‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 168 sur 400 · PRINCIPALES CLAUSES DU TRAITÉ ARRÊTÉES ET SIGNÉES · texte numérisé non relu

PRINCIPALES CLAUSES DU TRAITÉ ARRÊTÉES ET SIGNÉES

les Anglais, et surtout plus insinuants et plus adroits. De son côté, Henri VIII avait envoyé à Rome Knight, son secrétaire intime qui devait tâcher de voir le pape et de l'entretenir en particulier. Le cardinal, premier ministre, n'en savait rien. Gomme d'autres princes absolus, Henri VIII faisait de la contre-diplomatie à côté de son gouvernement officiel et sans entente préalable.

A ses lettres inquiètes et pressantes sur l'affaire du divorce, Wolsey recevait du roi d'Angleterre cette réponse diplomatique : « Je n'ai fait jusqu'à présent, disait ce « prince, examiner la validité de ce mariage que pour (c prévenir les objections que l'on pourrait élever plus « tard contre la légitimité de la princesse. »

C'est en s'appuyant sur cette espèce de version officielle que Wolsey parvint à faire adopter à François V les quatres traités qu'il avait préparés : le premier confirmait l'alliance perpétuelle entre les deux rois de France et d'Angleterre. Dans le second, il était stipulé que la princesse Marie épouserait le jeune duc d'Orléans, si elle n'épousait pas François I" lui-même. Le troisième établissait le taux des subventions pécuniaires que l'Angleterre devait fournir à la France pour la continuation de la guerre avec l'Italie. Par le quatrième, enfin, il était convenu que, tant que le pape demeurerait prisonnier au château Saint-Ange, les deux rois devraient considérer comme nuls et de nul effet tous les brefs, toutes les bulles émanés de ce pontife ; que pendant ce môme temps l'Église de France et celle d'Angleterre seraient gouvernées par leurs propres évoques ; et « que les décisions de Wolsey, en qualité de légat, de- « vraientetre mises à exécution, nonobstant les défenses

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