‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 63 sur 235 · VI. DE ». \ JtSUS-CHmST ET DES SAINTS · texte numérisé non relu

VI. DE ». \ JtSUS-CHmST ET DES SAINTS

ft1«

Pwut'in din néanmoins qut c'tst Dieu qm a souffert, qui a jeûné et priépûwr Mut l'Ouï, on peut et on doit le dire.

Pùtsrquai cela? Parce que e'est loujour» à là personne au 'on attribue les œuvres; or U personne de Jésus-Christ est Dieu.

Où esr Jésus --'Christf Selon la divinité il est partout ; maîs' selon Thumanité il n'est qn'au ciel et au saint sacrement dé l'Antel.

Inhumanité n'esl-elle pas intimement unis à ta ditinité 7 Sans doute.

Ne suit-^il pas de là que Fhumanité est parioui au est la divinité? Non, cela n'en suit.

pas.

Donnez^n un exempte. La tète de liiotnoie est intimement unie avec Tame ; cependant elle n*est pas partout où est Tame ; autrement ii faudrait qu>lle fût aossi dans les

pieds.

S 2. Que devons-nous à Jésus^hrisi ? Un culte souverain » une confiance et an amour souferains.

Quel culte devons-^nous à Jésus-Christ ? Un culte divin et de latrie, ou souveraine adoration.

Les eaihùliques adorent-ils les saints? A Diea ne plaise, ils ne les honorent pas d*un colle de latrie, ou adoration souveraine.

Quel est donc le culte qu'ils leur rendent T Le culte de dulie, ou qm convient aux ser* viteurs de Dieu.

Lu catholiques pourtant bâtissent et consacrent des autels aux sav%ts. Non , ils ne bâtissent et ne consacrent les églises et les autels eu'à Dieu seul , quoique sous l'invocation aes saints.

N*offre-t-on pas aux saints te sacrifice de la messe? Non« répond saint Augustin ; le prêtre n'oflre qu'à Dieu seul et non aux saints , quoiqu'il le fasse en mémoire des saints^

Pourquoi devons-nous à Jésus-Christ une confiance souveraine ? Parce que lui seul est le médiateur proprement dit entre Dieu et nous.

Comment estait le seui médiateur ? Lui seul a satisfait pour le péché originel et pour les ^pÀchés actuels ; lui seul a mérité toutes les grâces que nous recevons de Dieu.

Aucun saint n^eût-il pu satisfaire pour le péché ariffinel el pouf les péchés actuels ? Non, tous les anges et tous les saints ensemble n'eussent pu satisfaire pour un seni péché mortel.

Comment ceia? Parce que plus la personne oflTensée.est relevée, plus l'onense est grave, et que Fa satisfaction est d'autant moindre qne la personne qui la fait est moins relevée.

Que suit*il de là? Que la satisfaction de tous les saints n'eût Jamais pu égaler FoSense faite à Dieu.

Jésus-Christ était-il un état de satisfaire pour le péché originel et pour tous les péchés aistuèls? Oui 9 parce qu'étant une personne divine , ir pouvait aisément rendre à Dieu autant de gloire que le péché lui en avait enlevé.

Jésus-^Jhrist nous a-M/ mtssi mérité toutes fes grâces? Dien nous st comblés de bénédic-

tions et de dons célestes par }ésus-Cbrist, dit l'Apôtre aux Ephésiens, cliap. i.

Les saints ne nous mMtent^ils point de grâces ? ils peuvent par leurs prises nous obtenir des grâces; mais ils ne les méritent pas pour nous : Jésus Christ h?s a méritées €1 payées de son sang.

Que devons-nous en troisième lieu à Jésus*' Christ? Un amour souverain.

Pourquoi cela?9atce que c'est lui qui nous a tiré< (les puissances des ténèli^es pour nous mettre dans le règne de son amosr (Asix Colossiens, chap.t),

§ 9. Qui est-^ce qui rend plus de gloire à Jésus-Christ et fait plus de cas de sesmériitâ, des catholiques ou des luthériens ? Ce sont les catholiques.

