SA
TROSIÉME BPOQUE. 13
atriarche pour le bénir et offrir à Dieu du pain et u vin en sacrifice d'action de grâces pour la victoire.
D. Qu'arriva-til peu après ?
R. Peu après, des anges ayant apparu à Abraham, lui annoncèrent que Sodome et plusieurs autres villes allaient être détruites en punition des crimes de leurs habitants. |
D. Que fit Abraham ?
R. Ilse prostorna devant le Seigneur qui lui parlait par ses anges, et le conjura de faire grâce à ces malheureux, co que le Seigueur lui promit, pourvu qu'il se trouvât dix justes dans ces villes coupables; mais ils ne s’y trouvèrent pornt.
D. Loth périt:il avec les habitants de Sodome
R. Non; car le Seigneur, ne voulant pas confondre l’innocent avec Le coupable, envoya deux anges pour l'avertir de quitter promptement cette ville avec sa famille.
D. En quelle année eut lieu la destruction de Sodome ?
R. Sodome fut détruite mille huit centquarre-vingtdix-sept ans avant Jésus-Christ.
D. Quelles promesses Dieu fit-ilà Abraham ?
R. Dieu promit à Abraham que sa postérité serait aussi nombreuse que les étoiles du ciel, et que le Messie naitrait de sa race.
D. A quelle épreuve Dieu mit-il la foi d'Abraham ?
R. Dieu éprouva la foi d'Abraham en lui ordonnant de lui immoler Isaac, son fils bien-aimé et l'héritier des promesses divines.
D. Que fit Abraham en cette occasion ?
R. Il mit toute sa confiance dans les promesses de Dieu, et obéit sans hésiter.
D. Qu'arriva-t-il comme Abraham avait déjà le bras levé pour immoler son fils ?
R. Un ange l’appela par son nom, et lui dit que Dieu était content de la promptitude de son obeissance. Alors Abraham, levant les yeux, vit un belier qui avait la tête embarrassée dans un buisson; il le prit et l’offrit en holocauste au lieu de son fils.
D. Comment Abraham fut-il récompense de son obéissance ?
R. Dieu lui renouvela la promesse qu’il lui avait déjà faite, que le Sauveur du monde naitrait de sa race.
D. Quelle fut la marque de l’alliance que Dieu faisait avec Abraham ?
R. La marque de l’alliance que Dieu faisait avec Abraham fut la circoncision, cérémonie qui a toujours été observée depuis parmi les Juifs.
D. En quelle année Abraham mourut-il ?
R. Abraham mourut dix-huit cent vingt et un ans avant Jésus-Christ, dans la cent soixante-quinzième année de son àge. Il fut enterré par ses deux fils dans le tombeau de ses pères, qu'il avait acheté des habitants de Heth.
D. Quelle tut l'épouse d’Isaac ?
R. Ce fut Rebecca, petite-fille de Nachor, frère d'A: brahain.
D. Quels sont les enfants qui naquirent de ce mariuge ?
R. Denx fils: Ésaü et Jacob.
D. Ésaü et Jacob vécurent-ils toujours dans une vraie amitié fraternelle ?
R. Non; car Esaû concut une haine implacable contre son frère Jacob, lequel, par un adroit stratagème, l’ayant frustré de la bénédiction 4e son père, le pr ivait par à de son droit d’ainesse (1759 avant J.-C.).
D. Comment Jacob priva-til Esaü de son droit d'ainèxse ?
R. Esuü, revenant un jour de la chasse, pour laquelle il avait un goût particulier, et se sentant accablé de faim et de lassitude, demanda à son frère un plat de lentilles, que celui-ci avait apprêtées; ce que Jacoh accorda, à condition qu'Ésaü lui donnerait, en échange. son droit d’ainesse. L'échange fut fait aussitôt.
D. Comment Jacob obtint-il la bénédiction de son père ?
R. [saac, se voyant sur le point de mourir, et vou-
e de son
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lant bénir Ésaü et le déclarer son héritier, l’envoya à la chasse pour préparer le festin ordinaire dans ces circonstances. Pendant ce temps, Rébecea fit promptement tuer un chevreau, le fit apprêter suivant le goût d'Isaac, et ordonna à Jacob de porter ce mets à son père et de lui demander sa bénédiction. Isaac, devenu aveugle, crut sans peine que c'était Esaü qui était à genoux devant lui, et donna sa bénédiction à Jacob.
