‹ Catéchisme ou Cours abrégé de l'histoire sainte, de l'histoire du Canada et des autres provinces de l'Amérique britannique du Nord [microforme]Chapitre 8 sur 80 · ÉPOQUE · texte numérisé non relu

ÉPOQUE

D. Qu’'arriva-t-il le soir du quatrième jour ? R. Holopherne donna, en l'honneur de Judith, un festin somptueux à tous les officiers de son armée. Le repas fini, et les officiers s'étant retirés, Holopherne, accablé de sommeil et d'ivresse, fut porté sur son lit.

D. Que fit Judith en ce moment ?

R. Elle supplia le Seigneur, les yeux baignés de larmes, de fortifier son faible bras et de favoriser ses efforts. Elle s’approcha alors du lit, saisit l'épée du fier Assyrien, et, de deux coups, lui trancha la tête.

D. Que fit ensuite Judith ?

R. Elle donna la tête d’Holopherne à sa servante, qui se tenait en dehors de la tente; puis, traversant le camp, comme elle avait coutume dele faire chaque jour, elle se rendit à la ville, où elle fut reçue avec de grandes démonstrations de joie par tous les habitants.

D. Que firent les habitants de Béthulie, dès que le jour commença à paraitre ?

R. Ils fondirent sur les Assyriens; ceux-ci, apprenant la mort de leur général, s’enfuirent précipitamment, abandonnant une immense butin à leurs vain-

queurs.

D. Combien de temps Manassès régna-t-il ?

R. Manassès régna cinquante-cinq ans. C'est le plus long règne dont il soit fait mention dans l’histoire du peuple juif.

D. Quel fut le successeur de Manassès ?

R. Ce fut son fils Amon. Ayant imité l'impiété, mais non le repentir de son père, il fut assassiné par ses officiers, après un malheureux règne de deux ans.

D. Quel fut le successeur d'A mon ?

R. Ce fut son fils, le célèbre Josias, un des plur sages et des plus vertueux roi de Juda.

D. Quel fut le principal objet de ses soins ?

R. Ce fut de détruire l’idolâtrie et de faire fleurir & vraie religion dans tout le royaume.

DEN Qi

ais

pt tie Op dE Rec rm cute

ed d'A 2 PTT LE a en ©

“| |; M4 L 44 NW?

KR:

el

SE ED nt RS PT Tee Ent

D. Par qui le pays fut-il attaqué, sous le règne de Josias ?

R. Par Néchao, roi d'Égypte, qui défit les Juifs dans une bataille désespérée, livrée au pied du mont Carmel, et dans laquelle Josias fut blessé mortellement (610 avant J.-C.).

D. Quel fut ie successeur de Josias ?

R. Ce fut son fils Joachas. Après un règne de trois mois, il fut détrôné par Néchao, qui mit son frère Joachim à sa place.

D. Quel est le grand prophète qui parut sous le règne de Joachim ?

k. Ce fut le prophète Jérémie. Il menacale roi et le peuple des plus grands châtiments, s'ils n’abandonpaient aussitôt leurs dérèglements et s'ils ne s'ettorçaient d’apaiser la colère de Dieu par un repentir sincère.

D. Quel effet ces prophéties produisirent-elles sur le roi ?

R. Elles excitèrent son mécontentement à un tel point que, s'étant emparé du livre qui les contenait, il le dechira et le jeta au feu.

D. Que fit Jérémie à cette nouvelle ?

KR. Sur l’ordre de Dieu, il écrivit les mêmes prophéties dans un autre livre, et ajouta mème de nouvelles menaces sux premières.

D. Quand ces prophéties s’accomplirent-elles ?

R. Elles s’accomplirent presque aussitôt après, lorsque Nabuchodonosor II, surnommé le Grand, mit le siége devant Jérusalem. 11 s’'empara de la ville, réduisit Joachim en servitude, l’'emmena à Babylone avec plusieurs princes et bon nombre de jeunes gens appartenant à des familles distingutes; parmi ces T0) se trouvait le prophète Daniel (606 avant

D. Joachim supporta-til longtemps cet état de captivité ?

R. Non, car trois ans s'étaient à peine écoulés qu’il essaya de se révolter contre le roi d’Assyrie; mais sos elorts furent sans succès, et il tomba entre les

règne de

les Juifs du mont mortelle-

e de trois son frère

t sous le

a le roiet 'abandon- 1e s'ettorrepentir

-elles sur

à un tel ontenait,

mes pro- ) de nou-

Iles ?

t après, rand, mit la ville, Babylone nes gens irmi ces D6 avant

t de Cap-

ilés qu’il ie; mais antre les

SIXIÈME ÉPOQUS. 87

mains des Chaldéens, qui lui firent subir le juste chà. timent de ses crimes.