Comment cela ? Ils rendent plus de culte A sa personne, à ses saints et A ses images.

Pourquoi dites -vous que les catholiques rendent plus de culte à la personne de Jésus- Otrist ? Le culte qu'ils rendent au saint sacrement de l'Autel, otk Jésus^Christ est présent en personne, le montre assez.

Comment cela? Les catholiques agissent conformément A leur croyance, et rendent à Jésus-Christ réellement présent tout Tlioiineur qu'ils peuvent*

Pour (moi dites-vous que tes catholiques honorent davantage Jésus-Chfist dans ses saints? Parce qu'ils n'honorent les saints que comme les amis et les serviteurs de JésUs-klhrist.

Pourquoi éKteS'-votis que les catholiques honorent JésùS'Christ davantage dons ses isnages ? Cela parait dans le culte qu'ils renient au cruciGx et A d'autres images du Sauveur. Pourquoi dites-vous que les catholiques fbnt ptusdeceLs des véritésae Jésus-Christ que n"0n font les luthériens? Parce qu*ils font plus pour honorer les mérites de sa passion qee ne font les adversaires.

Comment cela ? Us observent le carême , et font abstinence les vendredis et samedis en l'honneur de la passion de Jésus-Christ.

Pourquoi les catholiques font-ils si sowveSit le Hgne de la croix? Pour marquer que e*est de la vertu de la- croix et des mérites de la passion de Jésus-Christ qu'ils attendent leur secours et leur force.

Comment les catholiques pniuemt-^ils tsurs pnVres ^ Par Jésus-Christ Notre-Seigneur«

Que suit-il de tout ceci? Que e'est parler fort impcrtinemment que de dire que les * catholiques sont obligés de mourir A la luthérienne , et avec la confiance en Jésus- Christ.

Pourquoi cela? ^arcet que les catholiques font plus de cas des mérites de Jésus4!hrist pendant leur vie et A la mort.

S k. Le culte des saints est-il blâmable? Bn aucune façon.

N*est'ce pas abandonner Dieu que finvo^ quer les saints? On ne l'abandonne pas pins que lorsqu'on demande A quelque homme vivant le secours de ses prières. *

Ne déroge-t^on pas aux mérites de Jéêus-' . Christ en invoquant les saints? Pas plus ou'en demandant le secours des prières a un liommc vivant.

CATtClliSME DE CONTIK)V£^B.

Ntmêi^n pùi sa confiance dans les créatvh rtê en invoqiuM U$ saints? Pas plus qa'en se rceommandanl aux prières d*unh»inme vivant.

En quoi se trompont ici tes luthériens ? En ee qirila flmagincnl que les calholiques meltcnt les saints à la pface de Dieu ou de lé^us-Chrisi» ce c^ue les catholiques sont Ucn éloignés do faire.

Pourquoi dites^-volts que ks catholiques ne mettent pas les saints à la place de Dieu ? Parce

Stt'ils ne denfiandent pas que les saiuts- leur onneol des grâces , mais seulement qu*ils intercèdent pour eux auprès de Dieu.

Comment s'expriment les catholiques en s'adressant à Dieu ? « Donnca-nous j écoute^- .nous, ayez pitié de nous. »

Comment s*expriment-ils en s adressant aux saints? « SainteMarie, prier pour nous ; saint Pierre, priei Dom* nousc »

Pourffuoidxtes-^ous que les catholiques ne mettent pas les saints à la place de Jésus- CluistT?aTce qu'ils savent bien que les saints n'ont pas' mérité les grâces qu'on veut obte«> nir 9 mais- que c'est Jésus-Christ qui les a toute» méritées et pajrées par son sang.

Les mérites des saints nous sont-ils donc tntttt7f«rPlQ» les saints sont agréables à Dieu, plus aussi leur intercession est-elle puissante. C'est en ce sen^que leurs mérites nous peuvent être utiles.

À h place de qui metlons-^nous les saints f A notre place.

