‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 181 sur 400 · WOLSEY DEMANDE UN CARDINAL ITALIEN · texte numérisé non relu

WOLSEY DEMANDE UN CARDINAL ITALIEN

annonçait son arrivée prochaine dans les Romagnes. Mais, en attendant, Clément VII croyait devoir tout ménager et ne pas prendre de décision irrévocable. En même temps il recommandait à Henri VIII et à ses agents le secret le plus absolu sur les concessions qu'il leur avait faites, de peur d'indisposer et d'irriter Charles-Quint.

Le cardinal Simonetta et celui des Quattro santi, qui se trouvaient à Orvietto, auraient voulu que le procès se vidât en Angleterre, et que Henri, après avoir fait juger son divorce sur les lieux, se mariât avec qui il voudrait, s'il croyait pouvoir le faire en conscience. Mais il aurait fallu pour cela que Catherine renonçât à l'appel à Rome et prît le voile.

Dans le projet de commission, on avait laissé en blanc le nom du cardinal qui serait adjoint à Wolsey pour examiner la validité du mariage de Henri. Parmi les cardinaux désignés, l'un avait un évêché en Espagne, l'autre était retenu comme otage à Naples; quant à Campeggio, il était disponible et accepté par Casale, mais on n'aurait pas osé le faire partir avant l'arrivée de Lautrec pour qu'il pût voyager avec sécurité. D'ailleurs, quand l'armée française serait aux portes de Rome, l'empereur ferait peut-être au pape des propositions d'accommodement. Clément VII caressait secrètement cette espérance : il se serait alors trouvé plus indépendant à l'égard du roi d'Angleterre.

Mais, pendant ce temps, on avait examiné à la cour de Londres la dispense et la commission telles qu'elles avaient été corrigées par le cardinal des Quattro santi : cette fois, on les avait trouvées correctes quant à la forme, mais insuffisantes quant au fond. Et on dépu-

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