D. Quel fut le successeur de Joachim ?

R. Ce fut son méchant fils Jéchonias. Après un court règne de trois mois seulement, il fut emmené captif à Babylone avec 10000 de ses sujets.

D. Qui fut placé sur le trône par Nabuchodonosor, après la défaite de Jéchonias ?

R. Ce fut Sédécias oncle du dernier roi. Il se rendit odieux à tout le jcuple, par le dérèglement de ses mœurs et par son impiéte.

D. Que fit Sédécias, la neuvième année de son règne ?

R. Il se révolta contre le roi de Babylone. Celui-ci marcha contre la Judée avec une puissante armée, et bloqua Sédécias dans Jérusalem.

D. Quelle fut l'issue de ce siége de Jérusalem ?

R. La ville fut prise de force, après une courageuse résistance de trois ans (588 avant J.-C.).

D. Quel fut le sort de Sédécias ?

R. Après lui avoir crevé les yeux, on le chargea de chaines, et on l’emmena captif à Babylone.

D. Qu'arriva-t-il à la ville de Jérusalem, ainsi qu’à tous ses habitants ?

R. Les murailles furent démolies, le temple fut brûlé, et tous les habitants furent transportés à Babylone, à l'exception seulement des laboureurs les plus pauvres, nécessaires pour cultiver la terre.

D. Que devint l'arche d’alliance ?

R. Elle fut cachée par le prophète Jérémie dans une caverne du mont Nébo.

D. Combien de temps a duré le royaume de Juda ?

R. Il a dure 387 ans, pendant lesquels il & été gouverné par vingt souverains.

SEPTIÈEME ÉPOQUE,

Depuis la destruction de Jérusalem (538 avant J.-C.), jusqu'au règne de Séleucus (187 avant J.-C.).

D. Qui fut désigné par Nabuchodonosor, pour gouveruer la Judée ?

R. Ce fut Godolias, un des officiers; mais il fut assassiné au milieu d’un festin, par Ismaël, homme remuant de la tribu de Juda.

D. Que firent les peuples, craignant la vengeance de Nabuchodonosor ?

R. Ils s'enfuirent en Égypte, contre l'avis de Jérémie, qui les assurait qu’il ne leur arriverait rien de fâcheux s'ils restaient dans le pays, et qu'au contraire, ils périraient tous s'ils passaient en Exypte.

D; Comment la prédiction de Jérémie fut-elle accomplie ?

R. Nabuchodonosor, ayant peu après déclaré la guerre au roi d'Égypte, s'empara de ses états, défit entièrement ses armées et fit massacrer tous les Juifs qui étaient dans le pays.

D. Comment furent traités les J'1ifs qui furent meués en captivité ?

R. Ils furent traités avec beaucoup de bonté par le monarque babylonien. Il leur permit même de vivre selon leur loi, et leur donna des gouverneurs de leur propre nation.

D. Quels sont les personnages les plus célèbres de la captivité ?

BR. Parmi les personnages les plus célèbres de la captivité, on remarque Daniel, Ananias, Azarias, Misaël, Susanne, Ezéchiel, Zorobabel, Esther et Mar. dochée.

D. Comment Daniel et ses trois compagnons furentils traités ? |

R. Sur l’ordre du roi, Daniel et ses trois compagnons, Apanias, Azarias et Misaël fureut choisis,

avant

pour gou-

ais il fut 1, homme

rengeance

vis de Jéuit rien de contraire,

ut-elle ac-

éclaré la tats, défit les Juifs

urent me-

té par le de vivre de leur

lèbres de

res de la Azarias, et Mar.

18 furent-

compachoisis,

SBPTIÈNE SPOQUE. À se

parmi leurs compagnons de captivité, pe être ins truits dans la langue et les mœurs des Chaldéens.

D. Comment Dieu les récompensa-t-il de leur fidélité à son service ?

R. Il leur donna une sagesse si remarquable que le roi leur confia plusieurs des places les plus importantes de son royaume.

