‹ Cathédrale de BayeuxChapitre 6 sur 33 · PLAN DE LA CATHÉDRALE DE JUYEUX · texte numérisé non relu

PLAN DE LA CATHÉDRALE DE JUYEUX

Avec l’indication des stalles et du jubé, tels qu’ils existaient il y a quelques années.

A Net. p Jubé. II Bas côtés du chœur.

B Bas côtés de la nef. E Transept Nord. I Tours du portail.

C Croisée au-dessus de laquelle F Transept Sud. K Salle capitulaire,

se trouve la tour centrale. G Chœur

Comme la plupart des églises de cette importance, la cathédrale de Bayeux est l’œuvre de plusieurs siècles. Sans nous engager dans une monographie complète de ce monument et sans entrer dans une discussion approfondie des documents qui s’y rapportent, nous allons tâcher de retracer l'histoire de sa

construction et de déterminer l’époque et la succession des principales parties qui la composent.

VIE DE LA CATHEDRALE DE RAYEliX.

La cathédrale est fondée sur une couche d’argile, au-dessus de laquelle se trouvent 4 ou 5 mètres de remblai, composés d’environ 1 mèdre de terre végé-

DESCRIPTION DES TRAVAUX

taie mêlée de briques et d’ossements et, au-dessus, de 3 à 4 mètres de décombres, moellons, débris de dallage et moulures brisées.

Les fouilles faites, il y a quelques années, sur la place au sud de l’église, ont fait découvrir des voussoirs ornementés et des colonnes provenant d’un édifice romain, probablement d’un arc de triomphe.

En consultant les documents historiques, nous voyons qu’au monument de la cité gallo-romaine succéda une église. L’abbé Beziers, dans son Histoire sommaire de la ville de Bayeux, publiée vers 1772, parle d'abord d'un oratoire attribué à saint Exupère, premier évêque de Bayeux (troisième siècle), puis d’une église plus spacieuse bâtie par son successeur Regnobert et détruite par les Normands en 891. Il ajoute que Rollon (911 à 920), lors de son baptême, donna une partie de ses biens pour la reconstruction de cette église, qui fut de nouveau détruite par un incendie en 1016. 11 est à croire que ni l’une ni l’autre de ces constructions, faites à la hâte dans des temps malheureux, ne fut importante ou remarquable, et que, si quelques-uns de leurs débris ont pu servir à une nouvelle reconstruction, aucune partie n’a été conservée, sauf peut-être la crypte, que sa position a pu préserver d’une destruction totale.

Cette crypte, dont les voûtes d’arêtes reposent sur des colonnes monocylindriques, est séparée du pavé du choeur par un massif de décombres de plus de 1 mètre. Son existence paraît avoir été ignorée pendant plusieurs siècles, les ouvertures par lesquelles on y accédait ayant été bouchées lors d’une reconstruction; le hasard seul la fit découvrir en 1412, comme le témoigne une inscription placée au-dessus de la fenêtre qui l’éclaire b Au niveau du sol de

1 Voici cette inscription :

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