Comm:ent cela? Nous^lcs conjurons dé prier conjointement avec nous, aGn que nous^ ol>tenions plus aisément les grâces que nous

souhaitons. .

S 5. V Ecrituresainteordonne^lled^invoquer les «aim<? Elle ne l'ordonne ni ne le défend.

N'est'^il pas dit au psaume xux, « Invo-^ quez^moi dans le jour de tribulation ?» et en saint Mat^eu, ehap. \x , « Venez àmoi, vous tous qui lies accablés^ et je vous soulagerai? » Ces passages ne renferment-ils pas un, commandement de n'iniDoquer que Dieu seul? Comme ces passages ne nous défendent pas le secours des prièresdes vivants , ils ne nous défendent pas non plus d'implorer Tintcrcession des saints.

Qu'est-^s aue Dieu demande de nous dans ées passages? Il veut que nous n'invoquions qM loi seul comme le soitveraîn Seigneur , qulde.lui-méme peut nous secourir r au lieu: que les saints ne font que demander le sc« cours de Pieu pour nous.

Est^l u/We de recourir à Fintercession des saints? S*tl est utile de recourir aux prières des hommes yivants, il est sans doute plus utile de recourir à l'intercession des saints.

Comment savez ^vous quHl est utile de demander aux vivants le secours de leurs prières? Dieu même conseilla aux amis de lob; de se recommander à ses prières.

Citez-tn les paroles {iohchap. xLnvv. 8). c Allez à mon serviteur lob afln qu'il prie pour vous, et j*t. aurai égard afin que votre tblie ne vous soit pas imputée, i^

Que toncluez-vous de là? Que Dieu trouve bon qu'on ait recours aux prières des gens de bien , et qu'il est iporté à les écouler;

Les saints savtnt^ilê %ue nous avons recours.

à leurs prières?. Si les anges ont coniiaissiance de nos. bonnes oeuvres^ Icç saints Tauroni sans doute aussi.

Comment prouvez-vous que les saints ont connaissance de nos bonnes œuvres ? Se le prouve par ces paroles do Jésûs-Christ , en saint Matthieu, ch.ip. xv. « Il y aura au<:iel une plus grande joie sur un pécheur qui tait pénitence que sur quatre-vingt-dix -neuf justes. »

§ 6. Linvocation des saints est-^lle depuis longtanps en usage dans V Eglise? Ou\^ comme les adversaires en conviennent eux-mêmes.

Que disent les Centuriateurs de Magdebourg P Que dès le troisième siède on trouve des indices de l'invocation des saints.

Que dit saint Basile dans son serpion sur les quarante martyrs? « Quelqu'un esl-il afliicô qu*il invoque ces saints martyrs afin qu il soit soulagé. »

Que dit saint Chrysostôme? (Hom. GG. ad pop. Ant.] « Même celui qui est revêtu do pourpre vient au tombeau des saints pour les prier d'Intercéder pour lui auprès du Seigneur. »

Que dit saint Grégoire de Nyssedans lepanégyriaue du saint martyr Théodore f < Nous avons besoin de bien des grâces; sojei notre intercesseur, et priez le Seigneur pour notre pairie. »

Que dit saint Augustin?{Tract. 84 iVi /oan.V a Nous ne prions pas pour les saints martyrs, mais nous nous recommandons i leurs prières. »

Que concluez-vous de tout ceci ? Que Tin^ vocation des saints est bonne et salutaire , puisque tous les hommes éminonts en doctrine et eu sainteté Tout enseignée et pratiquée.

Que suivrait'il si riûvocation des saints était désagréable au Seigneur? Que l'Eglise universelle serait tombée en erreur, ce qui ne se peut dire. .

Pourquoi dites^-vous que toute f Eglise serait tombée en erreur? Parce qu'avant Luther on^ invoquait les sainte par tout le monde cbrétiçn.

yil. DELAC0UMUMI05 SOCS L£S DEUX ESPJCCI^S.

s i .EstHl nécessaire de recevoir V Eucharistie sous les deux espèces ? Non , il n'est par néncessairc.

