DE LA TRAIE ËGMSE DE JÉSUS-GIIRIST
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tiqtÊe n'oseraieni pourtant pas en faire professi&n ptMiquefvSî quelqu'un rougît de moî et de mes paroles (dit le Sauveur, au chapitre ueuTième de saint Luc), le. Fils de rhomine roueira aussi de lui quand il viendra dans ia fflétre et dans celle de son Père. »
Qtte dites^vouê à ceux qui ayant du pen^ ikani jiotir ta Religion catholique ne la suivent pais par certatnes considérations qu'ils ont pour teûts familles f Le Sauveur leur dit* au chapitre dixième de saint Matthieu : «Celai qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. »
Que ditts-^ùus à ceux qui, dans là crainte de souffrir: quelque perte temporelle, restent dans le mauvais parti f Le Sauveur leur dit au lîKapitre huitième de saint Marc: « Que servirait à un homme de gagner tout Funivers, et de perdre son ame? »
m. Db la vbaib Église de Jésus-Christ.
§ 1. Peut'-on se sauver hors de la vraie Eglise de JésuS'^hrist ? Non; hors de la vraie Eglise il n'y a point de salut i espérer.
Que dit le Sauveur? (en saint Matthieu , ch. xviii.) « Celui qui n'écoute pointrEglise, recarde^*le comme, un païen. »
Que dit. saint Cyprienf (Lib.de Unit. Eccl.) «Celui qui n'a pas l'Eglise pour mère ne peut avoir Dieu pour père. »
De quelle comparaison se servent les Pires ? « De même que totts ceux qui n'étaient pas dans l'arche, de NOë oqI tous péri dans les eaux du déluge, ainsi se perdent aussi tous ceux oui ne sont pas dans la vraie Eglise. »
Quel est le neuvième article du Credo ? « Je crois une sainte Eglise catholique. »
Que signifie^ ce(a? Que l'on croit fermement qu'il Taut être .membre de la véritable Eglise pour pouvoir se sauver.
A quelles marques, reconnait-^n ta vraie Eglise de Jisius^hrist ? Particulièrement à
deux.
Quelles sont-elles? 11 faut premièrement que la vraie Eglise soit établie depuis près de mille huit cents ans ; il faut en second lieu qu'elle ait toujours subsisté depuis son établissement.' ...
Pourquoi ditesr-vous qu'il faut que V Eglise soit établie depuis près de mille huit cents ans ? Parce que c'est Jésus-Christ qui a. établi la vraie Ej^lise : or il y. a près de mille huit cents ans qu'il estmonté au ciel.
.Pourquoi dites^ous quHl faut que l'Eglise ait toujours subsisté depuis son établissement sans aucune interruption ? Parce Jésus-Christ a promis cette perpétuité à son Eglise.
Buppôrtez-nous les paroles du Sauveur.
(au cnapiive xvi de saint Matthieu. ) « Tu.es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise , et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle, v
Remportex^nous ce qu'il dit à ses disciples, (ao .dernier chapitre, de saint Mathieu.) « Je s«rai avcc.vous tous les joDirs jusque à la conftoinimation des siècles. »
Comment eU-^ce que saint Paul parle de l Eglise?, {i. Xim. m. 16.) Il l'appelle la colonne et le soutien de la vérité.
S'il était vrai quel' Et/lise fât jamais tombée dans Verreur et dans Vtdolûirie , que s'ensui-^ vrait-il de là ? Il s'ensuivrait que le Sauveur serait un faux prophète et un architecte insensé.
Pourquoi dites-^vous que te Sauveur serait un faux prophète f Parce que les portes de l'enfer auraient prévalu sur l'Eglise contre la prédiction de Jésus-Christ.
Pourquoi dites-vous que le Sauveur serait un architecte tn^en^^^ Parce qu'il n'aurait pas bâti son Eglise sur le roc, mais sur le sable, comme cet architecte insensé dont il est parlé en saint Matthieu, chap. vu.
Quelle conclusion tirez-^ous de tout cela? Que l'Eglise n'a iamais failli dans les matières de la foi, et qu'il faut se tenir fermement cl inébranlablement à tout ce qu'elle naus en-r seigne.
§ 2. Oit se trouvent les deux marques de la vraie Eglise dont il a été parlé?DaïisYEg\\se catholique.
