Quelle est la troisième réflexion
Quelque fut à peu près dans tous les lieux le débordement de l'impiété , cela n'empêchait pas que Jésus-Christ ne se réservât épars ça et là ces sept mille^ qui n'avaient point fléchi le genou devant Bahal , et qui formaient à eux seuls , quoique persécutés par
HISTORIQUE. 3l
les hommes , la vraie Eglise , TEglîse combaittante animée de TEsprit de son Chef.
• 29. Qui est-ce que Ton est étonné de trouver parmi les censeurs et presque parmi les ennemis du Clergé?
Le célèbre St.-Bernard, la couronne de ces tems que quelques-uns ont nommé le dernwr des Pères de r Eglise; malgré son dévouement au Siège pontifical , il est très vrai qu'il laissât plus d'une fois éclater son indignation contre les vices et les mœurs oorrompues ; il ne ménagea ni les papes ni les évoques ; il disait qu'ils étaient plutôt propres à toute autre chose qu'à paître les troupeaux de Dieu. Dans une lettre au Pape Eugène son ancien disciple , il lui reproche de négliger les Ecritures , en faveur des traditions humaines et de tyranniser l'Eglise. H soupirait après une réforme , mais il n'attaqua que les mœurs et le relâchement de la discipline et non les institutions elles-mêmes ; c'était vouloir arrêter les effets sans détruire la cause.
3o. De quel nom les papes flétrissaient-ils ceux qui en leur résistant voulaient professer librement le pur Evangile ?
' Us les appelaient des hérûiques et sous ce titre odieux ils les excommuniaient , ils les chassaient, ils les poursuivaient par le fer et le feu.
: 3i. Où avons nous la preuve de cette tyrannie qu'exerçaient les papes?
( Dans l'histoire des Vaudois si maltraités par le Clergé de Rome ; et cela, uniquement parce que leur cpnscience et la connaissance de la religion qu'ils
3à CATECHISME
avaient acquise en lisant TEcriture , ne leur permettaient pas de garder le silence et de demeurer tranquilles dans la communion d'une Eglise qu'ils voyaient à bien des égards combattre avec audace la parole de Dieu.