DU CÔTÉ DE LA GRANDE NEF
Parmi les planches (|ui accompagnent ce volume, la dernière, sous le n» XVll, reproduit le plan de clôture du chœur, du côté de la grande nef^ que nous proposions en 1844 comme le plus propre à réparer la double faute qu'on a faite au dernier siècle d'abattre le magniiique jubé qui s'élevait entre la nef et le chœur, et de le remplacer par un mur en maçonnerie sans caractère et de l'aspect le plus disgracieux. Ce projet n'a été ni accueilli, ni rejeté, ni môme étudié sérieusement, quoiqu'il y eût, selon nous, bien des motifs de le préférer à plusieurs autres de pur embellissement qui ont été exécutés à la cathédrale depuis cette époque. Nous n'avons pas cru devoir retrancher du nombre de nos planches, dans cette édition, celle qui le représente; car, outre qu'il s'encadre dans une vue du magnifique rond-point de la basilique qu'on sera bien aise de trouver ici, et qu'il donne l'idée de l'effet que produisent les dais pyramidaux des stallesmaîtresses vus de la nef^ notre opinion n'a pas changé sur Futilité, nous dirions presque sur l'urgence, de substituer à l'ignoble mur qui ferme aujourd'hui la droite et la gauche
de rentrée du chœur un système de clôture qui s^harmonise avec celui des collatéraux que nous venons de décrire, qui rappelle par ses deux tribunes, soit notre ancien jubé, soit les doubles ambons d'autres églises, qui rétablit les deux petits autels de Tancien jubé si utiles pour les exercices du culte dans la nef, et qui surtout a le mérite de conserver intacte la boiserie du chœur.