D. A quel épreuve fut mise leur fidélité?

R. Quelques chefs des Babyloniens, jaloux de la confiance que le roi avait dans ces étrangers, entreprirent de les perdre. Pour cet effet, ils conseillèrent à Nabuchodonosor de condamner au feu tous ceux de ses sujets qui n’adoreraient pas sa statue, sachant bien que ces vertueux jeunes Hébreux ne consentiraient jamais à un tel acte d’impiété.

D. Que résulta-t-il de cet acte de jalousie ?

R. Le roi, irrité du refus des jeunes Hébreux, or donna qu'ils fussent jetés, pieds et mains liés, dans une fournaise ardente; mais le Seigneur, toujours attentif à ce qui regarde ses fidèles serviteurs, leur envoya aussitôt un ange, qui brisa leurs liens et les soulagea par une brise rafraichissante, tout en marchant avec eux au milieu des flammes qui les environnaient de toutes parts.

D. Daniel ne fut-il pas éprouvé à son tour ?

R. Daniel. ayant constamment refusé de participer à l’idolâtrie des Babyloniens, fut jeté dans la fosse aux lions. Le roi, ayant appris que ces animaux n'avaient fait aucun mal à Daniel, fit jeter dans la même fosse les ennemis du saint prophète, et ils furent à l'instant dévorés.

D. Comment Daniel se rendit-il encore célèbre à la cour ?

R. Il expliqua à Nabuchodonosor un songe extraordinaire qu’il avait eu, et par lequel Dieu faisait connaître à ce vaniteux monarque, qu’en punition de son orgueil, il serait chassé de la société des hommes et changé en bête pendant l’espace de sept ans.

D. Quelle célèbre interprétation Daniel donna-t-il dans une autre circonstance ?

60 HISTOIRE GAINTE,

R. Il expliqua à Balthasur le sens de truis mots mystérieux, que ce prince avait vu écrire par une main miraculeuse sur les murailles de son appartement, pendant un festin qu’il donnait à tous ses courtisans,

D. Quelle est la femme remarquable qui se trouvait parmi les captifs ?

R. C'était Susanne, juive d'une beauté extraordinaire, et qui avait été élevée par ses parents dans la crainte de Dieu et l'amour de la vertu.

D. Que sait-on d'Ezéchiel ?

R. Éz chiel était le troisième de: quatre grands prophètes; il prophétisa pendant vingt ans. Il fut mis à mort par un prince de sa nation, auquel il avait reproché son idolâtrie,

. Combien de temps dura la captivité ?

R. Elle dura soixante-dix ans; au bout desquels Cyrus, qui était alors roi de Perse, publia un édit par lequel il permettait aux Juifs de rentrer dans leur pays et de rebâtir le temple.

D. Tous les Juifs profitèrent-ils de cette permission ?

R- Non, car plusieurs s’établirent dans iles différentes provinces de la Perse.

D. Par qui les Juifs furent-ils reconduits en Judée après leur captivité ?

R. Par Zorobabel, prince de la famille de David,

D. Quel était le nombre des Juifs qui revinrent de la captivité ?

R. Environ 44000.

D. Quelle fut la première entreprise des Juifs, après leur retour de la captivité ?

R. Ce fut la reconstruction du temple, qu’ils exécutèrent malgré les continuelles oppositions de leurs ennemis. Cet édifice fut enfin terminé, etla dédicace s'en fit avec une grande solennite (515 avant J.-C.).

D. Quelle fut la conduite des Juifs après leur retour de la captivité ?

R. Délivrés de la captivité de Babylone, les Juifs renoncèrent pour jamais à l’idolitrie, qui leur avait ‘tiré un si terrible châtiment,

vis mots une main artemen t, burtisans, ) trouvait

Xtraordis dans ja

e grands . Il fut lil avait

desquels édit par ans leur

permis-

les diffé-

n Judée

David.

nrent de

Fs, après

S 6XÉCUle leurs lédicace u J.-C.).

