‹ Catéchisme politiqueChapitre 81 sur 233 · Ch. m · texte numérisé non relu

Ch. m

110 j CIIAP1TUE 11. — CIVILISATION

honorent et que le Seigneur vous exauce quand vous lui demanderez cette grâce.

Celui qui honore son père jouira d'une longue vie,

Celui qui écoute Dieu aura de tendres soins pour sa mère. »

Remarquons que la Bible, comme la nature, exige de nousjplus de tendresse pour nos mères, et elle en donne pour raison que notre mère nous aime plus vivement et a plus souffert pour nous. Tobie, parlant à son fils, lui dit : « Honorez votre mère tous les jours de votre vie et souvenez-vous des dangers qu'elle a courus et des maux qu'elle a souflerts en vous portant dans son sein ' ». Que 'ne devons-nous pas à nos mères, quels titres n'ont-elles pas à notre amour : les dégoûts d'une longue grossesse, les dangers de l'enfantement, les douleurs qui ont accompagné notre naissance et les maternelles inquiétudes qui l'ont suivie 2. »

D. Quelle est la mesure de l'amour et de l'obéissance que nous devons à nos parents?

R. L'amour de nos parents doit occuper dans notre cœur la première place après l'amour de Dieu, car nos parents sont, après Dieu, les auteurs de la vie, de l'être, de la santé, des biens du corps et de l'àme, de leurs enfants. Toutefois, nous devons aimer Dieu, qui est souverainement aimable, plus que nos parents, plus que nousmêmes; si donc nos parents nous demandaient quelque chose qui fût contraire à la volonté de Dieu, nous devrions suivre ce précepte qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu aux hommes :j, et ces paroles de Jésus-Christ: « Si quelqu'un vient a moi et ne hait pas son père et sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Quelle mauvaise foi ne faudrait-il pas avoir pour dire que Jésus-Christ recommande la haine des parents? Ce n'est pas la haine qu'il

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