‹ Catéchisme positiviste, ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 60 sur 115 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

iiiale, comprenant les mammifères et les oiseaux. l)résente certainement une réunion complète de toutes nos fonctions supérieures, avec de simples dilTérences de degré, \oyez comment le plus grand des poètes pressentit cette similitude fondamentale , en plaçant , au milieu des sublimités de son paradis , cet admirable tableau de l'existence morale d'un oiseau :

Corne l'augello intra l'amate fronde Posato al nido de' suoi dolci nati , La nette che le cose ci nasconde ,

Che per veder gli aspelti desiali, E per trovar lo cilio onde U pasca , In che i gravi !al)or gli son aggrati ,

Previene '1 tempo in su l'aperta frasca , E con ardente affetto il sole aspetta Fiso guardando pur che l'alija nasca.

Dans cette charmante description , un animal trèséloigné de l'homme présente lemême concours normal que parmi nous entre le sentiment, l'intelligence, ot l'activité. Une telle fraternité est encore plus précieuse au cœur qu'à l'esprit, en étendant la sympathie au delà de notre espèce , de manière à tempérer nos conflits trop fréquents avec les races subordonnées.

La Femme. Quoique j'aime beaucoup, mon père, à contempler les animaux, afin d'y retrouver tous nos mobiles essentiels, je présume que le tableau

cérébral peut se passer de cette vérification . qui ne confient pas à des esprits quelconques.

Le Prêtre. Les observations liniitécs à notre espèce suflisent, eu effet, ma fille, pour dissiper toute incertitude sur chaque partie de celte théorie positive de l'âme et du cerveau. Même l'analyse intellectuelle, plus délicate que les deux autres comme étant moins tranchée, peut se vérifier d'après les faits journaliers. Il suffit de comparer ainsi les deux sexes pour reconnaître la distinction principale entre l'appareil contemplatif et l'appareil méditatif; puisque la première fonction est plus développée chez la femme et la seconde chez Ihomme. On sépare pareillement les deux organes méditatifs , en remarquant que votre sexe est mieux disposé à rapprocher les faits et le mien à les coordonner. Si nos docteurs étaient aussi sagaces que la plupart des femmes, et pareillement dégagés d'opinions vicieuses, les comparaisons tranchées que fournit la série zoologique deviendraient inutiles pour les convaincre à cet égard.

La Femme. Avant détudier le tableau cérébral , je voudrais , mon père, éclaircir quelques doutes résultés de sa première inspection. L'ensemble des instincts m'y paraît bien apprécié, sauf l'instinct maternel, que je m'attendais à voir figurer dans l'altruisme et non dans l'égoïsme.

Le Prêtre. Vous le confondez, ma fille, avec les

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