, qu'il a tiré du néant, que, par son libre arbitre, il a été capable de vire *.'t de vertu. U ajoutait même que le Fils était incapable devoir et de connaître parfaitement son Père

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