‹ Catéchisme positiviste: ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 86 sur 136 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

cieuse au e<Bur qu*à Tesprit, en étendant la sympathie au delà de notre espèce, de manière à tempérer nos conflits trop fréquents avec les races subordonnées.

La Femme. Quoique j*aime beaucoup, mon père, à contempler les animaux, afln d*y retrouver tous nos mobiles essentiels, je présume que le tableau cérébral peut se passer de cette vérification, qui ne convient pas à des esprits quelconques.

Le Prêtre. Les observations limitées à notre espèce suffisent, en effet, ma fille, pour dissiper toute incertitude sur chaque partie de cette théorie positive de rame et du cerveau. Même Tanalyse intellectuelle, plus délicate que les deux autres comme étant moins tranchée, peut se vérifier d'après les faits journaliers. Il suffit de. comparer ainsi les deux sexes pour reconnaître la distinction principale entre Tappareil contemplatif et l'appareil méditatif; puisque la première fonction est plus développée chez la femme et la seconde chezrhomme. On sépare pareillement les deux organes méditatifs, en remarquant que votre sexe est mieux disposé à rapprocher .les faits et le mien à les coordonner. Si nos docteurs étaient aussi sagaces que la plupart des femmes, et pareillement dégagés d^opinions vicieuses, les comparaisons tranchées que fournit la série zoologique deviendraient inutiles pour les convaincre à cet égard.

La Femme. Avant d'étudier le tableau cérébral, je voudrais, mon père, éclaircir quelques doutes résultés de sa première inspection. L'ensemble des instincts m'y parait bien apprécié, sauf l'instinct maternel, que je

in*alteiidais à voir figurer dans l'altruisme et non dans régoïsme.

Le Prêtre. Vous le confondez, ma fille, avec les réactions sympathiques qu'il comporte, mais qui ne lui sont pas inhérentes, puisqu'elles manquent souvent. L'observation zoologique ne laisse aucun doute sur cette distinction, en montrant la maternité chez des animaux trop inférieurs pour offrir les sentiments élevés qui s'y joignent parmi nous. Mais vous pouvez dissiper toute incertitude sans sortir de notre espèce. Quelque précieux perrectionnement que cet instinct reçoive de la civilisation, surtout moderne, par la réaction croissante de la société sur la famille, on peut encore démêler journellement sa propre nature chez les femmes peu sympathiques, où il s'isole mieux. Alors on reconnaît que l'enfant constitue directement, pour la mère, autant que pour le père, une simple possession personnelle, objet de domination, et souvent de cupidité, plus que d'une affection désintéressée. Seulement, les rapports résultés de la maternité pouvant stimuler beaucoup les penchants bienveillants, ils contribuent spontanément à développer ceux-ci dans tous les bons naturels, mais sans créer jamais les sympathies que cette réaction suppose. En comparant les divers états sociaux, simultanés ou successifs, on saisit le vrai caractère d'un instinct qui, avant d'être élaboré par la providence humaine, dispose souvent à vendre les enfants, et même à les tuer, pour de simples motifs personnels. D'ailleurs regardez autour de vous comment on décide habituellement les professions ou les [ma-

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