Pourquoi dites-vous que cela n'est pas nécessaire? Premièrement, parce qu'on reçoit autant sous une seule espèce que sous les deux. Secondement, parce que le Seigneur a promis autant à ceux qui recevraient une espèce qu*à eeuxqui recevraient les deux.Troisièmement, parce que l'ancienne Eglise s'est contentée souvent de donner une seule espèce.

Pourquoi dites-vous que Von reçoit autant sous une seule espèce que sous les deux? Parce, qu'on reçoit Jésus-Christ tout entier sous une* seule es|)éoe..

Est^e que le sang se trouve aussi sous res^ pèeé dû pain ? Oui , et le corps se trouve de même sous respiTo du vin.

PoMfgtioî cela? Parce que le corps de Josus-

VH. DE LA COMMOfnON SOOS LES DEUX ESPÈCES

KC

Christ y est Tivant et îmmiorlcl ; or un corps vivant n'est point sans sang.

Unpri(re ne reçoit^U pas plus qu^un laïque ? Non, il no reçoit pas davantage.

Donnez*nous sur cela une comparaison. Celai qni reçoit deux hosties ne reçoit pas plus c|tie celai qui n*en reçoit qu'une; ue même celui qui reçoit les deux espèces ne reçoit pas plus que celui qui n'en reçoit qu'une.

Pourquoi les prêtres ont-Us te calice, et ne le donnent-ils point au peuple? Est-ce quHls ont plus de droit que les autres? Les prêtres , les évéques et le pape même ne reçoivent que l'espèce du pain lorsquMls communient sans dire la messe.

Pourquoi les prêtres ne se dispensent-ils ja» fnais de prendre le calice en disant la messe ? Parce que le calice fiiit partie du sacrifice.

Pourquoi dites^vous que le calice fait partie du sacrifice? Parco que le Sauveur est prêtre selon Tordre de Melchisédech : or Melchisédech a offert du pain et du vjn; c*est pour cela que le Sauveur a institué le sacri6(*e de son corps et de son sang sous les espèces du pain et du vin.

§ 9. Pourquoi avez-vous dit que le Sauveur omit promis à ceux qui ne recevraient quune seule espèce autant qu'à ceux qui recevraient lits deux? Cela se vérifie par le sixième chapitre de S. Jean.

Rapportez'-nous les paroles du Sauveur au 50* verset. « G*est ici. le pain qui est descendu du ciel, afin que si quelqu'un en mange il ne meure point. »

Jlopporlez-nou^ les paroles du Sauveur au Sa* verset, « Si quelqu'un mange de ce pain il r ivra éternellement, et le pain que je donnerai c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. »

Rapportez-^ous le verset 58*. cr Comme je vis pour mon Père , de même celui qui me mange vivra pour moi. »

Rapportez-nous le verset 59*. Il n'en est pas ainsi que de la manne dont vos pères ont mangé, et toutefois ils sont nîorts; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Quelle remarque faites-vous sur ces passages? Je remarque que le Sauveur promet la vie éternelle à ceux qui ne reçoivent qu'une seule espèce comme a ceux qui reçoivent les deux.

Trouve-t-on dans VEvangUe qiielque exemple par lequel on puisse faire voir que Jésus- Oirist se soit contenté de donner une seule espèce à qudques'uns de ses disciples? LeSauyeur se contenta de donner l'espèce du pain aux disciples d'Enmiaiis*

Rapportez-nous ce qu'en dit 5. Luc au chapitre XXIV, 17. 30. « Lorsqu'il était à table avec eux, il prit du pain , le bénit , le rompit et le leur prâenta ; et aussitôt ils le reconnurent, et il aisparut. »

Cela doit-il s'entendre de r Eucharistie ? Les saints pères le disent ainsi, et les paroles mêmes le font assez connaître..