r retour

>s Juifs r avait

SEPTIÈ):M ÉPOQUE. 61

D. Qu'arriva-t-il aux Juifs qui étaient restés en Perse ?

R. [ls furent crucllement porsécutés par Aman, favori du roi Assuerus,.

D. Par qui les Juifs furent-ils délivrés de la tyrannie d'Aman ?

R. Par Esther, nièce de Mardochée et épouse du roi Assuerus,.

D. Quel fut le sort d’'Aman ?

R. Il fut pendu à la potence même qu'il avait fait préparer pour Mardochée.

D. Qu'était-ce que Néhémie ?

R. Néhémie était un vertueux Israëélite, qui obtint d'Artaxerxès l'autorisation de reconstruire les murs de Jérusalem.

D. Quel est le grand conquérant qui fit son entrée à Jérusalem, 332 ans avant J.-C.?

R. C'est Alexandre le grand, fils et successeur de Philippe, roi de Macédoine.

D. Dans quelle intention Alexandre alla-t-il à Jérusalem ?

R. Alexandre s'avanca vers Jérusalem dans l'intention de livrer la ville qu pillage, parce que les habitants avaient refusé de fournir son armée de provisions, pendant le siége de Tyr.

D. Alexandre exécuta-t-il son projet ?

R. Non; car, à la vue de Jaddus, qui venait à sa rencontre, revêtu de ses ornements pontificaux, il changea tellement de dessein qu’il demanda au grandprètre de l’accompagner dans le temple, afin d’y offrir un sacrifice pour le succès de ses armes.

D. Comment l'empire d'Alexandre fut-il partagé après sa mort ?

R. Il fut partagé entre quatre gouverneurs royaux. D'après ce partage, Séleucus devint maitre de la Syrie et de la Judée,

Ts

ss

LE

RÉ E GETEE 5 PR PERS DC nm.

Depuis le rèyne de Séleucus Philopator (18T avant J.-C.), jusqu'à la naissance de J.-C.

D, Quel fut le sort des Juifs, sous les rois de Syrie ?

R. Les Juifs furent assez tranquilles, jusque sous le règne de Séleucus Philopator. Mais ce dernier roi, ayant appris d’un méchant homme, nommé Simon, que des sommes considérables d'argent étaient déposées dans le trésor du temple, chargea Héliodore de s'en emparer.

D. Heéliodore parvint-il à s'emparer du trésor ?

R. Non; car, comme il entrait dans le temple, il fut arrêté et terrasse par un cavalier superbement vêtu, tandis que deux anges, sous la forme de deux jeunes hommes, le frappaient violemment de verges,

D. Comment les Juifs furent-ils traités nar Antiochts Epiphane ?

R. Ils furent traités d’une manière bien cerucile, Sur uu simple soupçon, ce prince barbare marcha avec son armée sur Jérusalem; et, après s'être emparé de la ville, il massacra 80000 de ses habitants, fit 40000 prisonniers, et en vendit un très-grand nombre d’autres comme esclaves aux pays voisins (168 avant J.-C.).

D. Quelles furent les plus illustres victimes de la cruaute d'Antiochus ?

R. Ce fut d’abord le saint vieillard Éléazar, qui préféra perdre la vie plutôt que de feindre de manger des viandes défendues ; puis les sept frères Machabées, qui montrèrent un courage admirable au milieu des tourments qu’on leur fit subir.

D. Comment les Juifs furent-ils délivrés de la tyrannie d’Antiochus ?

R. Par le courage de Mathathias et de ses cinq enfants. Ils résolurent de venger, par un appel aux armes, l'honneur de leur religion et la cause de leur pays (167 avant J.-C.).

D. Que sait-on des exploits de Judas Machabée ?

187 avant

È de Syrie ?

jusque sous dernier roi, mé Simon, aient dépoéliodore de

trésor ?

à temple, il iperbement e de deux de verges, par Antio-

en crucile, re marcha ’être en pabitants, fit nd nombre (168 avant

imes de la

léazar, qui e de manfrères Manirable au

8 de la ty- 8 Cinq enappel aux

se de leur

chabée ?

BUITIÈME ÉPUQUI. ds

R. Quoiqu'il n’eût sous ses ordres que des forces relativement très-faibles, il attaqua hardiment les armées que le roi de Syrie envoyait successivement contre lui, et les vainquit dans plusieurs engagements.

D, Comment Judas Machabée mourut-il ?

R. Il fut tué dans une bataille désespérée, livrée contre une armée nombreuse de Syriens, que commaindait Bacchides.

D. Qui est-ce qui succéda à Judas Machabée, dans le commandement de l’armée des Juifs ?

R. Ce fut son frère Jon:thas. Il vengea la mort prémuturée de Judas, et obligea les Syriens d’évacuer le

ay8.

D, Quel fut le successeur de Jonathas ?

