‹ Catéchisme politique (volume 2)Chapitre 91 sur 266 · Le ministre du commerce et de l'industrie · texte numérisé non relu

Le ministre du commerce et de l'industrie

10. Le ministre de l'agriculture (enseignement agricole et vétérinaire, administration des haras, etc..)

D. Quels auxiliaires aident les ministres dans l'exercice de leurs fonctions?

R. Les ministres, secrétaires d'État, comme on les appelle, ont quelquefois pour auxiliaires des sous-secrétaires d'Etat, ou vice-ministres, et toujours un personnel très capable, très habile pour l'expédition des affaires : secrétaires, directeurs, chefs de bureaux, etc. Enfin, il existe,, pour la plupart des grands services publics, des conseils supérieurs, des conseils ou comités administratifs, destinés à éclairer le ministre et à préparer certains de ses actes.

Cette institution, appliquée depuis longtemps à la plupart des services publics, a produit les plus heureux résultats. Les conseils supérieurs sont composés d'hommes instruits et expérimentés sur les objets spéciaux de chaque service, agriculture, manufactures, commerce, guerre, instruction publique, etc., et tiès aptes, par conséquent, à donner au ministre de sages avis, à éclairer la marche de l'administration. Placés entre la routine des bureaux qui répugnent aux réformes, et les variations de la politique qui, quand elle change, prétend tout changer avec elle, les conseils supérieurs guident sûrement chaque administration dans la voie d'un sage progrès.

Des conseils de ce genre existent déjà pour l'agriculture (depuis 1831), pour les mines (depuis 1810), pour les ponts et chaussées (depuis l'an XII), pour le commerce et les manufactures (depuis Louis XIV), pour l'instruction

publique (depuis 1850), pour la guerre (rétabli en 1872), pour l.\ marine (des conseils de l'amirauté depuis 1824 et celui d^s travaux depuis 1831), pour les bâtiments civils (créé en 1791). Ces phares administratifs ne sont pas moins nécessaires pour éclairer les autres services publics, tels que les cultes, Injustice, les postes, les télégraphes, ]<^s finances, les forêts. Il faut donc les multiplier, les organiser de façon à ce qu'ils donnent une lumière qu leur soit propre, qui émane d'eux, au lieu de refléter simplement celle des bureaux.

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