PARTIE I. CHAPITRE II
M'interdit ce séjour, et, loin de ces autels, Dans les sombres cachots, me condamne au silence (1).
Lorsque l'empereur fut de retour à Rome, il fit éricrer un autel au nouveau Dieu à la place où fut élevée plus tard l'église Ara-Cœli, dédiée à la sainte Vierge, parce qu'il avait lu dans les livres des sybilles qu'une Vierge mettrait au monde un enfant qui serait Dieu (Aus den. Exemp. des Daveroultiv.s .
On dit encore qu'à l'époque de la naissance de Jésus- Christ, l'empereur défendit qu'on l'appelât désormais du nom de seigneur, puisque, d'après les oracles des Sybilles, le vrai Seigneur était né. Voici comment ce fait nous est rapporté par les historiens. A l'époque de la naissance de Jésus-Christ, on vit, à Rome, le soleil entouré d'un cercle d'or, au milieu duquel était une Vierge montrant un enfant dans ses bras. Une devineresse, animée de l'esprit prophétique, déclara que cet enfant serait le Seigneur de l'univers, auquel tous les rois seraient forcés d'obéir. Tel est le motif pour lequel le roi avait porté la défense précédente (Innoc. Serra. 2. de natal. Dom. Cf. Sueton. in Octav. c. 90 et Plia. 1. 2. Hist. c. 28).