‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 239 sur 400 · IL EST APPUYÉ PAR LE CARDINAL SANTA-CROGE · texte numérisé non relu

IL EST APPUYÉ PAR LE CARDINAL SANTA-CROGE

Dans l'intervalle, MicerMai, envoyé d'Espagne à la cour pontificale, s'était rendu à son poste en toute diligence et y avait fait d'activés démarches; il écrivait, dès le 6 mars, à son maître : « Quant à ce qui concerne la « reine d'Angleterre, j'espère que le premier bref (( porté à la signature du pape sera celui qui ordon- « nera que le procès du divorce sera instruit et jugé « à Rome ^ »

Cette espérance était prématurée; car, bien que la cour pontificale et les cardinaux parussent incliner pour l'évocation de la cause en cour de Rome, ce qui paralysait leur bonne volonté, c'est que, si Gharles-Quint et ses agents avaient agi pour la reine et en son nom, la reine elle-même n'avait pas exprimé sa volonté. Cet obstacle devait être bientôt aplani.

A la date du 16 mars, on voit que les événements se précipitent, — le cardinal de Santa-Groce écrit à l'empereur la lettre suivante qui devait nécessairement avancer beaucoup la solution de la question :

« J'ai reçu de l'ambassadeur impérial à Londres un « paquet de dépêches dans lequel était incluse une lettre (( de la reine, close et scellée. C'est, dit l'ambassadeur, « la lettre par laquelle elle demande que son procès soit a jugé à Rome. — Ce n'est pas, paraît-il, sans une « grande difficulté qu'elle s'est décidée à cette démar- « che. — Cette princesse me recommande de remettre « cette lettre au pape en mains propres, avec tout le se- « cret possible. Elle ne veut pas que cela soit su par qui « que ce soit au monde. Le pape n'est pas encore assez « bien pour traiter une affaire de cette nature. Dès

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