‹ Catéchisme positiviste ou, Sommaire exposition de la religion universelle, en onze entretiens systématiques entre une femme et un Prêtre de l'humanitéChapitre 4 sur 110 · XX1I · texte numérisé non relu

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l'Humanité, un organe vraiment double, comme quiconque a dignement subi l'ascendant féminin. Sans elle , je n'aurais jamais pu faire activement succéder la carrière de saint Paul à celle d'Aristote , en fondant la religion universelle sur la saine philosophie, après avoir tiré celle-ci de la science réelle. La constante pureté de noire Ken ^exceptionnel, et même l'admirable supériorité de l'ange méconnu , sont d'ailleurs assez appréciéesd^à des âmesd'élite. Quand je révélais, il y a quatre ans, cette incomparable inspiration , en publiant mon Discours sur Vensemble du positivisme, elle ne pouvait d'abord être jugée que d'après ses résultats intellectuels et moraux, dès Iotb sensibles aux cœurs sympathiques et aux es* pritssynlbétiques. Mais, l'an dernier, le triple préambule qui distinguera toujours le tome premier de mon Système de politique positive permit à chacun d'apprécier directement cette éminente nature. Aussi, dans ma récente publication du second volume de ce même traité , al-je déjà pu nte féliciter ouvertement de la touchante unanimité des sympathies décisives qu'éprouvent les deux sexes envers la nouvelle Béatrice. Ces trois antécédents publics dissipent ici toute hésitation sur ma sainte interlocutrice, assez connue des lecteurs dignement préparés pour que nos entretiens puissent vraiment leur inspirer un intérêt propre et direct.

Une telle catéchumène remplit heureusement toutes les conditions essentielles du meilleur type didac tique. Malgré sa supériorité personnelle, Madame Clotilde de Vaux me fut sitôt ravie qu'elle ne put être suffisamment initiée au positivisme, où tendaient spontanément ses vœux et ses efforts. Avant que la mort brisât irrévocablement cette affectueuse instruction, la douleur et le chagrin l'avaient profondément entravée. En accomplissant aujourd'hui subjectivement la préparation systématique que je pus à peine ébaucher objectivement, l'angélique disciple m'offre donc seulement les dispositions essentielles que présentent aussi la plupart des femmes et même beaucoup de prolétaires. Chez toutes ces âmes que le positivisme n'a point encore atteintes, je suppose uniquement, comme envers mon éternelle cornpagne, un profond désir de connaître la religion capable de surmonter l'anarchie moderne , et une sincère vénération pour son prêtre. Je dois même préférer des lecteurs qu'aucune culture scolastique ne détourne d'un suffisant accomplissement spontané de ces deux conditions préalables.

Tous ceux qui connaissent mon institution générale des véritables anges-gardiens , assez expliquée déjà dans ma Politique positive, savent d'ailleurs que le principal type féminin y devient habituellement inséparable des deux autres. Cette douce connexité

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