R. Ce fut Simon, cinquième et dernier des héroiques enfants de Mathathias.

D. Quels furent les plus remarquables parmi les successeurs de Simon ?

R. Ce fut l’abord Jean Hircan, son fils, qui gouverna le peuple pendant trente ans; puis Aristobule II, qui détrôna son frère et implora contre lui le secours des Romains. Ayant ensuite refusé de se soumettre à la décision de Pompée, général romain, il fut fait prisonnier et emmené à Rome, afin d’orner le triomphe de son vainqueur.

D. Quel fut le premier étranger qui porta le sceptre en Judée ?

R. Ce fut Hérode, Iduméen de naissance. Il obtint uu sénat romain un décret qui lui conférait le titre de roi de Judée (40 avant J. C.).

D. Quel est le grand événement qui arriva sous le règne d’'Hérode ?

R. C’est la naissance do Notre-Seigneur Jésus-Christ, laquelle eut lieu le 25 Décembre, 4004 ans après la création du monde.

PS

ee RE ST ON Poe.

NOUVEAU PESTAMENT

D. En quel état était le monde, à la venue du Messie ?

R. A la venue du Messie, le monde jouissait d’une paix universelle, sous la domination romaine ; et toutes les nations de la terre, à l'exception de la nation juive, étaient ensevelies dans la plus profonde idolitrie.

D, N'y avait-il pas alors une attente générale de quelque grand personnage ?

R. Oui; les écrivains paiens assurent que la croyance se répandait parmi les peuples, qu’un souverain viendrait de l'Orient, et qu’il soumettrait l’univers à son empire.

D. Quel était ce grand souverain ?

R. Le Messie, qui avait été promis aux patriarches et annoncé par les prophètes.

D. Qui est-ce qui fut choisie pour être la mère di, Messie ?

R. Ce fut une vertueuse vierge de la tribu de Juda, nommée Marie.

D, Comment l'ange salua-t-il la très-sainte Vicrge ?

R. L'ange suluu Marie par ces mots : ‘“ Je vous salue, Ô pleine de grâces, le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre toutes les femmes. ”

D. Comment la très-sainte Vierge donna-t-elle son consentement ?

R. Marie donna son consentement au grand mystère de l’Incarnation, pur ces simples mots: “ Voici la sorvaute du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. ”

D. Que se passa-t-il, dès que Marie eut donné son consentement ?

R. Le Fils de Dieu, la seconde personne de la Très- Sainte Trinité, s'incarna dans le sein virginal de Marie.

D. Où demeurait la très-sainte Vierge ?

R. A Nazareth, ville de Galilée.

D. Où naquit le Sauveur du monde ?

venue du

ssait d’une ; éttoutes tion juive, olâtrie, rénérale de

ue la croy-

Souverain l'univers à atriarches la mère di, u de Juda, te Vicrge ?

vous salue, JOUS; vous -t-elle son rand mys- S: Voici

elon votre

donné son

le la Trèsde Marie.

HOUVMAU TESTAMENS. )

R. A Bethléem, petite ville de la tribu de Juda, D, Par quelle circonstance la trè+-sainte Vierge et saint Joseph étaient-ils allés à Bethléem ?

R. [ls allôrent à Bethléem, pour obéir à un édit de l'empereur Auguste, qui ordonnait que chacun se fit enregistrer dans la ville de ses ancètres. Or, comme Marie et Joseph descendaient de la famille royale de David, ils se rendirent à Bethléem. |

D. Où Marie et Joseph se retirèrent-ils, en arrivant à Bethleem ?

R. Comme toutes les hôtclleries étaient remplies, et afin de se procurer un abri contre les intempéries de la saison, ils se réfugièrert dans une pauvre étable, située à l'extrémité de la ville. C’est là qu'au milieu de la nuit du 25 décembre, l’immaculée vierge Marie mit au monde son divin Fils; elle l’enveloppa ensuite de lanses, et le coucha dans une crèche,

D. À qui la naissance du Messie fut-elle d’abora annoncée ?

R. A de simples bergers qui veillaient à la garde de leurs troupeaux, dans les plaines de Bethleem.

D. Qu'est-ce que les bergers entendirent en même temps ?

R. Ils entendirent une troupe d’anges, qui chantaient: “Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la torre aux hommes de bonne volonté. ”

D. Que firent alors les bergers ?

R. Ils allèrent à Bethléem ; y ayant trouvé le divin Enfant, ils se prosternèrent et l’adorèrent,

D. Quand le divin Enfant fut-il circoncis ?

R. Ce fut le huitième jour après sa naissance; il reçut le nom adorable de Jesus.

D. Par qui Notre-Seigneur fut-il adoré, douze jours après sa naissance ?

KR. Par trois hommes savants et puissants, nommés Mages, lesquels, guidés par une étoile miraculeuse, vinrent de l'extrémité de l’orient, pour adorer le roi ue< Juifs nouvellement né.

