‹ Catéchisme historiqueChapitre 92 sur 275 · PARTIE I. CHAÎTTRE II. J · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAÎTTRE II. J

en son? sa cou chiite de jeunes enfants qui apprenaient le chant, conseilla d'en conserver douze de ceux qui avaient les plus belles voix, pour s'en servir dans les temples des Ariens. On envoya en diligence pour les ramener de l'exil; ils ne voulaient pas quitter les confesseurs, mais s'attachaient à leurs genoux en pleurant. Cependant les hérétiques les en séparèrent, l'épée à la main, et les ramenèrent à Carthage. On essaya d'abord de les gagner par des caresses, ensuite on les tourmenta à plusieurs reprises et on les chargea de coups de bâton, mais ils demeurèrent inébranlables. La persécution étant passée, la ville de Carthage les respectait comme douze apôtres. Ils vivaient encore lorsque Victor écrivait, demeurant ensemble, mangeant à une même table et chantant ensemble les louanges de Dieu (Stob. B. 18).

A. Que tous doivent honorer le Fils comme ils honorent le Père (Jean, 5, 23).

C'est ce que saint Amphiloque prouva avec beaucoup d'habileté et de prudence à l'empereur Théodose.

Lorsque celui-ci fut de retour de l'Occident, Amphiloque, l'un des évoques qui se montraient les plus ardents à défendre la foi clirétienne, lui fit de vives instances pour interdire les rassemblements des Ariens, ces ennemis implacables du dogme de la divinité de Jésus-Christ. Mais l'empereur fut longtemps sans vouloir consentir à cette mesure qu'il considérait comme inopportune. Amphiloque chercha tous les moyens nables pour tâcher de lui faire agréer sa demande. En 383, il sollicita et obtint une audience de l'empereur. Lorsqu'il se présenta à lui, il le salua avec le plus profond respect, lui témoigna toutes les marques de dé-

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férencc ducs à sa dignité, mais il ne fit aucune inclination devant le fils de l'empereur, enfant âgé seulement de six ans, nommé Arcade, que l'empereur venait de déclarer Auguste et qui était assis à côté de son père. Théodosc prit cette conduite de révoque pour une distraction et lui rappela qu'il devait rendre les mêmes honneurs à son fils qu'à lui-même. L'évêque s'approcha du jeune prince et d'un ton affectueux : Bonjour, mon fils, lui dit-il, en lui caressant le menton et lui témoignant mille autres marques d'amitié et d'intérêt. L'empereur, irrité d'une conduite peu noble à l'égard de son fils, fit chasser ignominieusement l'évêque de son palais. On le poussait déjà dehors, lorsque se retournant vers l'empereur, il lui dit à haute voix ; « Seigneur, vous ne pouvez souffrir qu'on méprise votre fils, ne doutez pas que Dieu n'abhorre de même ceux qui refusent de rendre à son Fils unique les mêmes honneurs qu'à lui. » Théodose comprit alors et admira l'adresse du saint évèque; il le rappela, lui demanda pardon, et décréta aussitôt la loi que cet évèque lui demandait pour interdire les assemblées des hérétiques (Sozom. Hist. Eccl. 1. 7. c. 12).

5. On raconte que l'empereur Auguste voulant savoir quel serait son successeur sur le trône impérial, offrit une hécatombe à Apollon, lui demanda pendant vingt-un jours quelle serait la personne qui lui succéderait; mais le dieu restait toujours muet. Auguste olfrit une seconde hécatombe (100 bœufs à la fois interrogea en même temps l'oracle sur la cause de sor silence. Enfin le dieu doit avoir répondu :

Un enfant des Hébreux, le Dieu par excellence

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