Comment s'explique V Apôtre dans sa premiire aux Corinthiens, cnap. xi, v.^^enparlanUde ceux qui approchent indignement de la sainte ^ Table? « Quiconque mangera ce pain ou boira

le eaïïf c du Seigneur indtgnemenl sera coupable d'impiété contre le corps et le sang da Seiffneur. »

Que^ignifie ici la particule ou ? Elle marque

3ue TApotre ne jugeait pas qu'il fût nécessaire e recevoir jes deux espèces.

Comment prouvez-xous par satnt Luc que le calice ne fait point partie nécessaire de lu cène? Ce que le Sauveur a donné après la cène n'est point une partie nécessaire de la cène ; or le Sauveur a donné le calice après la cène ou après le souper; donc le calice n'est point une partie néceissaire de la cène. , Dites-nous les paroles de S. Luc, chap. xxii, V, 20. ff II prit de même la coupe après le souper. »

§ 3. Pourquoi nvez-vous dit que Pcmcienne Eglise s'est contentée souvent ae donner une seule espèce? Parce qu'on en peut faire voir plusieurs exemples.

Dites-nous ce que rapporte Nicéphore dans le troisième livre de son ïlistoire ecclésiastique, chap. VII. Il dit qu'une femme, faisant semblant de recevoir le corps de Notre-Seigneur , prît de la main de sa servante un morceau de pain, qui se changea aussitôt en pierre dans sa bouche.

Que concluez-vous de là ? Je conclus qu*on ne donnait pas le calice pour lors ; car si on l'eût donne, celte femme macédonienne n'eât pu avoir la pensée de se servir de cetto ruse.

Rapportez-nous ce que S. Cyprien raconte d*une autre femme qui avait porté le pain sacré chez elle, et Vavait serré dans une armoire ? Il dit que cette femme voulant prendre le pain sacre pour communier fut époilvantéeparune flamme qui sortit de l'armoire, parce qu'elle n'avait pas la conscience nette.

Quelle remarque faites-vous sur cela? Il ny a pas d'apparence que celte femme ait aussi porté du vin consacré chez elle pour le mettcô en réserve.

Rapportez- nous ce que S. Basile écrit à Césaire. M lui marque quç les solitaires, qnt étaient éloignés des villes , avaient coutume de porter du pain sacré dans le désert pour un an entier; or ils n'auraient pu garder du vin si longtemps

Mais le pape Gélase n'ordonna-t-it pas à tous les catholiques de recevoir aussi le calice ? Il ne l'ordonna qu'à cause des manichéens.

Quelles étaient les erreurs des manichéens t Ils croyaient entre autres choses que le vip était la créature du démon.

Que fit le pape Gélase pour les empêcher de se mêler avec les catholiques en allant à la communion? Il ordonna aux calholîquos de prendre le calice, comptant bien que les manichéens, par horreur pour le vin, n'approcheraient pas de la sainte Table.

Que concluez-^ous de là ? Je conclus qu'avant cetordre du pape l'usage était de ne recevoir que l'espèce du pain, sans quoi les manichéens n'auraient pu se mêler avec les catholiques.

Comment donnait-on le viatique aux malades? Sous la seule espèce du pain.

Qm donnait-on aux enfants de sept à huit

CATÈCniSMK OE CONTIiOVfiRSE.

«ns It On VwT donnait les restes du pain consacré.

Qu$ dônnail-on aux enfants qui n'Avaient pas encore Vusage de la parole ? on leur donnait quelques gouttes du sang précieux.

Quel était Vusage grec pendant le carême ? On consacrait le dimanclic pour toute la semaine.

Que concluez'-vous de tout cela? Je conclus que rFçlisc n*a jamais cru mutiler ce sacrement, m faire contre Tordre et institution de Jésus-Cbrist, en ne donnant qu'une seule espèce.

8 4. Le Sauveur 'na-t-il pas dit en termes exprès, au xxvi' chap. de S. Matthieu, vers. 27 ; Buvez-en rous? Ces paroles s'adressaient aux apôtres et non à tous les fidèles.

