‹ Catéchisme positiviste, ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 68 sur 115 · EXPLICATION DU RÉGIME · texte numérisé non relu

EXPLICATION DU RÉGIME

Ensemble da régime.

La Femme. Dans cette étude finale, je sens, hditième mon père, que mon attitude doit redevenir presque EXTRKTIKX. aussi passive qu'envers lo dogme, quoique je compte y trouver moins de difficultés.. Le régime ne m'offre pas un domaine essentiellement affectif, comme l'était celui du culte, où je pouvais quelquefois devancer spontanément vos explications. Ici le cœur ne peut plus suffire pour m'inspirer des vues qui supposent souvent Vexpérience la plus complète et la réflexion la plus profonde, naturellement interdites au sexe dont les contemplations ne sauraient guère dépasser avec succès 1 enceinte de la vie privée. Car il faut maintenant construire directement les règles générales qui doivent présider aux actes humains, surtout habituels , et même exceptionnels. Or, celte détermination exige une exacte apprécia-

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lion de l'ensemble de noire exisleiice, tant collortive qu'individuelle, afin déjuger les vrais résuliats propres à chaque système de conduite. Les aberrations du sentiment y doivent être d'autant plus évitées, que leur influence y deviendrait plus pernicieuse, comme immédiatement relative ù la vie réelle et commune.

Le Prêtre. Il ne faut pns , ma fille , que cette digne réserve vous dissimule jamais l'office fondamental que l'ensemble du régime humain assigne à votre sexe. Toute l'étude du dogme positif conduit îi conclure que notre véritable unité consiste surtout à vivre pour autrui. Le culte est ensuite destiné principalement t'i développer les sentiments qu'exige une telle disposition. D'après ce double fondement, le régime doit maintenant faire directement prévaloir, dans l'existence pratique , cet unique principe de l'harmonie universelle. Or, un tel but suppose nécessairement le concours intime et continu des deux sexes , parce qu'il dépend autant du cœur que de l'esprit. En passant ainsi de la morale théorique à la morale pratique , l'intelligence peut seule déterminer quelles habitudes doivent prévaloir, et même par quels moyens elles s'établissent. Mais cette double étude avorterait presque toujours si le sentiment ne poussait point à surmonter constamment ses hautes difficultés. De là résultent les p.irts res-

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