Est-elle établie depuis pris de dix-huit cents ans ? Oui , car on ne peut marquer aucun autre temps postérieur de son établis-^ sèment.
L'Eglise catholique a-t-elle toujours subsisté sans aucune interruption? Oiïi^ cat on . ne peut dire quand et combien de temps elle a été interrompue.
Comment satnt Augustin prouve-t-il que l'Eglise de son temps' avait l'antiquité nécet^ saire jointe à la perpétuité? (Ep. ad Gêner. ) Il le prouve par la succession non interrompue des papes , qu'il nomme les uns après les autres.
Combien en comple-t-il jusqu'au temps où il vivait ? Trente-neuf.
Combien en comptons-nous depuis saint Pierre jusqu'à Grégoire XVI, qui gouverne l'Eglise aujourd'hui ? Deux cent cinquantesix.
Les deisx marques dont il a été parlé conviennent-elles aussi à l'Eglise luthérienne et calviniste ?1Hon^ en aucune manière.
. Combien y a^t-il (fue l'Eglise luthérienne est établie? Il y a environ trois cents ans.
Quand est-ce que Luther a commencé à pré-r clitr sa doctrine? En l'an mil cinq cent dix-sept.
Et Calvin? Il a commencé vingt ans plus tard, en l'an mil cinq cent trente-sept.
N'y avait-il pas d'Eglise luthérienne ni calviniste avant LtUher et Calvin? Non , il n'y avait aucune société qui fit profession de leur, doctrine; on ne peut nommer aucun auteur qui en parle, on ne peut dire en qucLpays elle se trouvait.
Quel raisonnement faites-vous donc contre les adversaires ? Il faut que la vraie Eglise de
donc elles ne sont pas la vraie Eglise de Jc^ sus-Christ.
Les adversaires ne pourraient-ils pas r/pondre qiêe l'Eglise a cru comme eiAx pendant les qiêatre premiers siècles , qu'ensuite la pureté U" fa doctrine s'est altérée et qu'il a fallu qui
«tt
tMther el Calvin vinasent réformer VEglUef Celle réponse ne les tirerait pas d'affaire.
Conunent eda ? Il faut que rEglts6 subsiste depuis près de mille huit cents ans sans aucune inlcrruplion : or de leur aveu , Tè» dise luthérienne ou calviolste aurait été interrompue peadttit plus de mille i^ns ; dose en leur donnant même ce qu'ils demandent » H sVnsuit toujours que leur église n'est pas la véritable Eglise de Jésus-<:hrist.
§ 8. Quelle e$i la demande qu'en peut faire aux lutkériefii et aux calvinUtee, et à laquelle Usne pourraient jamais répondre ? Il faut leur demander oà éUit la véritable Eglise avant Luther et Calvin.
Ne pourraieni-'iU pas dire que F Eglise éta^t pour fars invisible ; qu'il y a toujours eu des gens qui élaienl dans les sentimens de Luther et de Calvin, mais qu'ils n'osaient professer ouvertement leur croyance f Cette réponse ne peut contenter aucune personne raisonnable.
Comment cela? Les gens qui professent une autre croyance que celle qu'ils ont dans leur cœur sont des hypocrites et des traîtres i leur religion , et ne t^oni pas capables de composer la vraie église de Jésus-Christ.
L'Eglise juive n'a-l-elle pas été invisible pendant un temps, et Dieu ne dit- il pas au prophite Elie qu'il y avaii sept mUle hommes cachés qui n'avaient pas fiédû le genou devant Baal ? Lorsque Téglise juive était invisible dans le royaume d'Israël t elle était très-florissante dans le royaume de Juda.
N'avez- vous point d^autre réponse f II y a •ne grosse diflèrence entre l'Eglise chrétieniif et entre réalise juive.
Quelle différence y mettex^vaus r U n'y a point eu de promesse laite à l'église juive 4«e les portes de Tenfèr ne prévaudront point
contre elle.
De quelle manière prouvex'^ous encore qu'il faut que F Eglise ait toujours été visible ? Si FEglise n'avait pas toujours été visible « on n'aurait pu satisfaire au commandement de Je* sus-Christ, qui ordonne qu'on porte ses plaintes à TEglise , et qu'on écoute ses décisions.