Comment le prouvez-vous? Cela se prouve par les paroles qui suivent immédiatement : « Vous vous scandaliserez tous à mon sujet cette nuit. »

Comment le prouverez^ous encore ? Par les paroles du xiv* cbap. de saint Marc : « Et ils en burent tous ; » c'est-à-dire, tons les apôtres.

3Iais si le commandement de boire n'a été donné ici qu'aux seiUs apôtres, on pourra con^ dure de là que le commandement de manger n'aura été donné qu'aux seuls apôtres. Le «commandement de boire et de maneer n'a été donné dans cet endroit au*aux seuls apôtres et à leurs successcurSi c est-à-dire aux pré- Ires.

Comment le prouvez -vous? Le Sauveur dit, Mangez et buvez, à ceux auxquels il dit, Faites ceci en faveur de moi ; or il adressa ces dernières paroles, Faites ceci en mémoire de moi , aux souk apôtres et à leurs successeurs

Comment prouvez-vous oue ces dernières paroles s'adressent aux seuls apôtres et à leurs successeurs? VdiV. CQ^ paroles, Faites ceci en mémoire de moi , a été donné le pouvoir de consacrer et de distribuer rSucliaristie : or ce pouvoir n'a été donné qu'aux apôtres et à leurs successeurs.

Cela étant ainsi il ne se trouvera pour les laïques dans tout V Evangile aucun comman-dément de recevoir V Eucharistie. Il se trouve uu commandement renfermé dans ces paroles : Faites ceci en mémoire de moi.

Comment cela? Si b'S prêtres ont ordre de distribuer rEucharisiie, les fidèles auroni or- . drc aussi de la recevoir.

Quand est^e que le Sauveur dit purement et simplement ces paroles : Faites ceci en faveur de moi f II les dit après avoir donné le pain, et non pas après avoir donné le calice.

Que concluez^vous de là ? le conclus que les apôtres et leurs successeurs ont reçu or-* dre de distribuer le pain, et non de présenter le calice.

Mais le Sauteur ne dit-Àl pas au chap. vl de S. Jean: Si vous ne mangez de la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez pas /a t^te en vous? Les lulbériens n'ont aucun dr(ri.t 4e citer ce passage contre les catholiques. -

Pouffuoi cela f Parce i{u'ils prétendcni

que le sixième chap. do saint Jean n% doH pas s'entendre de TËucharistia, mais de la foi en Jésus-Christ.

Mais que répondent les eatholiquts i fe passage , eux qui l'entendent de VEuthsrÎ9$h ? Ils répondent qu'ils mangent sa chair et boi* vent son sang, en recevant Tun ti l'anlire sous la seule espèce du pain.

§ 5. Qu'y a-t-il à dire aux lufhéri&nb ior$^

Qu'ils en appellent à l'institution ie Jéêushrist ? Il faut exiger d'eux qu'ils prârti* quent tout ce que Jésus-Christ fit en institiiani la Cène.

Que faut-il leur demander nomfftemenl ? Il f.iut leur demander qu'ils aient à se Javer les pieds, qu'ils aient à rompre le pain, qu'ils fassent passer le calice de înam en main , qu'ils reçoivent la Cène après le souper, et qu'ils soient douze à une même table.

Ne pourraient-ils pas dire que ces sortes de choses ne, sont pas essentielles au sacrement de l' Autel? C'esi ce que les catholiques disent aussi de l'usage des deux espèces.

Comment prouvez-vous que les deux espèces ne sont pas de l'essence du sacrement?^ les deux espèces étaient de l'essence du sacrement, Jésus-<Ihrist n'eût pas pronîûi à ceux qui ne reçoivent qu*une espèce autant qn*à ceux qui reçoivent les deux.

Comment prouvez-vous encore çue les deux espèces ne sont pas de l'essence du sacrement ? Si les deux. espèces étaient de Têssenco du sacrement, TEglise des premiers temps n'eut pus donné Tun sans l'autre, comme «^ a » riait si souvent.