D. Que se passa-t-il quand les Mages arrivèrent à Jérusalem ?

R. A peine les Mages turent-ils arrivés à Jérusa. lem, que l'étoile disparut. Pensant alors qu’ils étaient au terme de leur voyage, ils s'enquirent où était le roi nouvellement ne: ‘ Où est le roi des Juifs qui vient de naître? dirent-ils, car nous avons vu son étoile en orient, et nous sommes venus l’adorer. ”

D. Que fit Hérode, en apprenant cette nouvelle?

R. I! assembla les docteurs de la nation et leur demanda où devait naître le Christ : “ À Bothléem de Juda, répondirent-1!s. ”

D. Que fit Hérode après cette réponse ?

R. Il congédia les Mages, après leur avoir expressément recommandé de revenir aussitôt qu'ils auraient trouvé l'Enfant, parce qu’il voulait lui aussi aller Vadorer.

D. Qu'arriva-t-il dès que les Mages furent sortis de Jérusalem ?

R. A peine les Mages étaient-ils hors de Jérusalem, que l'étoile miraculeuse leur apparut de nouveau: elle alla encore au-devant d’eux, jusqu'au moment où elle s’arréta sur le lieu où était couché le divin Enfant.

D. Les Mages revinrent-ils vers Hérode ?

R. Non, car, ayant ete avertis par un ange de ne pas retourner à Jerusalem, ils s’en allèrent dans leur pays par un autre chemin.

D. Que tit Hérode, voyant que les Mages ne revenaient pas ?

R. Il ordonna qu’on massacrät tous les enfants miles de deux ans et au-dessous, dans Bethléem et les environs, cspérant, par ce moyen, faire périr l'Enfant Jésus.

D. Commentle divin Enfant echappa-t-il à la mort ?

R. Un ange apparut à saint Joseph pendant son sommeil, lui ordonna de se lever, de prendre l'Enfant et sa mère et de s'enfuir en Egypte.

D. Combien de temps la sainte Famille demeura-telle en Egypte ?

R. Environ sept ans; après ce temps, elle revint à Nazarcth. |

à Jérusa.

ils étaient ù était le Juifs qui son étoi-

ouvelle ?

n et leur Bethléem

r express auraient ussi aller

sortis de

érusalem, nouveau ;

moment > le divin

ge de ne dans leur

ne revefants mi- 2m et les l'Enfant la mort ?

dant son l'Enfant

meur:-t-

revint à

MONWRAU MESTAMENT. 61

D. Quefit Notre-Sei,yneur, a l’âge de aouze ans? K. {1 alla à Jérusalem célébrer la fête de Pique

‘Quand le temps de la fête fut passé, il demeura à Jé-

rusalem, tandis que ses parents, le croyant avec ceux de leur parenté, s’en retournaient sans inquiétude à leur logis.

D. Que firent la très-sainte Vierge et saint Joseph, quand ils s’aperçurent que Jésus n’était pas en leur compagnie ?

R. Ils revinrent à Jérusalem, pénétrés de la plus vive affection, et y cherchèrent leur divin Fils avec le plus grand soin. Le troisième jour, enfin, ils le trouvèrent dans le temple, conversant avec les docteurs et les étonnant par la sagesse de ses paroles.

D. Que fit Notre-Seigneur, après être sorti du temple?

R. Il retourna avec ses parents à Nazareth, et il leur était soumis.

D. Que tit Notre-Seigneur, à l'âge de 30 ans?

R. Il alla au fleuve du Jourdain, et y fut baptisé par saint Jean-Baptiste.

D. Qu'arriva-til au moment où Notre-Seigneur recevait le baptème ?

R. Le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d'une colombe, etune voix venant du ciel fit entendre ces paroles : ‘“ Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances. ”

D. Où alla Notre-Seigneur, après son baptème ?

R. Il se retira dans le désert, où il passa quarante jours et quarante nuits dans le jeûne et dans la prière; il permit ensuite au démon de le tenter.

