CHAPITRE V
D. Eh bien , ma première que^iou sera : D*après l'Eslise catholique elle - même qu'est-ce qn elle est?
R. D'abord ce qu*ellè n'a pas besoin de dire, puisque cela est manifeste. Elle est la partie intelligente, la tête du genre humain.
D. Que suit-il de là?
R. Qu'il faut Ten croire sur tout ce qu'elle dit, ou bien renoncer à la raison humaine.
D. Comment cela ?
R. La raison humaine est la raison , pon pas de tel homme, ni même de telle nation
f^rise à part , mais la raison commune de 'humanité entière : or l'Eglise catholique est visiblement la partie intelligente de cette humanité : donc il faut en croire l'Eglise
^«Jholiqne ou renoncer a la raison humaine.
p. Hais ne peut-on pas l'en croire sur un point, et ne pas l'en croire sur un autre ?
R. Non ; car refuser dans un seul cas d'en croire la partie la plus intelligente du genre huinain pour en suivre une qui l'est moins, c est renier en ce cas la raison humaine pour suivre autre chose qu'elle.
p. Mais l'Eglise catholique , d'après clle^^ même , n'est-elle pas quelque chose de plus que la partie intelligente du genre humain ?
R. Elle est* encore et surtout une société divinement instituée et divinement assistée, pour conserver et enseigner sans erreur toutes les vérités religieuses , • tant dans 1 ordre naturel que dans l'ordre surnaturel.