‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 169 sur 400 · WOLSEY ABORDE LA QUESTION' DU DIVORCE · texte numérisé non relu

WOLSEY ABORDE LA QUESTION' DU DIVORCE

(( et rinterdiction d'un pape qui n'aurait ni autorité, ni « pouvoir, puisqu'il n'avait plus de liberté ^ »

Peu de temps après, Wolsey partait pour Gompiègne, avec la cour de François I". Là il recevait une lettre de son maître qui lui témoignait pleine satisfaction, au sujet de traités si avantageux. C'est alors qu'il osa écrire au pape, de concert avec quatre cardinaux français, pour supplier Sa Sainteté de nommer un vicaire général qui représenterait et ferait respecter son autorité de ce côté des Alpes. De plus, il s'ouvrait enfin avec Louise de Savoie des projets de divorce conçus et poursuivis par Henri YIII. Si Tannulation du mariage de Catherine était prononcée, il lui confia qu'il demanderait pour ce monarque la main de Renée de France, fille de Louis XIL Or, pendant que sa sœur aînée, la duchesse d'Alençon, épousait le roi de Navarre, Renée avait été promise au duc de Ferrare. C'est ce que Louise apprit à Wolsey. Du reste François I" ne se serait pas soucié de donner au roi d'Angleterre par cette alliance des droits éventuels sur le duché de Bretagne '^. Wolsey, en faisant cette démarche imprudente, avait donc compromis inutilement l'honneur de son maître; il avait gâté par là le succès diplomatique qu'il venait d'obtenir.

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