D. Que fit Notre-Sceisneur, après sa sortie du désert ?

R. Il retourna au Jourdain, et choisit ses premiers disciples: André, Pierre, Jacques et Jean.

D. Où alla Notre-Seigneur avec ses disciples ?

R. A Cana, en Galilée; là, sur l4 demande de ss très-sainte Mère, il changea miraculeusement l’eau en vin.

D. Cominent peut-on diviser la vie publique de Notre-Seigneur ?

2 prono té A Le Er PRE FES EE 2 nl Eu.

RS Re TT

68 NOVVEAU TESTAMBENE

R. En trois parties: ia première comprend les mi. racles qu'il opéra pour prouver la divinité de sa mis. sion ; la deuxième, les paraboles dont ils se servait pour inculquer le sentiment de la vertu; et la troi. sième, les souffrances qu'il endura pour l’expiation des péchés des hommes.

D. Où demeurait ordinairement Notre-Seigneur, pendant sa vie publique ?

R. Il demeurait à Capharnaüm, ville située sur le bord occidental du lac de Genézareth.

D. Quels miracles Notre-Seigneur opéra-til à Capharnaüm ?

R. il délivra la belle-mère de saint Pierre d’une fièvre violente, et guérit le serviteur d’un centurion.

D. Que dit le centurion, en voyant Notre-Seigneur se rendre chez lui ?

R. Il s'écria: “Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.”

D. Quelle est la personne distinguée de Capharnaûm, qui se fit disciple de Notre-Scisneur ?

R. C’est un publicain, nommé Lévi. Il devint plus tard l’apôtre et l’évangéliste, connu sous le nom de saint Matthieu.

D. Combien Notre-Seigneur choisit-il d'Apôtres ?

R. Il en choisit douze, dont voici les noms : Simon, surnommé Pierre, et Andre son frère, Jacques le Ma-

jeur et Jean son frère, Philippe, Barthélemi, Thomas,

Matthieu, Jacques le Mineur et Jude son frère, Simon, surnommé le zelé, et Judas Iscariote.

D. Quel fut le chef des Apôtres ?

R. Ce fut Simon, lequel reçut de Notre-Seigneur le surnom de Pierre.

D. Quelles paroles remarquables Notre-Seigneur dit-il en même temps à Saint-Pierre ?

R. “Vous êtes Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle, je vous donnerai les clefs du royaume des cieux, tout ce que vous lierez sur la terre, sera

nà les mi.

de sa mis.

se servait et la troi.

fexpiation

Seigneur, uée sur le -til à Carre d’une ‘enturion,

-Seigneur

digne que seulement

> Caphar- ?

vint plus le nom de

Apôtres ?

s: Simon, 1es le Ma- Thomas, e, Simon,

Seigneur

Seigneur

je bâtirai vaudront

royaume rre, sera

lié dans le eiel, et tout ee qne ‘ous délierez sur la terre, sera délié dans le ciel. '

D. Quelle charge Notre-Seigneur coufia-t-il plus tard à saint Pierre.

R. Notre-Seigneur chargea saint Pierre de gouverner les fidèles et les pasteurs de son Eglise, par ces

aroles : “Paissez mes agneaux, paissez mes brebis.”

D. Queiles autres paroles remarquables Notre-Seigneur adressa-t-il à saint Pierre, en une autre circonstance ?

R. “Simon, Simon, voilà que Satan a demandé à vous cribler comme on crible le froment; mais j'ai prié pour vous, afin que votre foi ne deéfaille point, et que, lorsque vous serez converti, vous raffermissiez vos frères.”

D. Quelle mission Notre-Seigneur donna-t-il à ses Apôtres ? :

R. Illeur dit d'aller annoncer l'Evangile aux brebis perdues de la maison d'Israël.

D. Outre ses Apôtres, Notre-Seigneur ne fit-il pas un autre choix parmi ceux qui le suivaient ?

R. Oui, il choisit encore soixante-douze disciples, qu'il envoya deux à deux dans les divers lieux où il devait :ui-mème aller.

D. Quelle lecon d’humilité Notre-Seigneur donnat-il à ses disciples ?

R. Ayant pris un potit enfant, il leur dit: “Si vous ne devenez semblables à ce petit enfant, vous n’entrerez point dans le royaume des Cieux.”

D. Que tit Notre-Seigneur, après avoir choisi ses Apôtres ?

R. Il leur adressa, ainsi qu'à la nombreuse multitude réunie autour de lui, cet admirable discours, appelé le sermon de la montagne.

