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DEVOIRS DES ENFANTS ENVERS LEURS PARENTS 1 d 1
recommande, c'est l'ordre dans l'amour : il l'explique clairement : « Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. » Il nous a donné lui-même l'exemple : son histoire dit qu'il était soumis à son père et à sa mère; mais quand sa mission divine exigeait qu'il s'arrachât à leur tendresse, il n'hésitait pas et leur disait : « Ne savez-vous pas qu'il faut qu'avant tout je m'occupe des affaires de mon père qui est dans le ciel? »
Saint Paul nous donne la mesure exacte de l'obéissance que nous devons à nos parents : il veut que nous leur obéissions en tout ce qui est juste et raisonnable, en tout ce qui n'est pas contraire à la volonté de Dieu. Il affirme que cela est agréable à Dieu. Dans le trop fidèle tableau qu'il nous fait des horribles désordres qui dégradaient l'humanité, plongée dans les ombres du paganisme, figure « la désobéissance aux parents ! ». Dans sa deuxième épître à son disciple Timothée, l'apôtre, lui décrivant les mauvais chrétiens contre lesquels il doit se mettre en garde, chrétiens de nom qui se livrent à tous les vices des païens, range encore, parmi les plus graves désordres, la désobéissance aux parents : « Il y aura parmi vous des hommes égoïstes, avares, orgueilleux, médisants, désobéissants à leurs pères et à leurs mères, ingrats, impies, intempérants, inhumains... Évitez-les ».
D. Quels sont les principaux objets de l'obéissance des enfants envers les parents?
R. C'est surtout, comme le remaque saint Thomas, en ce qui concerne l'administration et les biens de la famille et en ce qui regarde les bonnes mœurs, que les enfants sont particulièrement soumis à leurs pères et à leurs mères 2. Les enfants pèchent donc, d'après la théologie catholique, en désobéissant à leurs parents, qui leur commandent de fuir certaines compagnies et certains lieux où le jeu, l'intempérance et les mœurs légères sinon dissolues sont en honneur; de faire certains travaux,