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I. L'aicinône est-elle un devoir social

Evidemment; non pas l'aumône jetée inconsidérément, mais l'aumône intelligente, l'aumône faite avec discernement, la participation aux oeuvres.

L'aumône est le contre-poids de la propriété privée,

qui est nécessaire à la prospérité sociale, mais qui a cependant ses inconvénients.

Donner aux pauvres est un devoir absolu pour le riche, et le riche, dans une société bien organisée, c'est le très grand nombre.

Au temps de Salomon, dit l'Ecriture, chaque citoyen vivait en paix sur ses terres, au milieu de ses vignes et de ses figuiers, et le prophète Michée ajoute qu'il en sera de même aux âges chrétiens.

Le pauvre, c'est le service du culte, c'est l'enfant qui a droit à l'éducation, c'est le besogneux qui attend un secours. Ces services étaient unis dans l'ancienne loi et dans les âges chrétiens. Tous les citoyens donnaient sur certains produits une contribution qu'on appelait une dîme et qui suffisait à défrayer ce que les modernes appellent les budgets du culte, de l'instruction publique et de l'assistance publique. Cela n'empêchait pas l'aumône accidentelle au pauvre que la Providence nous envoie.

L'Evangile entend bien que l'aumône soit considérée comme un devoir. Notrc-Seigneur a des paroles assez sévères pour le mauvais riche.

Ce devoir sera un des premiers sur lesquels portera le jugement divin. « J'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire, »

CATECHISAIE SOCIAL I7I

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