Au 17 septembre 1882, Enc, Auspicato, sur le
Tiers-Ordre de Saint-François, proposé comme remède au malaise social ;
7. Au 8 février 1884, Enc. Nobilissima Gallorum gens, sur la question religieuse en France ;
8. Au 20 avril 1884, Enc. Humanum ge?ms, sur la franc-maçonnerie ;
9. Au i*^"" novembre 1885, Enc. Immortate Dei, sur la constitution chrétienne des États ;
10. Au 22 décembre 1885, Enc. Ouod auctoritate, annonçant un nouveau jubilé ;
II à 15. De 1886 à 1888, Lettres aux évêques d'Allemagne, de Hongrie, de Portugal, de Bavière, du Brésil.
16. Au 20 juin 18S8, Enc. Liber tas prssstantissimum, sur la liberté et le libéralisme ;
1 7 . Au I o janvier 1 890, Enc. Sapientiss christiana?, sur les devoirs civiques des chrétiens ;
18. Au 16 mai 1891, Enc. Rerum novarum^ sur la condition des ouvriers ;
19. Au 16 février 1892, Enc. aux évoques de France, sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat dans les temps actuels ;
20. Au 3 mai 1892, Enc. aux cardinaux français sur le même sujet.
On pourrait y ajouter encore l'Encyclique aux évêques de Hongrie du 2 septembre 1893, celle aux évêques de Pologne du 19 mai 1894 et la lettre \A\v~< récente aux évêques de Belgique.
II est bien vrai qu'un certain nombre de ces lettres et encycliques n'ont pas pour objet unique ou principal la question sociale, fnais toutes la traitent au moins transitoirement, et quelques-unes sont de vrais traités de science politique et économique chrétienne. Il en est ainsi en particulier de l'Encyclique sur l'Origine du Pouvoir civil, de celle sur la Constitution chrétienne des Etats, de celles sur la Liberté humaine, sur les Devoirs civiques des chrétiens, sur la Condition des ouvriers, sur les Rapports de l'Église et de l'Etat.
Nos manuels de théologie auront désormais un traité de plus, ou bien ils développeront notablement certains traités, comme celui des lois, celui de la justice et des contrats, elle IV"^ précepte du décalogue. Et pourquoi ne pas écrire directement le traité de la politique et de l'économie chrétiennes, ou si l'on veut le traité de la morale sociale, après ceux qui enseignent la morale privée ?
Mais les catéchismes ? Comment s'en tirent-ils ? On a bien essayé de les enrichir de quelques chapitres de morale sociale, et cela a porté quelque ombrage au pouvoir. Il est vrai qu'on pouvait s'étonner un peu de nous voir enseigner à nos petits enfants ce que l'Eglise pense du divorce, du devoir électoral et du devoir d'élever les enfants chrétiennement.
Eh bien ! alors, n'est-il pas mieux de faire un
catéchisme social complet et séparé ? Nous le donnerons à nos chrétiens de bonne volonté, à nos grands jeunes gens. Il nous servira aussi de mémento pour prêcher la morale sociale alternativement avec la morale privée. Notre enseignement suivra ainsi le développement qu'a pris celui de rÉglise. N'est-ce pas vraiment notre devoir ?
Nous sommes persuadés que ce catéchisme est à faire et quïl se fera sous plus d'une forme. Nous sommes tentés de l'essayer et nous nous mettons à l'œuvre. Que le Christ, Roi des nations, nous aide dans ce travail, dont sa gloire est tout le but !
Mais quel sera le plan de ce catéchisme ? Nous pensons qu'il doit avoir quatre parties : les principes del ave sociale et politique, les principes de la vie économique, les devoirs et l'apologétique.