Quavex-vous encore à dire contre l'invisi^ biltié de l'Eglise r Si la vraie Eglise pouvait être invisible » les ariens et tous les autres hérétiques auraient cause gagnée, et seraient M dr«>lt de rejeter les quatre premiers conciles.
Comm&nt cela? ils n^auraient qu'à dire qu*it y a toujours en une Eglise invisible qui était de leur sentiment » et que l'Eglise visible s'est trompée dans ses décisions.
S 4. Les adversaires n*ont-^s rien autre chose à répondre à la demas^ au an leur fait au était la vraie Eglise avant Luther ? U y en a qui disent que la véritable Eglise était chéi les hussites ou chei les vaudois<
Cette réponse peut^Me se soutenir f Non • pour deux fuisoAs*
Dites-^ous ta pi^emitre. Les hussites et les vaudois avaient une croyance fort différente de eelle des luthériens et des calvinistes, et par conséquent ceux^ ne peuvent pas regarder ceux-lh comme leurs frères # ni composer une même église avec eux.
DE CONTROYEIISE.
DiteS'^àus la seconde raison* Quand bien ce serait la même croyance départ et d'autre, on ne pourrait remonter, avec le incoi i, éee hussites et des vaudois , que jusqu'au douf ième siècle.
Celt ne suffbrait^il pas f Non , car il faudrait encore faire voir ou a été la vraie Eglise depuis lequatrième siècle jusqu'au douzième.
Qu3 d&ex-vous aux protestants s'ils «'artsoient de dire que l'Eglise catholique était la vraie Eglise avasU Luther, mettf qu'il s'y était glisséplusieurs erreurs et abus qu'U a fallu corriger? Si l'Eglise catholique a été la vraie Eglise de Jésus-Christ avant Luther, elle l'est encore aujourd hui , et on a eu tort de s'en séparer.
Que dites-vous des erreurs qu'on prétend tatputer à r Eglise 1 Ou ces emurs que l'on impute à l'Eglise étalent pc^^uéictabies an salut , on elles ne l'étaient pas.
Que dire aux adversaires au cas qu*ils pré' tendent ^ue f Eglise enseignait dis errmrs préjudiciables au salut f II s'ensuivrait de là que l'Eglise serait tombée en ruine, contre la promesse de Jésus-Cbrist.
Que dire aux adversaires an cas qu^ib veuillent que ces erreurs n'étaient pas préju^ didabUs au salut ? Us lie devaient donc pas •e séparer de l'Eglise catholique, car il n>at
Sas permis de se séparer de la vraie Eglise e Jésus-Christ.
Ne paurraientrils pas dire fu'î/s ne se sans pas séparés de nous , mais que c'est nous qui noue sommes séparés d'eux f Quand il y a^ksix sociétés , et que l'une est grande, l'antre po tite, l'une ancienne, l'autre nouvelle, ce n'est pas la grande et l'ancienne qu'il bot rendre responsables de la séparation , maïs la petite et la nouvelle.
S 5. F a l-tf encore d'autres marques de ta véritaUe EgUse f Oui , il y en a i|natre qui sont contenues "dans ces paroles du Symbole de Nicée: Je crois l'Eglise ^ une, sainte, eu*tholique et t^stalique.
L* Église catholioue art-^e cette unité ée foi ? Tous les catholiques sont réunis dans les mimes sentiments de foi, et il ne peut y avohr de division parmi eux.
Commenl cela ? Lorsque l'Eglise dédara de quelle manière il fsnt entendre quelqne passage de l'Ecriture sainte, tous les eatlioU<|nes sont obligés de s*en tenir à cette explication.
Jtfoif s% quelqu'un refusait de s*en unir à la décision de l'Église t On cessarait de le garder comme catholique.
Les protestants santals d'accord enkro pour ce qui regarde lee matières delà foi t Mon, cela ne se pNSut.
Pourquoi celât C'est que chacun explique l'Ecritlire selon son sens partiodier, «I il ne se pent que les explications ne soient diB&rentes.
FaHes-nous voir des exemples de bnr £«j^ ston. Il ven a qnt veulent qu'on adore léans- Ghrist dans le Saint -Sacrement; il y en a f|ui le défendent ; les uns soutiennent ^/na 1 humanité de Jésus-Christ est en tons liisun , d'autres soutiennent le contraire ;t Mi uns admettent trois sacrements, d'atilrat n'^n
f>E LA VttAIE RÈGLE hK F6L
admettent «ne deiii ; fl j a tie* eihlroUs où Ton dit la Messe, où l'on se conresse , ailleurs on ne le fiiit pas.