D. Que fit Ésaü à son retour ?
R. Ésaü, ayant appris à son arrivée, ce qui s'était passé, conjura son pére de rétracter ce qu'il avait fait; mais ce saint homme, re“onnaissant que Rébecca avait agi par inspiration divine, s’y refusa constamment.
D. Que fit Ésaü se voyant fustré pour toujours de son droit d’ainesse ?
R. Exaü, se voyant frustré pour toujours de son droit (l’aîinesse, coneut une haine si impla-1ble contre Jacob, qu'il ne cherchait qu’une ccca-ion favoruble pour le tuer.
D. Comment Jacob fut-il préservé des effets de la colère de son frère ?
R. Par la prudence de «a mère Rebecca; celle-ei, jugeant que le temps calmerait le ressentiment d’Esaü, envoya son cher Jacob en Mésopotamie, chez son frère Laban.
N. Quelle fut l'occupation de Jacob en Mésopotamie ?
R. Penuant les vingt années que J* ob passa en Mésopotamie, il fut employé à la garde des troupeaux de son oncle Laban, qui lui donna en mariage d’abord sa fille Lia, et, plus tard, sa jeune tille Rachel.
D. Où alla Jacob, après son long séjour en Mésopotamie ?
KR. Il retourna chez son père, dans la terre de Chaaaan.
D. Que tit Jacob à son arrivee près du pays habité par Ésau ?
R. Il envoya des messagers pour sonder les dispo: sitions de «on frère envers lui.
D. Quelle fut la réponse de ces envoyés ?
R. Lis dirent qu'Ésaü venait au-devant de lui avec quatre cents hommes; à cette nouvelle, Jacob, incapable de résister à une telle force, fut saisi d'une extrème frayeur.
D. Qu'arriva-t-il à Jacob la nuit qui précéda son entrevue avec Esaü ?
R. Le Seigneur lui envoya un ange sous la forme humaine contre lequel il lutta. Jacob n'ayant pu être terrassé par cet ange, en reçut le nom d’/sraël, qui est devenu si célèbre.
D. Que fit Jacob en voyant son frère approcher ?
R. Désirant se le rendre favorable, il se prosterna sept fois devant lui.
D. Comment Esai traita-t1il Jacob, son frère ?
R. Ilse jeta dans ses bras, et l'embrassa tendrement.
D. Où demeura Jacob après son retour de Mésopotamie ?
R. 11 demeura près de Salem, ville des Sichimites.
D. Quand [Isaac mourut-il ?
R. Isaac mourut à l’âge de cent huit ans (1716 avant J.-C.) ; il fut enseveli par ses deux fils, Jacob et Esaü.
D. Combien Jacob eut.il d'enfants ?
R. Jacob eut douze fils, qui furent les chefs des douze tribus d'Israël. Voici leurs noms, Ruben, Siméon, Lévi, Judas, Issachar, Zabulon, Dan, Nephtaii, ad, Aser, Joseph et Benjamin ; il eut aussi une fille nommée Dina.
D. Quels ont été les plus célèbres de ces patri arches ?
R. Les plus célèbres des enfants de Jacob furent:
19 Juda; sa tribu donna des rois à la postérité de Jacob, et le Sauveur à toutes les nations.
29 Lévi; sa tribu fut consacrée au service des autels.
3° Joseph. dont la vie fut pleine d'événements ex-
les dispo:
e lui avec cob, incad'une exscéda son la forme ayant pu d’Zsraël,
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traordinaires, et qui fut une figure vivante du Messie,
D. Pour lequel de ses douze fils Jacob ressentait-il une prédilection tonte particulière ?
R. Pour Joseph, qu'il avait eu de Rachel, son épouse chérie.
D. Quels étaient les pr'ncipaux traits du caractère de Joseph.
R. La simplicité, la piété et la sagesse.
D. Pourquoi Joseph était-il l'objet de la jalousie de ses frères ?
R. A cause de l'amour particulier de leur père pour lui, et aussi à cause de certains songes qui semblaient annoncer sa grandeur future.
D. Qu'arriva-til à Joseph, à l’âge de seize ans ?
R. A l’âge de seize ans, Joseph fut envoyé par son père dans les plaines de Sichem, vers ses frères qui y gardaient leurs troupeaux. En voyant arriver leur songeur, comme ils l'appelaient avec mépris, ces hommes méchants résolnrent de le tuer.
