BELLE CONDUITE DE CATHERINE
« son mari, elle refusa de se prêter à toute intrigue de « ce genre. Louis Barroz se plaint, en termes adoucis « autant que possible, de ce que, ni lui-même, ni aucun (c Espagnol ne peut rien gagner sur elle et par elle. « Encouragée en cela par son confesseur, frère Diego « de Hernandez^ elle sembla oublier qu'elle avait été (( espagnole ; elle ne témoigne plus maintenant d'autre « désir que de cultiver l'affection de la nation à lace quelle elle appartient depuis son mariage. Nous ne « pouvons que féliciter et la reine et son confesseur d'a- « voir si bien compris les convenances de leur situa- « tion ^. »
Cet hommage est précieux à recueillir. Les historiens anglais, du temps d'Elisabeth, n'auraient pas eu autant d'impartialité.
On voit aussi dans la lettre de Louis Barroz, mentionnée plus haut, jusqu'où s'éfaient portées, contre l'Espagne, les colères de Henri VIIL « Je ne suis plus « traité comme un ambassadeur, disait-il, mais comme a un taureau à qui chacun lance des flèches ~. v
Ferdinand apaisa son gendre avec des présents, comme on tarit les pleurs d'un enfant avec des joujoux. L'intervention de Wolsey fit ensuite plus que celle même de la reine, pour achever la réconciliation qu'elle désirait si vivement, mais à laquelle elle ne contribua qu'avec une timide discrétion. Le peuple anglais lui sut un gré infmi de cette attitude. Si on surnomma Marie- Antoinette, r Autrichienne ^ quoique avec une souveraine