DÉDICACE
Peuple français!
C’est à toi que je dédie ce livre ; à toi qui jouis depuis tant de siècles du privilège de marcher à la tête des nations !
Tu dois être glorieu.K de ton influence : car tous les peuples ont les yeux tournés vers toi : et quand impatient du joug que t’imposaient des maîtres qui, en dépit de leurs prcmesses, abusaient de ta bonne foi et de ta longanimité, tu les renversas de leur trône et tu secouas sur leurs palais la torche des révolutions, les esclaves des rois se soulevèrent, et depuis lors toute l’Europe est en feu.
Tu dois être glorieux d’avoir arboré le premier l’étendard de l’affrancbissenient de rbumanité; car la France est le berceau des idées sociales; elle est le foyer d’où rayonpe la lumière qui commence à se répandre sur toute la surface du globe, et sauvera la société du néant.
Accepte l’hommage de celui qui a consacré sa vie à la défense des principes appelés comme une religion nouvelle à régénérer le monde.
Paris, 30 novembre 1848.
GPEPPO.
AVANT-PROPQS.
On ne cesse de répéter que les socialistes manquent de formule, et que les doctrines de l’école égalitaire ne sont ni connues, ni comprises du peuple. C’est pour répondre à ce reproche que j'ai entrepris ce livre, écrit dans le langage le plus simple et mis à la portée des travailleurs des villes et des campagnes.
Puissent les doctrines qu’il renferme trouver accès et sympathie dans l’atelier et la chaumière, et initier ceux qui souffrent et les hommes animés de ramour de l'humanité, à la connaissance des principes de solidarité qui sont l’accomplissement de la loi sociale.
Ce livre étant écrit pour le peuple, et aussi succinct que l’a permis rétendue de ce vaste sujet, on ne doit pas s’attendre à y trouver des dissertations savantes et métaphysiques sur les droits et les devoirs, sur l’origine de l’homme, sur les mystères de la vie future, etc., c’est tout simplement un ouvrage pratique, écrit sans prétention et livré de même à l’impartialité des hommes avides de s’instruire, et qui ne se laissent pas détourner de la recherche de la vérité, par les basses calomnies qui s’opposent aux progrès des doctrines sociales.