Ou Clarence
236 DÉFI DES DEUX ROIS ET RÉPONSE DE l'eMPEREUR.
mais il niait qu'il lui dût aucune indemnité pour la suspension de la rente pendant la guerre, il soutenait que François V s'était, par les traités de Paris et de Londres, chargé de cette dette. Quant à ce qu'il devait pour le prétendu dédit dont on l'accusait, ce reproche n'était pas sérieux, puisque Henri lui-même s'était opposé à la célébration de ce mariage avec la princesse Marie, et qu'il avait plus tard fait connaître son consentement à l'alliance que Charles-Quint avait contractée avec Isabelle de Portugal.
Pour ce qui concernait le sac de Rome et les profanations qui y avaient été commises, l'empereur en avait été aussi fâché et aussi scandalisé qu'aucun autre prince chrétien, et il tâcherait d'y porter remède au plus tôt.
« N'aurais-je pas, ajoute-t-il en finissant, bien plus (( de raison pour défier le roi Henri qu'il n'en a lui- (( même pour me défier, si, comme on le dit, il veut se (c séparer de la reine, ma tante, pour se marier autre « part? Ce que je ne peux croire, ayant entre les (( mains des dispenses du pape en faveur de ce mariage (( tellement amples et tellement étrangères à toutes su- (( breptions que nous ne voyons pas ce qui pourrait (( donner lieu à une telle séparation. Gomment d'ailc( leurs expliquer la pensée que ce prince aurait eue de (( me faire épouser sa fille, s'il tendait à la faire bâ- (( tarde ^ ? Tout cela s^est fait par mauvaise et sinistre
1. Certains historiens anglais ont prétendu qu'une junte de Tolède s était opposée à ce mariage, sous prétexte que la légitimité de la princesse Marie pourrait être contestée : Gharles-Quint n'aurait-il pas dû faire allusion à ce fait dans la pièce que nous citons? Aucun historien d'Espagne n'en fait mention. Et les auteurs de nos deux recueils n'ont trouvé aucune trace de cette protestation dans les diverses archives qu'ils ont fouillées avec tant de soin.