Que dites-tous de la seconde marque ? /'JFgJise catholique rsf-ef/e sainte, et a-l-^elie eu des personnes illustres en sainteté? Les adver* saires conrfennent, dans le treizième article de TApoiogie de la conFession d*Aiigsbourg, quesamlBemard, saint François et saifVtBonaventure ont vécu (brt saintement.
Dans quelle religion • ont véc^i ces saints ? Tout le monde sait qu'ils ont vécu dans FE-^ glisc catholique , apostoliaue et romaine.
Que concluez*vous de la? Si Ton peut se sanctifier dans l*Egiise catholique, à plus forte raison peut-oït s'y sauver.
Que eoncluez'Vous de plus ? Si Ton peut se sauver dans l'Eglise catholique , donc elle est la térltable Eglise, ef on ne pourra se sau-^ ver ailleurs ; car il n'y a qu'une Eglise, un baptême , une for , un Dieu.
Dieu a-tM' fait quelquefois des miracles pour faire connaître la sainteté de quelques calholiaues ? Les adversaires en convieiiitent eux-mêmes.
Comment cela? \\% avouent que saint Françots-^Xavicr entre autres a fait de grands luiracleSé
Qui est-ce qui convient de cela ? Des au^ leurs calvinistes el luthériens , anglais cl hollandais*
Nommes^en quelques-^ns, Baldéo , Ha&eljrïi , Ta ver nier.
Dans queUe Eglise a vécu saint Xavier t Saint Xavier était jésuite, et par conséquent C<iiholi<|ue rouuiia.
Que concluez-vous de ces miracles ? Je condot qu*il faut que la doctrine qu'il a prédiée soit la. vrai? doctrine ; car Dieu ne peut attester le mensonge , ni soutenir Terreur ^r de» œuvres de sa puissance.
i^.'QueUe est la pensée de saint Augustin tùuckùnt le mot Catholique? Il prétend que le nom de Catholique est une marque de la vraie Eglise d^ Jésns-ChriM.
Rapportex-nous ses paroles ( Tom. 6. confia Èpiatoiam Fundamenti, cap. 4). « Ce qui me retient aiissi dans TEçlise , c'est le 110m de Catholique ; car quoique tous les hérittqies fassent leur possible pour se fairo appela Catholiques , ils ne peuvent y par-» venir* »
Rapportez te reste, « Quatid un étranger entre dam une ville, et qu'il demande où Cftt VégUsc des Catholiiines » les hérétiques ar'oseraient lui montrer leurs temples. »
R^fpwrttx-^ous les paroles de saint Jértme contre tes lucifériens» « Lc^rsqne vous ver^ rei des gens qui ont hérité leur nom d'un IMsrtimlior, comme les marclonite«4le Marcion , Ie6 valeatiniens de Valentia , prenei leur assemblée non pour l'Ealise de Jésus- Christ, mais pour l'école de rAntéchrist. »
^fê'méi fffif banne raision pourquoi le nom 4e Catholique doit être une marque qu'on est 0ms /p 4fér4ieéle £§lise. C*est.quo 4:eux qui MQSil rcsl^ dans l'ancien corps des -fidèles , «lit. aM^i conservé Tancieii nom , au lieu
qu*on donne an autre notn â ceui qai s'en sont séparés , en les appelant du nom des' novateurs.
Comment expliquez-vous la quatrième fwirw crue, exprimée par le mot Apostolique? H faut que les pasteurs et les évéaues remon^ tent par une succession non interrompue jusqu'aux apôtres, de sorte que chacun puisse faire voir qui a été son prédécesseur.
Dans qui lie Eglise trouve^t^on cette marque? Uniquement dans TEglise catholique.
Ne se trouve-t-etle pas chez les luthénem et les calvinistes ? Non , les pasteurs luthériens et calvinistesr ne peuvent remonter que jus^ qu'à Luther et à Calvin.
ly. De la vrais RÉ01.B us foi.