D. Les frères de Joseph accompiirent-ils ler : infime projet ?
R. Non; car Ruben, l'aîné de tous, s'étant interposé en faveur de son frère persécuté, obtint qu’il fût jeté dans une citerne sans eau, qui se trouvait près de là, et d'où il espérait le retirer ensuite et le sauver ainsi entièrement de leurs mains.
D. Qu’'arriva-t-il peu de temps après?
R. Peu après, Joseph fut vendu pour vingt pièces d'argent à des marchands Égyptiens, qui passaient par le même chemin.
D. Comment les fils de Jacob lui exposèrent-ils la perte de Joseph ?
R. Ils trempèrent la robe de Joseph dans le sang d’un chevreau, et l’envoyèrent à leur père, pour qu’il crût qu’une bête féroce avait dévoré son fils chéri.
D. Comment Jacob recçut-il cette aflligeante nouvelle ?
R. Il déchira ses vêtements, se revêtit d’un eilice. et ne voulut recevoir aucune consolation,
D. Qu'est-ce que les marchands Égyptiens firent de Joseph ?
R. Ils le vendirent à Putiphar, premier ofticier des gardes de Pharaon.
D. A quelle dignité Joseph fut-il élevé par son nouveau maitre ?
R. Putiphur, charme des précieuses qualités et de lA sagesse précoce de Joseph, conçut une grande affection pour lui et le mit à la tête de tous les servitaurs de sa maison.
D. Que devint Joseph chez Putiphar ?
R. Accusé faussement d'un crime odieux, qu’il n’avait pas voulu commettre, il fut jete dans une des prisons du roi.
D. Qu'arriva-t-il à Joseph pendant sa détention ?
R. Deux officiers de Pharaon, l’un son grand échan son, et l’autre son grand panetier, étant tombes er disgrâce, furent jetés dans la même prison que Joseph. Uue nuit, ils eurent chacun un songe qui présageait ce qui devait leur arriver. Sur leur demande, Joseph le ieur expliquu par deux différentes interprétations: il dit au panetier que dans trois jours il serait pendu, ot à l’'échanson que dans trois jours le roi le rétablireit dans ses fonctions; ce qui arriva en effet,
D. L'échanson, après sa délivrance, se souvint-il de Joseph ?
R. Non; car dans l’enivrement de «a prospérité, il oublia la promesse qu'il avait faite à Joseph, lequel, pur conséquent, resta deux ans en prison.
D. Qu'est-ce qui porta l’échanson à se ressouvenir ie Joseph ?
R. Ce furent deux songes remarquables qu'avait eus le roi Pharaon.
D. Comment Pharaon récompensa-t-il Joseph ?
R. Pharaon fut si charme de la sagesse et de la prévoyance de Joseph, qu’il l’établit gouverneur sur toute l'Égypte (1715 avant J.-C.)
D. Comment Joseph prévint-il les malheurs de la famine ?
R. Ce fut en faisant amasser, pendant les sept an-
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TROISIÈME ÉPOQUs. te
nées d’abondance, une grande quantité de blé dans les greniers du roi.
D. La famine ne se fit-elle sentir qu’en Egypte ?
R. Non; elle étendit ses ravages même sur Îles provinces voisines.
D. Que fit Jacob, lorsque la famine affligeait ls terre de Chanaan ?
R. Il envoya tous ses enfants acheter du blé en Egypte: mais il retint Benjamin auprès de lui.
D. Comment Joseph traita-t-il ses frères ?
R. Joseph sembla d'abord ne pas reconnaitre ses irères et les traita meme avec une apparence de sévérite, afin de mieux s'assurer de leurs dispositions. il feignit ensuite de lex prendre pour des espions; mais ils se défendirent de cette inculpation, en l’assurant qu'ils n'étaient tous venus en Égypte qu'avec l’honnète intention d’y acheter du blé.
D. Que dirent encore les freres de Joseph ?
R. Ils ajoutèrent qu'ils étaient douze tils l’un mème père, que l’un deux n'existait plus, et que le plus jeune de tous, nomme Benjamin, était resté en Chanaan avec leur vieux père.