Quelle autre instance avet-toHs à faire aux luthériens lorsqu'ils insistent sur t'insiitu^ tion de Jéâus-Christ? Il faut leur demander qu'ils aient à baptiser comme Jésus-^brist et les apôtres ont fait.

Comment Jésus-Christ et les apôtres 4miHls baptisé ? Par immersion.

Comment bi^ptisent les luthériens? PsiVinhsion.

Y a-t^il gnmde différence entre Timmersien et l'infusion ? Plus qu'entre la eemmnoion sous une seula espèce et entre la communion sous les deux espèces «

Ne pourraient-ils pas dire que Suns manière comme deTauire il y a toujours de l'ewt et des paroles , et que cela suffit ? C'est ainsi que dans la communion sous une seule espèce se trouvent le corps et iesang de Jésns— Christ avec un symbole visible, ee qui suffit.

Ne pourraient-ils pas dire qu^ils nefr^/isent pas par immersion pour Mier phmeurs tnconv^tfn(<? C'est ainsi que Aei tes catholiques on ne donné point it eaUce, pour éviter plusieurs inconvénients*

Ne pourraient-ils pas dire qu'U n^sê pas croyable que Dieu, qui gouvems sçn Efffise, ait vatUu permettre qu'on baptisât mat pendant tant de tempe? On dit dé m^me fa'il n'est pas croyable que Dieu, qnî gouvemo son Egfise , ait voulu permettre qn^n communiât mal pendant isni ée tMipa*

Que s'etMwHl de là? l^ t'mrait fais les

VIIL DU SACfUFlCE D£ LA ll£^SE«

Itiiiiêricns soiiC obligés d*ap^Uvar la condlouttîon 90U8 me srale espèce,

^ 6. Comment prouvez^vou$ en peu de mots et é^unû manière invincible qu*un$ seule espèce iuffii p9wr le sduif 1* Parle témoignage de Jésus -Chml; â* par le témoignage de l'Eglise ; 3* par le téaioignago de Luther même.

Qud est le témoignage de Jésus^Christ?

c Celai qui mangera de ce pain vivra éterncHoment; » or les catholiques mangent de ce pain : par conséquent ils onl toot ce qu'il faut pour la vie éternelle.

ÔuH eet le second? C'est celui de TEgiise.

Comment cela? Plusieurs siècles avant Luther on ne donnait partout qu^une seule espèce; si c'était là une erreur, il faudrait que toute r£glise fût tombée en erreur, ce qui ne se peut.

En quels termes s'explique sur cela VApologis de la confession d'Augebourg dans iartiele des deux espèces , p. 33B ? a Nous excusons l'Eglise de ce qu'elle a souffert la violence qui lui a été faite de la part des papes et des évéc^ues. »

Se peut-tl qu'on enlève à V Eglise par violence une chose qui soit nécessaire au sçlut ? Non, cela ne se jpcut; car les portes de l'enfer même ne prévaudront pas contre TEglise.

Quel est le troisième témoignage? C'est celui de Luther.

Rapportez-nous ses paroles au tom. 3, p. 100. 6. « S'i vous arrivez dans un endroit oà Von ne donne qu'une seule espèce, contentez-vous d'une seule espèce , et ne vous opposez pas au grand nombre.

Rapportez-mous encore ses paroles au tom. 3j p. 274. ft S'il arrivnit qu'un concile ordonnât de prendre les deux espèces au mépris deJ^Eglise, nous li'en recevrions ' qu'une. »

Que concluez-vous de ces trjis témoigna-ges et de tout ce qui a été dit ci-devant ? Je , conclus que l'usage d*une seule espèce n'a pu être un sujet légitime de séparation.

Que concluez-vous déplus? Je conclus que messieurs les protestants sont obligés de se réunir A l'Eglise catholique.

VIH. Du SACRIFICE DE LA HESSE.

I 1. Qui est V auteur de la messe? est-ce Je-âus^Ckrisi, ou VEgHse? C'est Jésus-Chnst qui est l'auteur de la messe pour l'essentiel , et l'Eglise v a mis l'accessoire.