D. Que peut-on considérer comme l’abrégé de ce discours ?

R. Les huit béatitudes,.

D. Récitez les huit béatitudes.

R. 1°.—Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux leur appartient. j

To ROUVEAU TESTAMENT.

2°,—Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu'ils possèderont la terre.

3°,—Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés.

49,—Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parcequ'ils seront rassasiés.

5°,—Bienheureux ceux qui sont miscricordieux, parce qu’ils obtiendront eux-mêmes miséricorde.

6°.—Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu.

1°.—Bienheureux les pacifiques, parce qu’ils seront appelés les enfants de Dieu.

8°,—Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux leur appartient.

D. Qui est-ce qui vint au-devant de Notre-Seigneur, comme il descendait de la montagne ?

R. Ce fut un lépreux, qui l'adora, disant: ‘&oigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir,” et Notre-Seigneur étendant la main le toucha, et lui dit: “Je le veux, soyez gucri.”

D. Combien de morts Notre-Seigneur at-il ressuscités ?

R. Trois, savoir: la fille de Jaïre; le fils de la veuve de Naïm, et Lazare, riche habitant de Béthanie.

D. De quelles circonstances fut accompagnée la résurrection de la fille de Jaiïre ?

R. Jaire, qui était chef de la Synugogue, vint prier Jésus de venir chez lui, afin d'imposer les mains sur sa fille qui venait de mourir. Notre-Seigneur s'y rendit en effet; il fit retirer les gens qui pleuraient, et, prenunt la jeune fille par la main, il la rendit à la vie.

D. De quelles circonstances fut accompagnee la résurrection du fils de la veuve de Naïm ?

R. Comme Notre-Seigneur approchait de la ville de Naïim,il vit un grand nombre de personnes qui accompagnaient un mort que l’on portait en terre: c'était le fils unique d’une pauvre veuve. Touché de compassion à la vue de cette mère désolée. Notre-

Sceig me,

goix Con

tom pa r'£ son

ven(

vrce qu'ils irce qu'ils soif de la

icordieux, orde, pur, parce

’ils seront

rsécution ieux leur

Seigneur,

nt: ‘“Koiérir,”’ et ot lui dit:

-il ressus-

> la veuve anie.

agnée la

vint prier mains sur gneur s'y leuraient, endit à la

agnee la

) la ville nnes qüi en terre :

ouché de Notre.

Scisneur s’approcha du cercueil, et dit : ‘“ Jeune homme, levez-vous, Je vous l’ordonne. ” Éveilié par cette voix puissante, le jeune homme se leva aussitôt et commença à parler.

D, Comment Lazare fut-il ressuscité ?

R. Arrivé à Béthanie, Notre-Seigneur se rendit an tombeau où Lazare avait été déposé quatre jours auparavant; puis, ayant adressé une courte prière à son Père céleste, il s’écria d’une voix forte: “L::ure venez dehors. ”

D. Quel effet ces miracles produisirent-ils ?

R. Ils provoquèrent la jalousie des Pharisiens et la haine de la synagogue.

D. Où Notre-Seigneur se retira-t-il pour se dérober à la fureur de ses ennemis ?

R. Il se retira dans le désert, où il nourrit cinq mille personnes avec cinq pains d'orge et deux petits poissons.

D. De quels moyens Notre-Seigneur se servait-il pour instruire le peuple ?

R. Il se servait surtout de paraboles.

D. Quelles sont les principales paraboles ?

R. Les principales paraboles sont celles de l'Enfant prodigue, du bon Samaritain, du mauvais Riche, des Talents, des dix Vierges, des Vignerons et du bon Pasteur.

D. Quel effet produisaient sur le peuple les instructions et les miracles de Notre-Seigneur ?

R. Tout le neuple était frappe d’admiration : les uns disaient qu':! était Jean-Baptiste ressuscité ; d’autres, q'v'il était Elie ; d’autres enfin, qu’il était Jérémie ou quelqu'un des prophètes.

D. Que répondit saint Pierre, quand Notre-Scigneur demanda à ses Apôtres qui on pensait qu'il était ?

R. Il répondit avec une foi ferme: “ Vous êtes le Christ, le fils du Dieu vivant. ”

D. Que dit alors Notre-Seigneur à saint Pierre ?

R. ïl lui dit: ‘“ Vous êtes heureux, Simon, parce que ce n’est point la chair ni le sang qui vous ont

Page 1