‹ Catéchisme positiviste ou, Sommaire exposition de la religion universelle, en onze entretiens systématiques entre une femme et un Prêtre de l'humanitéChapitre 44 sur 110 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

vant la loi générale de Tordre réel. L'animalité se subordonne partout à la végétalité, ou la vie de relation à la vie de nutrition.

Ce lumineux principe conduit à reconnaître que les seuls phénomènes vraiment communs à tous les êtres vivants consistent dans cette décomposition et recomposition que leur substance éprouve sans cesse d'après le milieu correspondant. L'ensemble des fonctions vitales repose ainsi sur des actes fort analogues aux elîets chimiques , dont ils ne diffèrent essentiellement que par l'instabilité des combinaisons, d'ailleurs plus complexes. Cette vie simple et fondamentale se manifeste seule chez les végétaux, où nous en trouvons le plus intense développement , puisqu'elle y transforme directement les matériaux inorganiques en substances organiques; ce que ne font jamais des êtres plus élevés. La définition générale de l'animalité consiste, en effet, dans la nature vivante des aliments correspondants : d'où résultent , comme conditions nécessaires , l'aptitude à les discerner et la faculté de les saisir; par conséquent la sensibilité el ia contractilité.

Pour consolider son analyse fondamentale de la vie , le grand Bichat dut bientôt construire une conception anatomique qui pût en fournir le complément et le résumé. Le tissu cellulaire , seul universel , constitue le siège propre de la vie végétative; tandis

que Ja vie animale réside dans le tissu nerveux et le tissu musculaire. Alors la pensée générale de la biologie se trouve complète, de manière .à rendre partout possible une suffisante harmonie entre l'appréciation statique et l'appréciation dynamique, pour passer convenablement de la fonction à l'organe ou réciproquement

Suivant le principe logique qui prescrit d'étudier surtout des phénomènes quelconques chez les êtres où ils sont à la fois le plus développés et le mieux dégagés de toute complication supérieure, la théorie des végétaux devient la base normale de la biologie. Elle établit directement les lois générales de la nutrition d'après le cas le plus simple et le plus intense. C'est la seule partie de la biologie qui pût être pleinement séparée de la sociologie , si l'institution subjective ne devait pas toujours dominer la culture objective. Là s'opère immédiatement la transition naturelle entre l'existence matérielle et l'existence vitale.

La Femme. Je conçois ain$i„ mon père, que la continuité encyclopédique puisse s'établir envers fia partie inférieure de la hiérarchie théorique. Mais , en partant d'une vitalité aussi grossière que cette simple végétaliié , je ne vois pas comment on peut s'élever jusqu'au vrai type humain, quoique je reconnaisse notre propre assujettissement aux lois

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