Qu'appeUx-^ous V essentiel 4e la messe?

C'est le sacriQce du corps et du sang de Notre- Seianenr.

Qu'appdes^vous Vaeeessoirs de la messe T Ce sont les cérémonies de la messe.

} Jésus^krist a-t^l offert son corps et son 4ang pour nous à son Père dans la cène ? Oui, il a offert sodQ corpa et son sang pour nous , ^WMi seulement lorsqu'il était en croix , mais an^ai pendant qu'il faisait la cène.

Comment le prouvez^ous î Par le teste do naint Luc ^ an diap. xxii.

Comment cela? Jttits-Christ dit :. « Ceci est mon corps qui est donné pour vous. »

Quelle remarqué faites^ eus sur ces paroles ? Notre-Setgneur ne dit pas : Ceci est mon corps qui sera donné pour vous; mais il dit : Ceci est mon corps qui est donné peur vous présentement et au moment que je vous parle.

La chose n'est*ellepas encore plus ckdre dans les paroles qu'il prononça ofi tenoni h calice? Oui , car il est dit dans le grec : « Ceci est le calice qui est répandu pour vous. »

Quelle conclusion iirex-vous de ces paro» les ? Ce ca ice n'a pas été répandu pour nous A la croix; donc il a été répandn pour nous en sacriflce dans la cène.

S'il est vrai que Jésus-Ckrist ai$ offert son corps et son sang dans la cène ; que s'ensuit^ il de là? U s'ensuit que les prêtres doivent faire le même sacri6ce.

Pourquoi cela? Parce qu'ils ont reçu ordre de faire ce que Jésus-Christ a fait : v Faites cela en mémoire de moi. »

Quel est Is titre que David donne à Jésus- Christ dans Is psaume ctx ? U l'appelle le Prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédcch.

Pourquoi l'appelle-t-4l Prêtre selon F ordre de Melchisédech ? Parce que Jésué^^hrist a employé le pain et le vin dans le sacrtOcc , comme a bit aussi Melchisédech.

Pourquoi est-il appdé le Prêtre éternel? Parce qu'il 'continue A offrir ce sacrifice par la main des prêtres jnsqu'A la fin du monde.

Que disent les prophètes touchant te sacrl^ fiée? Le prophète Malacbie dit au chap. i^ qus depuis le lever du soleil jusqu^au couchant, il sera offert on sacrimre pur et sans tacite A la majesté du Très-Haut.

Quelle est la prophétie du prophète Jérémie au chap. xxxiii, v. 18? Il prédit qu'on ne verra jamais manquer les prêtlres ni les sacrifices.

Trouvc't'on l'accomplissement de cette pro^ phélie chez les luthériens ou chéa les calvi-* nistes ? Non , ear chez eux il n'ont aucun sa-^^ crifice.

§ 2. Combien y avait-il de sacrifiées dans. l'Ancien Testament ? 11 y en avait quatre.

Nommez-les. L'holocauste, le sacrifice cu«> cbaristique, le sacrifice impétratoire , le sa^ crifice propitiatoire.

Pourquoi offrait^on des victimes en holo-* eauste? C'était pour reconnaître le suprême^ domaine de Dieu sur toutes les créatures.

Pourquoi faisait-on des^acrifices euchàris^ tiques ? C'était pour remercier Dieu de queU que faveur considérable qu'on avait reçue.

A quelle fin se faisait le sacrifice Impétra^ toire? C'était pour demander A Dieu quelque grâce importante.

Pourquoi le sacrifice propitiatoire ou expiatoire? CHeM pour expier quelque péché, et se rendre Dieu propice.

Que dit saint Augustin du sacrifice de lu messe dans son dix-septième livre de la Cité de Dieu? Ce sacrifice , dit-il , a été établi pour tenir lieu de tous les sacrifices de TAncit» Zeslament.

Que disait saint Irénce au liv, 4^ cAapu

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