‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 195 sur 400 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Le défi des deux rois et réponse de l'empereur. — Politique et attitude de Wolsey jusqu'à l'arrivée du cardinal Campeggio. — De la nomination d'une abbesse de Wilton. — Mécontentement de Henri VIII et sa correspondance avec Wolsey, au sujet de cette affaire.— Maladie de la Suette : Henri se rapproche momentanément de Catherine. — Lettres de ce prince à Anne de Boleyn, de celle-ci à Wolsey.

Dès le mois de janvier 1528, d'après les instigations de Wolsey, les ambassadeurs anglais furent rappelés de la cour de l'empereur, et les deux rois de France et d'Angleterre envoyèrent à Charles-Quint un défi dans toutes les formes; ce défi lui fut remis en mains propres par Clarenceau et Guyenne, rois d'armes. Ce défi était une longue diatribe contre la politique impériale; on y reprochait, entre autres, amèrement à Charles-Quint le sac de Rome et les mauvais traitements infligés au pape ; on réclamait le paiement des dettes contractées par l'empire envers la couronne d'Angleterre; on devait, suivant les termes du défi , ajouter à ces dettes le dédit stipulé pour avoir manqué à sa promesse d'épouser la princesse Marie.

Charles-Quint répondit d'une manière victorieuse h tous ces griefs. Dans l'acte qu'il remit à Clarenceau ^ pour le roi d'Angleterre, il se reconnaissait débiteur envers ce prince des sommes que celui-ci lui avait prêtées, et déclarait qu'il se libérerait en temps et lieu ;

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