AVIS DES ÉDITEURS VII
.<rros volume des arguments, et passeront, grâce à Y Homme d'Etat, pour des érudits et de profonds politiques.
Henry d'Ideville.
[Journal de Paris, 6 octobre 1875.)
Nous venons de lire une feuille politique ; consultons maintenant un journal de jurisprudence, la Gazette des Tribunaux :
Le Catéchisme politique, à l'usage des Français, n'est pas, comme son titre le pourrait donner à penser, un ouvrage élémentaire de quelques feuilles d'impression. C'est un gros volume très-complet, très-sérieux, très-savant, de près de mille pages.
L'auteur n'a pas voulu faire connaître son nom. C'est un homme d'État, voilà tout ce que nous pouvons savoir.
De la première partie de l'ouvrage, nous n'avons rien à dire: toutes les opinions sont libres et respectables, quand elles sont sincères.
Ce que nous voulons signaler, ce sont les parties suivan tes, qui sont consacrées à l'exposé et à la discussion du droit constitutionnel, public et administratif de la France.
Les chapitres qui traitent de nos diverses constitutions et où l'auteur expose les principes qui, suivant lui, doivent servir de base à la meilleure loi politique, sont fort inté ressauts et témoignent d'une grande connaissance de notre histoire parlementaire et de notre droit moderne.
Le chapitre consacré aux finances explique avec une très grande lucidité le mécanisme du budget et des contributions publiques.
Celui qui traite de l'organisation judiciaire mérite tout particulièrement d'être signalé ici. L'auteur a des idées très saines et très correctes sur l'administration de la justice. Il examine les divers systèmes qui ont été appliqués et préconisés, suivant les époques, pour la nominatfon des magistrats. Il fait ressortir, avec beaucoup de force et de justesse, tous les périls et tous les abus qui ont résulté et