§ 1 . Peut-on se sauver sans une foi divine T « Non, dit TApAtre dans son Epllro aux Hé« breux , chap. xi , il est impossible de plaira i Dieu sans la foi. » '
Quelles qualités doit avoir la foi pour être une foi divine ? U faut preinièremèat qu'elle soit ferme et inébranlable ; il ^ut en second lieji qu'elle Soit prtAiiente, ou prudemment ferme.
Pourquoi dites-vous que la foi doit être ferme et inébranlable ? C'est que si elle n'était pas ferme et inébranlable, ce ne serait pas une foi divine : ce ne serait qu'une opinion humaine.
Combien doit-elle être ferme ? Si ferme, que l'on fût prêt à doàner plutôt sa vie que de révoquer le moindre article en doute.
Pourquoi dites-vous qu'il faut que la foi soit prudente, ou prudemment ferme? Gest que si la foi était ferme et inébranlable sans raison ce no serait plus une vertu, mais plutôt l'effet d*one opiniâtreté vicieuse.
Oik trouve-t-^on ces deux conditions de ta foi divine? l/niquemeat chez les catholiques.
Pourquoi cela? farce (|u'ii n*y a qu'eux qui aient une règle de foi, qui puissent les rassurer parbitement.
Qu'appelez-rvous ici règle de foi? Dn motif sullisant pour croire chaque article de for avec une fermeté inébranlable.
Quelle est la règle de foi des catholiques f C'est la parole de Dieu sùrenaent et infaiUi«r blement bien entendue.
L'Ecriture sainte toute seule ne suffit-elle pas pour régler notre foi? Non, elle ne sufGC pas toute seule ; car elle est susceptible de différents sens, et il se peut faire qu'on l'explique mal.
Qièe/aut-tl donc déplus? Il faut être sûr qu'on entend dans le véritable sens les passages sur les articles contestés.
Les catholiques ont- Us sur cela quelque or* Htude? Oui, ils en ont une entière, parce qu'ils reçoivent de TEglise , qu'ils tiennent pour inlaillible , l'explicalion de l'Ecriture^
Les protestants ont-ils aussi de quoi ras-surer leur /bt7 Non, car chacun èxplîquo TEcriture selon son sens particulier; or aucun particulier a est sûr de ne pas se tfonïper.
Quel est Vàtis que saint Pierre donne à tous les fidèles dans sonEpUre2' ? {Càap. i^ 20 }
CATËCIIISME DE CONTROVEIISE.
VU
' f Vuus dcvc7 savoir avant toutes choses , que nulle prophétie de riicriture n'a lieu selon rintcrprétation particulière- »
} 2 Dites-noiiê encore plus amplemeni pour-
. quQt toiti ceux qui ne eont pas catholiques ne
peuvent avait qu'une foi chancelante. C'est
qu*il y a trois points sur lesquels ils ne
peuvent avoir aucune certitude.
Quel est le premier? Premièrement, ils ne peuvent avoir aucune certitude touchant le canon des livres saints.
Quel est le second ?. En second lieu , ils ne peuvent avoir aucune certitude touchant les versions
Quel est le troisième f En troisième lieu ils ne peuvent avoir aucune certitude touchant l'interprétation des Ecritures.
Pourquoi ditts-^ous que les protestants ne peuvent pas connaître infaUliolement quels sont les livres divins et canoniques? Parce qu'ils ne veulent rien croire aue ce qui se trouve expressément dans FEcriture : or l'Ecriture ne dit nulle part quels sont les livres canoniques.
Nepourraient-iUpas dire qu'on reconnaît les livres divins à la beauté et à la force des expressions, ainsique Von cannait le.sucre et le miel à sa douceur ? Si cela était ainsi , tous les protestants reconnaîtraient les mêmes livres, mais il s'en faut bien qu'ils soient d'accord entre eux.
Comment donc ? Les premiers luthériens ont rejeté l'Epltre aux Hébreux et l'Apocalypse de saint Jean. Les luthériens d'aujourd'hui les reçoivent pour des livres divins: Calvin appelle l'Epltre de saint Jacques une *EpUre d'or, et Luther l'appelle une Epttre de paille.
Nepourraienl-ils pas dire qu^on reconnaît les livres canoniques à leur titre ? S'il faut recevoir l'Evangile de saint Mathieu , parce qu'il porte le nbm de saint Matthieu il faudra aussi recevoir l'Evangile de saint Thomas et de saint Burthélemy parce qu'ils portent le nom de ces apôtres ; cependant ces deux Efangilesont été rejetés comme apocryphes.
