‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 237 sur 400 · INTRIGUES DES AGENTS ANGLAIS DÉJOUÉES · texte numérisé non relu

INTRIGUES DES AGENTS ANGLAIS DÉJOUÉES

rent qu'on publiât la bulle décrétale qui contenait la commission primitive ; qu'ils insistèrent pour la promesse de la ratification à Rome de la sentence des légats, si elle était défavorable à la reine. On dut se contenter de pouvoirs plus amples pour les cardinaux ; et, comme cette i^TGmiQrepollicitatî07i ne parut pas suffisante, on en obtint une nouvelle sous de spécieux prétextes, plus claire et plus étendue ^

Mais comme, dans cette pièce, le pape ne renonçait pas à recevoir l'appel de la partie adverse, ni à évoquer la cause, le cas échéant, le succès obtenu par les ambassadeurs était plus qu'incomplet. Bryant, l'un d'eux et cousin d'Anne de Boleyn, lui écrivit une lettre dans laquelle il lui déguisait une partie de la vérité pour ne pas la décourager. Mais, dans sa correspondance avec Wolsey, il déplorait plus franchement que l'habileté déployée par Gardiner, Vannes et Grégory Casale, n'eût servi de rien et que leurs efforts joints aux siens eussent été dépensés en pure perte 2.

De leur côté, Charles-Quint et ses ambassadeurs ne restaient pas inactifs : l'empereur, pour couper court aux arguments des agents anglais, avait proposé de délivrer l'original du bref dont on suspectait la copie, mais de ne le montrer qu'au pape seul. Gardiner et ses collègues ne tinrent aucun [compte de cette offre, qui, au contraire, produisit un grand effet sur l'esprit de Clément VIL Dans ses lettres à ses agents diplomatiques, savoir : à

1, Voir Burnet, Mémoires, et Lingard, cinquième vol., p. 217.

2. Letters andstate papers, VIII, p. 166, et Introduction, tome IV,

p. CCGLX.

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