CARLETON
D. Que faisait alors le général Carleton ?
R. Ne croyant pas possible de défendre Montréal, il l’avait abandonné pour aller s’enfermer à Québec.
D. Dans quel état le gouverneur trouva-t-il Québec, lorsqu'il y arriva?
R. Il trouva la population divisée en deux camps.
La cause anglaise en Canada était en ce moment dans un état presque désespéré, Si les Canadiens euss:nt fait cause commune avec les insurgés, c'en était fait de la puissance anglaise en Canada, et, probablement, dans toute l'Amtrique du Nord.
D. Qu’avait fait la ville de Montréal pendant que le gouverneur fuyait ?
R. Pendant que le gouverneur fuyait, la ville de Montréal avait ouvert ses portes à Montgomery.
D. Où celui-ci marcha-t-il de là ?
R. De Montréal, Montgomery marcha sur Québec. Aux premiers jours de décembre, il parut devant les murs de cette dernière ville, à la tête de 1000 à 1200 hommes, après avoir été rejoint par le général Arnold, venu par la vallée de la rivière Kénébec, et celle de la Chaudière.
D. Que tentèrent les Américains, dans la nuit du 30 au 31 décembre ?
R. Les Américains tentèrent d'emporter la ville d'assaut ; mais ils furent si vigoureusement reçus, qu’ils durent se retirer, après avoir perdu leur chef, le général Montgomery, qui fut tué avec plusieurs des principaux officiers.
D. A qui fut dévolu le commandement d4 l’armée américaine, après la mort de Montgomery ?
R. Au général Arnold, qui s’eloigna un peu de Québec en attendant des secours qu’il demanda au Congrès.
D. Que firent les Américains, ayant reçu quelques renforts commandés par le général Thomas ?
R. Ils reprirent le siége de la ville en mars 1776, mais leurs batteries n’y causerent aucun dommage.
D. Quel parti prit le général Thomas à l'appart tion de vaisseaux anglais, dans le bas du fleuve ?
LL carie
MISTOIRE DU CANADA. [1777
R. A la nouvellede l’approchede vaisseaux anglais, le général Thomas s’empressa de lever le siège,
D. Que fit l'Angleterre voulant soumettre les colonies insurgées ?
R. Elle envoya un corps de 8000 vétérans, sous le commandement du géneral Burgoyne, qui arriva à Québec au mois de mai 1776.
D. Quel était le plan du général Burgoyne ?
R. Le général Bargoyne voulait opérer, par le Canada, une jonction avec sir William Howe, à New-York, afin de séparer les colonies du sud d’avec celles «le l’est,
D. Qu'arriva-t-il au général américain, Thompson, comme il marchait sur les Trois-Rivières pour s’en rendre maitre ?
R. Le 8 juin, le général américain fut rencontré par le brigadier Fraser; et, après un combat meurtrier, il fut fait prisonnier avec le colonel Irwin et 200 des siens. Le reste prit la fuite.
D. Où Burgoyne alla-t-il alors ?
R. Il s’avanca jusqu'à Sorel, et continua de poursuivre les Américains.
D. Que firent ces derniers ?
R. Se voyant pressés, les Américains se replièrent successivement sur St Frédéric et Carillon, après avoir brûlé les forts Chambly & St Jean.
D. Quel succès les Anglais eurent-ils sur le lac Champlain, le 13 octobre ?
R. Une flotille anglaise commandée par le capitaine Pringle, défit complètement, sous les batteries de St. Frédéric, la flotille américaine commandée par le général Arnold.
ne Que fit le général Burgoyne, au printemps de 1777?
R. Il envahit la Nouvelle-York, à la tète de 9000 hommes; mais, après quelque suceës sur le lac Champlain, il fut battu à Bennington et dans le voisinage d'Albany.
D. A quoi se vit-il forcé apres les deux revers qu’il venait d’essuyer ?
R. il se vit foreé de retraiter jusque sur les hau-
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