Calendar, tome II, p. xiii
2. « Likc a buU, at wliom every one Llirows darls. » C'est dans cette Villrc qu'il se plaint dcrinlluence anti-espagnole du confesseur delà reine; ibid., tome 11, p. 248, n" 2ul. Lettre du G octobre 1514.
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injustice, jamais on ne songea à appeler la reine Catlierine, l'Espagnole.
La réconciliation de Ferdinand porta des fruits très prompts, puisque, dans le cours de Tannée, Henri VIII accéda avec l'empereur à une nouvelle ligue contre la France : mais ces fruits furent peu durables. Au moment, où tout semblait sourire au vieux roi d'Aragon, il mourut dans le courant du mois de janvier 1516.
Catherine n'avait annoncé officiellement à Ferdinand la naissance de sa fille Marie, née le 18 février loi 5, que dans la lettre du mois d'octobre suivant, où elle le remerciait de ses beaux présents, et lui apprenait l'excellent effet qu'ils avaient produit ^. Cela prouve que les relations entre elle et son père avaient été interrompues d'une manière bien complète pendant ce temps. Depuis elle devint enceinte deux fois, mais perdit ses deux enfants, qui étaient des fils, en très bas âge. C'est peu de temps après que l'étoile de cette princesse commence à pâlir.
Remarquons ici que la mort de Ferdinand lui avait enlevé un soutien, qui aurait pu lui devenir bien utile, depuis qu'il avait repris du crédit sur l'esprit de Henri VIII.
Son neveu, Charles-Quint, qui, après avoir été élu empereur en 1519, réunissait à la souveraineté de l'Espagne celle de l'Allemagne et d'une grande portion de
1, On est éLoniié du laconisme avec leciuel elle annonce cette nouvelle à Ferdinand : « J'ai eu une fille, dit-elle, queNiues jours après la « Cliandeleur. » Dans cette môme lettre, elle recommande avec chaleur à son père celle de ses dames d'honneur ([u'elle aime le plus, Marie de Salimas, et son confesseur, le frère Diego Hernandez, (fui, dit-elle, l'a mieux servie qu'on ne pense; tous les deux vont en Espagne,