‹ Catéchisme positiviste, ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 106 sur 115 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

diirère , pour le dogme , qu'en confondaut l'activité avec la vie, et, quant au culte, en adorant les matériaux au lieu des produits.

Dans toute initiation Immaine, spontanée ou dirigée, le fétichisme constitue le seul mode du régime lictif qui soit vraiment inévitable, parce qu'il surgit eu un temps où l'espèce et l'individu sont incapables de réflexions quelconques. Chacune des deux autres phases préliminaires peut être épargnée à l'évolution pleinement systématique. Si nous tenions à préserver nos enfants du polythéisme, nous y pourrions parvenir eu prolongeant l'état félichique jusqu'à ce que, par des modifications graduelles, il aboutît au positivisme. 3iais cet effort manquerait alors d'opportunité, sans parler de sa tendance à troubler l'essor naturel de l'imagination humaine. Il en est tout autrement envers l'évolution collective de l'Afrique centrale, où de telles transformations comporteront la plus salutaire efficacité , tant locale qu'universelle.

La Femme. Je n'ai plus , mou père, qu'une dernière remarque à vous soumettre sur ces immenses métamorphoses intellectuelles et sociales, qui donnent tant d intérêt aux plus vastes rapports humains, toujours souillés jusqu'ici d'égoïsme et d'empirisme. Sans partager aucunement les barbares préjugés des blancs contre les noirs , j'ose ii peine espérer que

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liuiiversalUé de la foi positive ne soit pas indéfiniment entravée par la diversité des races.

Le Prêtre. La vraie théorie biologique des races luimaines résulte, ni :i fille, de la conception de Blainville, qui représente ces diiïérences comme des variétés dues au milieu , mais devenues fi \es , même héréditairement, quajid elles eurent atteint leur plus grande intensité. D'après ce principe, on peut construire subjectivement une doctrine essentiellement conforme aux seules diversités constatées par l'appréciation objective, qui n'admet réellement que trois races distinctes, blanche, jaune, et noire.

En effet, il n'a pu se développer de différences essentielles et durables qu'envers la prépondérance relative des trois parties fondamentales de l'appareil cérébral, spéculative, active, et affective. Telles sont donc nos trois races nécessaires, dont chacune est supérieure aux deux autres, ou en intelligence, ou en activité, ou en sentiment, comme le confirme l'ensemble des saines observations Cette appréciation finale doit les détourner de tout dédain mutuel, et leur faire également comprendre l'eflûcacité de leur intime concours, pour achever de constituer le vrai Grand-Être.

Quand nos travaux auront uniformément assaini la planète humaine, ces distinctions organiques tendront à disparaître, en vertu même de leur source

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