D. Joseph accepta-t-il ce que lui disaient ses frères ?
R. Non; car loin d'accepter ce qu’ils lui disaient, et voulant s'assurer par lui-même de la vérité de leur récit, il leur dit que l’un d'eux irait chercher Benjamin, tandis que le autres resteraient en ôtage jus: qu'à l'arrivée de ce dernier.
D. Qu'est-ce que les frères de Joseph se disaient l’un à l’autre, en entendant cet ordre ?
R. Se scuvenant de ce qu'ils avaient fait à leur trère Joseph, ils se disaient l’un à l’autre : “ Nous méritons don de souïrir ce traitement, car nous avons péché contre notre frère. ”
D. Que fit Joseph en attendant ces paroles ?
R. Ayant compris, à l'insu de ses frères, tout 6e qu’ils disaient, il les fit sortir de prison, à l’exceptivn de Siméon, qu'il retint comme ôtage, jusqu’à ce qu'ils fussent revenus avec Benjamin.
D. Jaoob consentit-il au départ de Benjamin ?
R. [s'y refusa d'abord ; mais l'excès de la famn. | le contraisnit enfin à laisser ailer ce cher fils, après ] l'avoir recommandé d'une manière toute particulière leu au soin de ses frères, de
D. Que fit Joseph, voyant son frère Benjamin ? me
R. Joseph, voyant son frère Benjamin, ne put con- L |
| tenir son émotion; il fut obligé de se retirer dans un son | à appartement voisin, afin de donner un libre cours à Î | j ses larmes, ric | D. Comment Joseph traita-t-il ses frères, quand il | en
fut revenu auprès d'eux ? | [
R. Il les traita avec bonté et distinction, et les fit mil méme mettre à table avec lui. L
D. Quel orra Joseph donna-t-il, en secret, touchant [ ses frères ? F
R. Joseph ordonna secrètement que l’on mit sa Éc: coupe d'argent dans le sac de Benjamin. Âge
D. Qu’'arriva-t-il ensuite ? À [
R. À peine étaient-ils partis que l’intendant de F Joseph les arrèta, les accusant d’avoir vole la coupe mai d'argent de son maitre. È cha
D. Que firent les tils de Jacob, en entendant cette L accusation ? en |
R. Convaineus de leur innocence, les fils de Jacob L
* demandèrent qu’on visitit aussitôt leurs sacs, et con- nait sentirent à ce que celui dans le sac duquel on retrou- L verait la coupe, demeurût prisonnier.
D. Que firent-ils quand ils virent qu’on avait retrou- Ê fit à vé la coupe dans le sac de Benjamin ? | lat
R. Ils se rendirent en toute hâte auprès du gouver- anc
neur, se jetèrent à ses pieds, et le supplièrent, avec D
l des torrents de larmes, de vouloir bien, par pitié pour R L leur vénérable père, les garder tous en prison, mais NO qua QUE de laisser partir Benjamin. 7 pi LL D. Quel effet produisirent sur Joseph les instances ù d'Is | de ses frères en faveur de Benjamin ? ji R R. Ému jusqu’au fond de l'âme pur les tendres sol- OUU
licitations de ses frères, Joseph ne put retenir pius M ren,
longtemps ses larmes, et s'écria d'une voix forte: D nant
“Je suis Joseph, votre frère, mon père vit-il encore ?
fami.
, après iculière
in ?
ut conlans un cours à uand il it les fit
uchant
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dant de à coupe
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gouverit, AVEC ié pour n, mais
stances
res solir pius
forte :
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TROISIÈME ÉPOQUR.
D. Que dit Joseph, revenu de sa première émotion ?
R. 11 dit à ses frères d'aller promptemsntchercher leur nère Jacob, avec leurs femmes et leurs enftnts, et de les amener: en Egypte, où il pourvoirait abondamment à leur subsistance,
D. Comment Jacob recut-il l'agréable nouvelle que son fils Joseph vivait encore?
R. [1 refusa d’abord d'y croire: mais, à la vue des riches présents qui lui étaient envoyés d'Exypte, il en fut pleinement convaincu et se décida à partir.
D. De combien de personnes se composait la famille de Jacob à son arrivée en Egypte?
R. Elle se compoxuit de soixante-dix personnes.
D. À quel âge Jacob mourut-il ?
R. Jacob mourut dix-sept ans après son arrivée en Égypte, dans l4 cent quarante-septième année de son âge (1689 avant J.-C.).