Ne pourraient-ils pas dire que c'est la ttadiî\on qui leur fait connaître quels sont les litres saints appartenant à l'Ecriture? Des gens qui rejettent la tradition sur tous les autres points n^ont aucun droit de se servir ici de la tradition.
N*ttvez'Vous rien autre à opposer à cette ré- ;pon9ePL'adversepartlesoutient qu'on ne peut établir aucune foi divine sur la tradition : or Ils ne connaissent que par la tradition quels sont les livres canonic^ues, donc Ils ne peuvent croire d'une foi divine aux livres canoniques.
Dites-nous ce qui est arrivé à Strasbourg ? L'an 1598 , les protestants de Strasbourg retranchèrent du canon des Ecritures l'Epltre aux Hébreux , l'Epltre de saint Jacques et FApocalypse do saint Jean, et soixante^ quatorze ans après ils les rétablirent.
Où cdn se trouve-t-il ? Dans leur ancien nituel, au chapitre de la doctrine, et dans le nouveau, p. 7 Que conchiez-vous de là? (Jn ii f^ut néces-
sairement qu'ils $e soient (rompes la' prc* nilère ou la seconde fois.
Que concluez-^om de plus t Que puisqu'ils se sont trompés dans un point si important , * ils ne peuvent être sûrs s'ils ne se trompent pas encore dans d'autres.
Quelle autre conclusion tirez^vous encore? Que leur fol ne peut être prudemment ferme et inébranlable, et que par conséquent ce n'est point une foi divine.
1 3. Pourquoi avez-zvous dit que ceux qui ne sont pas catholiques ne peuvent pas s^assu" rer de la fidélité de leurs versions ? Parce que la plupart n'entendant pas les langues originales, ils ne peuvent juger si les livrés saints sont fldèlement traduits.
. Ne pourraient'ilspas dire que leurs savants, ayant la connaissance des langues grecque et hébraïque, peucent donner là'-4essus toutes les sûretés nécessaires ? Les savants ne sont pas d'accord entre eux, et ont fait des versions très-différentes.; comment saura un hommo sans étude à laquelle il doit s'en tenir?
Que disait Zuxngle de la traduction que Luther avait faite du Nouveau Testament ? Il disait que Luther avait corrompu la parole de Dieu.
Que disait Luther de la version des Zuin^ gliens? Il disait que ceux qui y avaient Ira^ vaille étaient des Anes, des fous et des antechrists.
Que disait Bêze de la version d^OEcolampade faite à Bâle? H disaitqu'elle était Impie et contraire à l'esprit de Dieu.
Quel a été le sentiment des Anglais touchant ta version de Genève? Ils ont dit que c'était la plus mauvaise et la plus infidèle qui ctût encore paru.
Quel aveu Luther fait-il de lui-même? Il avoue qu'il a monté cette parole... seule... au texte de saint Paul.
A quel texte Va-t-il aiouté ? Au texte de saint Paul, chap. III de l'Epltre aux Itomains... Nous estimons aue Vhommeest justifié par la foi..., il a ajoute., parla foi seule...
Comment s'est-il justifié sur h reproche qu'on lui en a fait ff Tom. 3, édition de Jéna. pag. iM et IH. } « Je sais bien , dit-il, que cette parole , seule^ ne se trouve pas dans le toxte de saint Paul ; mais si un papiste vous Importune à ce sujet , dites-luî sansiiésiter : Le docteur Martin Luther Ta ainsi voulu , et dit qu'un papiste et un ftne sont la même chose. »
Rapportez les paroles quHl ajoute ensuite. « Je suis fAché de n'y avoir pas ajouté d'antres paroles ; c'est pourquoi la parole seule restera dans mon Nouveau TestanAcnt.
quand bien tous les papistes en devraient perdre l'esprit de dépit. »
Que eonclueZ'Vous de tout cela? Qu'un homme sage et prudent parmi les protestants ne peut faire aucun fond sur une Bible allemande.
Pourquoi cela? A cause de FincertHude où il est si elle est bien traduite.
Que concluez^'vous de plus? Que la foi des protestants n'étant fondée <|ue sur des vérifions ircerlaires leur foi ne peut être