‹ Catéchisme politiqueChapitre 62 sur 233 · SACRIFICE DE LA MESSE · texte numérisé non relu

SACRIFICE DE LA MESSE

célébration du dimanche revive dans toute sa splendeur : « Les classes ouvrières », dit-il, « sont trop intéressées au maintien de la fériation dominicale pour qu'elle périsse jamais. Là où le dimanche n'est plus respecté, il est constant que l'on ne travaille pas davantage, peut-être moins,..

« Le repos est père du mouvement, générateur de la force et compagnon du travail. Le repos, pris modérément et à temps utile, soutient le courage, fortifie la volonté et rend invincible la vertu... Ce qui importe, c'est sa périodicité fixe et régulière, qui coupe à intervalles égaux la succession des œuvres et des jours 1 ». Les faits justifient la logique de Proudhon : en effet, en France, l'ouvrier travaille 66 à 72 heures, en Angleterre 57 seulement, en Amérique 48; et cette différence énorme vient surtout du repos du dimanche, précédé du repos du samedi après midi, obligatoire dans les pays libres. »

D. Reprenez la suite des devoirs envers Dieu.

R. Vous assisterez tous au divin sacrifice qui me sera offert par lequel on m'adore en esprit et en vérité, en esprit, car dans l'Église que j'ai établie on ne m'offre point de chair sanglante, on n'égorge plus en mon honneur des animaux et des hommes.

Seul le christianisme a pu faire cesser les sacrifices humains: tous les peuples, croyant avec raison à une faute primitive du genre humain envers la divinité, avaient presque tous plus ou moins recours à l'effusion du sang humain pour expier cette faute et apaiser la colère céleste. Le grand sacrifice de la croix a rendu inutiles tous ces sanglants sacrifices: l'Homme-Dieu, en mourant pour tous les hommes, afin de les réconcilier avec Dieu, et en

1. La Célébration du dimanche, considérée sous les rapports de l'hygiène publique, de la morale, des relations de famille et de cité, par P.-J. Proudhon. Paris, 1865.

Voir sur cette importante question le remarquable travail de M. Pradié, député, publié dans la Revue du Monde catholique, sous ce titre : « Note à mes collègues ».

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