D. Que tit Jacob avant de mourir ?
R. Ilfit venir ses enfants auprès de lui, leur recomnmanda de servir Dieu uvet fidélité, et leur donna à chacun sa dernière bénédiction.
D. Quelles paroles remarquables Jacob dit-il à Juda en le bénissant ?
R. Il lui dit que le Messie, le Désiré des nations, nuitrait de sa race.
D. Que devinrent les restes de Jacob ?
R. Joseph, toujours plein d'affection pour son père, fit embautner <on corps, puis le tit transporter dans la terre de Chanaan, où il fut déposé auprès de ses ancetres.
D. A quel âge Joseph mourut-il ?
R. A l’âge de cent dix ans, il en avait commandé quatre-vingts à toute l'Egypte (1635 avant J.-C.).
D. Comment le Égyptiens traitèrent-ils les enfants d'Israël, après li mort de Joseph?
R. Après la mort de Joseph, les rois d'Égypte opprimèrent cruellement les [sraélites; ils entrepriren, mème de les détruire entierement, en condimaant à la mort tous leurs enfants mâles,
HISTOIRE BAINTB.
D. Par qui les Israëlites furent-ils délivrés de la srvitude des Egyptiens ?
R. Par Moise, un des descendants de Lévi.
D. Comment Moïse tut-il préservé de la mort, à laquelle étaient condamnés vous les enfants mâles des Hébreux ?
R. Pendant trois mois, la mère de Moïse parvint à soustraire à la mort son cher petit enfant; mais ne pouvant le cacher plus longtemps aux recherches de: envoyés du roi, elle construisit une corbeille de joncs soigneusement entrelacés et cimentés, de manière à empècher l’eau d'y pénétrer, et, après avoir mis son enfant dans ce berceau, elle l’exposa sur le bord du Nil. Lea divine Providence permit que la corbeille fut aperçue par la fille du roi, laquelle, touchee de compassion sauva la vie au futur législateur d'Israël (1571 avant J.-C.).
D, Que devint Moïse après son adoption par la tille de Pharaon ?
R. [lfut élevé dans le palais du roi, et inst: uit dans toutes les sciences connues des Exyptiens.
D. Que fit Moïse à l’ige de quarante ans ?
R. Moïse, ayant quarante ans, quitta le palais du roi pour aller rejoindre ses frères opprimeés. Peu après, ayant tué un Egyptien, qu'il avait vu outrager un Hébreu, il fut obligé de s'enfuir, et se réfugia dans le pays de Madian (1531 avant J.-C.).
D. Chez qui Moïse se retira-t-il dans le pays de Madian ?
R. Chez Jéthro, prince de ce pays, lequel lui donna en mariage sa fille Séphora, pour le récompenser du zèle avec lequel il avait défendu ses sept filles contre l'insolence de quelques pasteurs voisins.
D. Combien de temps Moïse demeura-t-il chez Jethro ?
R. Quarante ans; après lesquels le Seigneur lui apparut dans un buisson qui brûlait sans se consumer, et lui ordonna de retourner en Égypte, de se présenter devant Pharaon, et de lui demander la permission de conduire les Lsraélites hors de l'Égypte,
ivrés de la
mort, à lay mâles des
> parvint À t; mais ne Lerches de; le de joncs manière à ir mis son le bord du a corbeille touchée de ur d'Israël
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TAOISIÈME ÉPOQUE. 23 D. Pharaon accorda-t-il cette permission ?
R. Non; et bien que Moïse opérât divers prodiges en sa présence, Pharaon refusa opiniâtrément de luisser partir le peuple Hébreu.
D. Comment Dieu força-t-il Pharaon à laisser sor tir les Hébreux de l'Égypte?
R. Par divers fléaux, qu'on nomme les dix plaies d'Egypte.
D. Qu'est-ce que Dieu ordonna aux Israélites avant la dixième plaie ?
R. Dieu leur ordonna de manger un agneau dans chaque famille, Cet agneau, vu les circonstances dans lesquelles on le mangeait, fut appelé l'agneau pascul.
D. Quel effet la dernière plaie produisit-elle sur Phuraon ?
R. Elle “mollit tellement la dureté de son cœur, qu'il fit aussitôt venir Moïse et lui ordonna de partir promptement avec les Israélites (1491 avant J.-C.).
D. Que fitonsuite Pharaon, revenu de sa frayeur ?
R. Ilrassembla une armée formidable, avec laquelle il poursuivit les [sraélites, qu'il atteignit près de la mer Rouge.
D. Que fit Moïse en cette extrémité ?
R. Il étendit, de la part de Dieu, s:' main sur la mer, et les eaux aussitôt se divisèrent, ouvrant ainsi un passage pour les enfants d’[sraël.
D. Pharaon poursuivit-il les Israélites ?
R. Oui; car, aveuglé par la fureur, il ordonna à ses troupes de fondre sur eux.
D. Que fit Moïse en arrivant sur l’autre côté de la mer ?
R. Il étendit de nouveau sa main sur la mer, et en même temp», les eaux divisées se rejoignirent et englioutirent Pharaon avec toute sa puissante armée (1491 avant J.-C.).
D. Quelle fut la premiere action des Israélites, à la vue d’une telle delivrance ?
KR. A la vue d’une délivrance si miraculeuse, tout le peuple chanta des cantiques d'actions de grâces à Dieu,
D. Quel était le nombre des [sraélites À leur «artie de l'Égypte ?
R. [ls etaient environ six cent mille, sans compter les femmes ni les enfants.
D. Qu'est-ce que les Israélites emportèrent, en quittant l'Égypte?
R. Ils emportèrent les ossements de Joseph. Conformément au désir qu’en avait maziteste ce saint patriarche au moment de sa mort, ils transportèrent ce précieux dépôt en Chanaan, où ils le deposèrent avec les restes de son père Jacob et de sa mère Richel.
D. Combien de temps les Hébreux demeurèrent-ils en Egypte ?
R. Environ deux cents ans, depuis l’arrivée de Jacob avec toute sa famille.
D. Les Israëlites conservèrent-ils seuls la connaissance du vrai Dieu?
KR. Non, car il se trouvait plusieurs adorateurs du vrai Dieu parmi les (rentils, c'est-à-dire parmi les nations non unies avec les familles des patriarches. L'Écriture cite particulièrement Job et ses amis.
D. Qu'était-ce que Job?
R. Job etait un prince idumeen, d’une éminente vrobité et d’une très-grande piété. [l vivaitenviron quinze cents ans avant Jésus Christ,
Depuis la sortie de l'Égupte (1491 avant J.-C), jusau’à l'établissement de la Monarchie (1095 avant J.-C.).
D. Quelle fut la conduite des Lsraélites, après leur sortie de l'Egypte ?
R. À peine eurent-ils consomme les provision qu'ils avaient *pportées, qu’ils eommencèrent à mur
À leur sortie ns compter rtèrent, en eph. Conte ce saint nsportèrent deposèrent \ mère R4surèrent-ils arrivée de la connaisorateurs du rmi les naatriarches.
s Amis.
éminente itenviron
J-Cy, hie
après leur
provision ent à mur
murmurer contre le Seigneur ; ils voulaient même lapider Moïse et retourner en Esynte. Ù
D. Dieu abandonna-t-il son peuple dans ses différents besoins !
R. Non; illui envoya des cailles en abondance, puis il fit sortir de l’eau d’un rocher ; et, pendant les quarante années que les Hébreux passèrent dans le désert, Dieu les pourvut abondamment d’une nourriture délicieuse, appelée la manne,
D. Par qui les Israëélites furent-ils attaqués dans le désert ?
R. Par les Amalécites, peuple belliqueux descendant d'Esaü.
D. Comment les Amualécites furent-ils défaits ?
R. Josué, à la tête des combattants d'Israël, marcha contre eux, tandis que Moïse, retiré sur une montagne voisine, se mit en prière, les bras étendus en forme de croix, jusqu'à @e que l’ennemi fut entièrement défait,
D. Quand est-ce que Dieu donna sa loi aux Israëlites ?
R. Dieu donna sa loi aux Israélites trois mois après la sortie de l'Egypte, du haut de la montagne de Sinaï, au milieu des tonnerres et des éclairs.
D. Combien Dieu donna-t-il de commandements aux Israélites ?
R. Dix ; lesquels, pour cette raison sont appelés le Décalogue.
D. KRécitez les dix commandements.
R. 1. Je suis le Seigneur votre Dieu qui vous ai tiré de laterre d'Esypte, de la maison de servitude ; vous n'aurez point d'autre Dieu que moi.
2, Vous ne prendrez pas en vain le nom du Seigneur votre Dieu.